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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 10:11
"Seuls les chevaux sont innocents" de Julie Wasselin

Une orpheline craquante à vous fendre le cœur, un vieux flic philosophe et fou de chevaux, un ancien play-boy et champion de tennis rongé par le remords, un vétéran de la Légion à peu près rangé des voitures, une aubergiste bien sous tous rapports, une archéologue en rupture de ban…

Qu’auraient ces personnages en commun si l’angoisse et des sentiments inavouables ne les poussaient à s’entre-déchirer parce que, lors d’un show féerique au salon du cheval de la Porte de Versailles à Paris, une star de l’attelage a été assassinée ?

Mais qui a tué Kay O’Leary ?

À la recherche de la vérité, l’intrigue de Seuls les chevaux sont innocents vous mènera dans l’univers passionnel et méconnu de l’attelage de compétition.

 

 

 

Julie Wasselin est aussi l’auteur de Sous le regard des chevaux (L’Harmattan), où elle dit sa passion avec nostalgie, humour et poésie. Elle a pratiqué le concours complet, le dressage et l’attelage en compétition et terminé sa carrière, dans cette dernière discipline, juge de référence de la Fédération Française d’Équitation.


 

 

 

Extraits

 

 

« Somnolant au volant de son vieux break, Crivelli se repaît des relents de cheval en sueur, de cuirs fatigués, de goudron et de foin qui y sont imprégnés. Comme la plupart des meneurs et des cavaliers le capitaine prend sa voiture pour l’annexe des écuries. Il est satisfait que l’enquête ne lui ait pas échappé.

Un ciel livide déverse sa hargne sur la chaussée.

Mantes-la-Jolie, Rolleboise… cette possibilité de revenir aux Andelys berce son cœur de souvenirs d’enfance passés au bord de la Seine, quand il n’y circulait que des barges chargées jusqu’à la gueule, tirées par des remorqueurs apoplectiques, et quand le nénuphar poussait encore au bord des rives claires. Songeur, il se passe en boucle le rapport que d’Ambreville lui a fait de sa soirée auprès de Sarrian.

Triste histoire. »

 

« Après avoir craqué pour une sole fourrée aux fruits de mer et une bouteille de muscadet, Crivelli continue :

-Je crois que ce sera ma dernière enquête. Je me sens trop de parti pris dans cette affaire. Ça doit être l’âge. J’aurai cinquante-cinq ans en septembre prochain, mais vous ne l’ignorez pas. La retraite, quoi… j’aspire à vivre en paix avec mes chevaux. En attendant, je veux boucler cette histoire avant mon départ. La petite m’a proposé de les amener ici et de me piloter sur les terrains de concours. Évidemment, c’est tenter le diable ! Avec les stages de début de saison et la saison elle-même, je vais pouvoir entrer en douceur dans ce milieu sans éveiller l’attention. Chez ces gens-là, quand on vous voit avec un cheval à la main, on ne vous demande pas d’où vous sortez. C’est l’un des bons côtés de l’équitation que de lisser les barrières sociales. »

 

 

 

 
"Seuls les chevaux sont innocents" de Julie Wasselin

Le dessin de couverture de cet ouvrage est de Marie Breucq dont nous vous avons présenté les oeuvres dans l'article: Les chevaux de papier

 

"Seuls les chevaux sont innocents" de Julie Wasselin

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Published by figoli
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commentaires

Naja d'Ekitado 02/07/2014 13:30

Merci de partager ça ! J'en cherche régulièrement que je suis en quête d'un petit roman, mais il y en a trop peu qui mettent en scène le monde des chevaux...