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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 17:50


Suite aux articles; Quelques éléments sur l'évolution de la suspension (1)   et Voiture de "type Hongrois" , plusieurs personnes m'ont demandé de faire un article sur les coches.
Totalement ignorant sur ce sujet je  pensais y renoncer. Celà était sans compter sur la sympathique dynamique,qui anime les auteurs et"documenteurs"de ce blog.
Hans Paggen a trouvé, dans sa collection, un texte  qui fait référence chez les experts transalpins.
  


Comme vous pouvez le constater ce texte de 1906 est écrit en Italien. Qu'importe, notre ami Henri Baup du site de référence:J§B Whipslink.s'empare du texte, se bat comme un beau  diable avec l'Italien ancien et nous livre cette  superbe traduction que vous allez pouvoir consulter.
                         Les caisses de Vérone
"Comme vousVenise Editions Graphiques
"

G. & G. Scarabellin

 

 

La Délégation pour les expositions rétrospectives des moyens de Communications et Transports » a, après avoir insisté avec courtoisie et fermeté, , obtenu que figurent à l’Exposition de Milan, les deux caisses de voitures datant du XVIème siècle, ayant appartenu à ma famille et parfaitement conservés dans la Villa de Gargagnano, province de Valpolicella 

 J’ai pensé, à cette occasion, à  reprendre le Mémoire écrit par mon grand oncle, le Sénateur Giovani Gozzadini : « De l’origine et de l’utilisation particulière  des coches par deux habitants de Vérone » et, j’en ai extrait  les paragraphes intéressant deux caisses de voitures ayant  appartenues aux familles Valdarano, et  Serego Alighieri.

Ces objets, jalousement sinon exagérément protégés par nous, ont été déplacés avec beaucoup de soins par le Comité et nous espérons qu’ils seront l’objet ; de la part des experts ou d’amateurs éclairés ; d’études et de propositions pouvant faire connaître leur origine  et aider à leur conservation.

Avec l’aimable autorisation de la Délégation pour l’Histoire Nationale de la Romagne, siégeant à Bologne, j’ai pu reproduire le travail de G.Gozzadini et les quatre gravures sur bois qui l’illustrent

                                    P..A. di Serego  Alighieri                venise Avril 1906

 

NB : La “Foresteria Serego Alighieri” « hôtellerie », est une grande propriété achetée par le fils du poète Dante Alighieri, elle existe toujours.

  

Avant de poursuivre j’établirai un résumé du sujet à traiter.

Alors que les dames utilisaient des charrettes, on construisait en Hongrie, au milieu du XVème siècle, des coches qui, rapidement passèrent en Allemagne. On en vit même un en France. Au début du XVIème ils se multiplient et diffusèrent en Italie ou, Ferrara fut le premier à en construire et à les exporter là ou ils étaient inconnus : Angleterre, Espagne et bien d’autres pays. La France, elle, n’en possédait que quelques uns. A la fin de ce même siècle, bien que rares, ils sont bien connus en Italie.

On les rencontre d’abord dans les cours royales, les obèses, les goutteux, les fastueux et les poltrons les utilisent par la suite…

Avant 1566, il existait déjà en Italie, des coches publics et voitures de place. Cent ans après, fiacres et ce que nous appelons omnibus sillonnent les rues de Paris Les gouvernement essayent de contrecarrer le développement de leur circulation, par décrets, sanctions ou expulsions.

Au début, les coches étaient découverts, ils eurent ensuite une armature sur laquelle on étendait, lorsque nécessaire, une couverture de cuir ou de drap. Leur forme était arrondie et leur petite taille n’offrait de place qu’à deux personnes, plus carrés par la suite, ils contiendront quatre puis huit personnes.

Les premières suspensions étaient assurées par des chaînes ou des sangles de cuir, puis vers 1540 par des lames d’acier, on retourna ensuite aux sangles, aux lames, et enfin aux ressorts.

Les portières de cuir ou de drap furent remplacées grâce à l’industrie italienne, par des portes vitrées.

Edouard Farnèse et le pape Léon XII ornèrent leur coche d’une profusion d’ors et d’argent.

Laissons maintenant de côté cette partie historique dans laquelle je me suis plongé avec excès, pour s’intéresser aux deux voitures de Vérone qui sont l’objet de mes recherches. Il ne reste de ces voitures que les caisses, les trains ; qui auraient permis d’avoir une connaissance complète, des coches antiques ; ayant été détruits à la fin du siècle dernier. Cette connaissance étant impossible à partir des seuls reliquats dont nous disposons.

Il me parait cependant que ceux-ci par leur forme et le charme de leur ornementation peuvent dignement figurer parmi les antiquités remarquables de la Renaissance et qu’ils méritent d’être mieux connus.

Si, d’autres voitures comparables ont pu échapper aux outrages du temps et des hommes, elles pourraient être utiles à la confrontation des formes et de la décoration, mais cela n’est pas possible par exemple avec le coche visible sur un document historique de Cammillo Grafico , daté de 1589, ou avec un autre document des Antiquités de Rome, gravé par Egidio et Marc Sadler de Prague en 1606, car ces images sont bien trop petites pour que l’on puisse en distinguer les détails* les voitures dans leur ensemble ont assez semblables même si ces dernières sont couvertes.

Il est remarquable que : aussi bien pour le coche des Sadler que nous avons cité, que pour une autre gravure du XVIème siècle qui figure dans le Cosmorama pittoresque,**on voit un personnage assis à la portière, les pieds reposant sur le grand marchepied. Cela me semble conforme à l’usage en cours jusqu’au XVIIème siècle qui voyait deux à quatre personnes assises aux portières sur des sièges. Une voiture pouvait donc transporter de 6 à 8 personnes, comme c’était le cas pour celle d’Henri IV.

Je n’ai pas réussi à prendre connaissance de la gravure représentant l’assassinat du roi Henri IV dans son coche; ni à voir le tableau fait par Luca Longhi en 1562 pour l’abbaye Bénédictine de Praglia su gli Euganei, (Vénétie) représentant le martyre de Sainte Justine, dans lequel Selvatico pense que figure un anachronisme, car à cette époque les coches étaient rarissimes et considérés comme la huitième merveille.***

 

Notes

* Le Guercino à été invité à Cento (Italie du Nord) par Bartholomée Paninni, pour y décorer ses appartements, dans une fresque un coche est représenté, occupé par deus dames, mais la voiture n’a pas de marchepied

Toutes ces peintures ont été marouflées sur toile en 1802

Atti Gaet. Histoire de la vie et œuvre de Gianfrano Barbieri dit « le Guercino    de Cento »

 ** Année V a 46

 *** Lucca Longhi illustration du Chevalier Comte Cappi page 128

    



Les gravures ci jointes, réalisées d’après des dessins très précis que nous devons à l’amabilité et la compétence de Monsieur Giacomo Franco de Vérone, donnent une si bonne connaissance de nos deux coches, qu’il me semble superflu de les décrire
*

Les deux voitures sont comparables, dans leur ensemble, par leur formes, sans cependant être identiques.

Les anges et les génies qui, sur l’une d’elles sont placés au dessus des portes sont comparables à ceux décrits par le capitaine De Marchi sur le coche construit pour Edouard Farnèse. Les pommes et les boules, les écussons sculptés et dorés que l’on voit sur les deux caisses rappellent ceux prescrits par les lois somptuaires d’usage et rencontrés dans les anciens inventaires. On ne trouve aucun vestige ou traces pouvant laisser penser que ces caisses étaient recouvertes de façon permanence, et même pour l’une d’elle, les éléments décoratifs des parties supérieures sont en débord et on peut penser qu’on les recouvrait d’un drap uniquement lorsque l’exigeaient la chaleur du soleil trop forte, ou le temps inclément .

En de telles housses , je reconnais celles des coches souvent mentionnées dans les vieux inventaires et dont les règles somptuaires d’usage prescrivaient qu’elles devaient être de drap, interdisant la soie ou le velours brodés ou garnis d’or et d’argent, seules les bordures  pouvaient être de soie ou de velours ;

Il est cependant certain que de telles housses étaient utilisées à l'intérieur des coches plutôt qu’a l’extérieur. Nous avons de nombreux exemples pour nous en persuader, par exemple le détail des lois somptuaires de Mantoue déjà citées, qui, après avoir prohibé certains ornements « et pour les couvertures des charrettes des coches », ajoutent : « … et ces mêmes interdictions s’appliquent aussi aux garnitures intérieures ». Il est probable qu’une partie de ces couvertures devaient retomber sur les portières des coches, de la même façon que sur les gondoles ou on se calfeutre quand il pleut à verse.

Il est évident que la façon dont sont montées les portières de ces coches véronais, rend impossible l’adaptation de rideaux  ou portières de drap, la hauteur des montants et la faible hauteur des sièges qui sont aux deux extrémités, donnant chacun place à deux personnes, n’est pas plus que 15cm et il est vraisemblable que l’on devait y placer de gros coussins, peu différents de ceux trouvés dans les gondoles.

Si quelqu’un se demande pourquoi je fais si souvent référence aux gondoles, c’est parce que je trouve e nombreuses analogies entre l’armature métallique qui surplombe le coche, et celle des gondoles antiques que, justement, on recouvrait selon les besoins d’une grande housse mobile

Sur d’anciens tableaux vénitiens on en trouve de nombreux exemples, parmi elles, je citerai ceux du « Miracle de la sainte Croix », peint par Lazare Sébastieno, ou encore sur « la libération d’un damné »de Vittore Carpacio**.

Les chaînes qui élinguent les marchepieds, solidement fixées aux angles sous les caisses de nos coches, lorsqu’on les examine attentivement, font douter qu’elles aient pu être fixées récemment pour suspendre les caisses aux murs du palais Serego. Je reste persuadé que ces chaînes servaient à suspendre la caisse de la voiture et de la fixer au train ; c’est probablement la première et la plus simple des façons de le faire en créant une suspension ; plus tard, on utilisera pour le même usage de fortes sangles de cuir. Celui qui voudrait des précisions sur cette adaptation devra consulter l’Encyclopédie française («Diderot d’Alembert. » NDT) ou l’on peut encore bien étudier les  élégantissimes voitures rococo des remises parisiennes du XVIIIème.

Pour ce qui est des deux autres chaînettes qui pendent aux coins des caisses, je ne comprends pas à quoi elles pouvaient servir ? Peut être à empêcher un roulis excessif ? Cela n’est pas certain car pour cela existent  de petites sangles fixées, d’un côté aux flancs de la voiture, de l’autre à des pontets présents sur les marchepieds métalliques, sous la caisse.

Les sculptures qui ornent les parois latérales et frontale,  sont remarquables, identiques à celles que l’on peut voir sur les plus beaux coches nuptiaux, construits aux grandes périodes artistiques ;

Sur une des caisses, les figurines et feuillages sont d’une exquise délicatesse, sur l’autre, de riches et élégantes spirales entourent les armoiries

L’excellence des sculptures répond à la finesse du dessin et, les tableaux et autres partie sculptées et dorées sur fond noir correspondent bien à ce qui a été dit plus haut.

 

Notes* : en voici les dimensions :

-1 coche de Valmarana :

- longueur externe=1m76

-largeur externe=1m02      à la base

-hauteur  maximale=1m31

 

-2 coche Serego Alighieri :

-longueur ext.=1m80

‘Largeur ext.=1m02          à la base

-hauteur maxi=1m10

 

** Zanotto V.Pinacothèque de Venise N 11& 25

  *** Table IV et suivantes

 

 

   

Sur les deux coches, les ornements sont non seulement de la même époque, mais presque surement réalisés par le même sculpteur qui devait être un des meilleurs parmi ceux qui florissaient à l’époque. Il serait excessif de prétendre pouvoir dire qui il était mais il ne sera pas hors de propos que Vérone était la patrie de nombreux artistes dont Fra  Giocondo ou Caliari, tous capables de réaliser ce genre de travail Celui qui domine est fra Giocondo qui a réalisé les étonnantes sculptures et marqueteries de la cathédrale Santa Maria in Organo , de Vérone* Ou encore un Fra Vincenzo et Giambattista, sculpteurs sur bois de Mantoue , ville dans laquelle Vasari menait la vie d’artiste.

On ne doit pas négliger les propos de Vasari qui se rapportent très bien à notre cas : il disait : « dans cette même ville (Vicence), on trouve de nombreux sculptures de qualité d’un Giovanni, sculpteur et architecte, dont la spécialité était de faire des feuillages et des animaux, ce qu’il fait encore très bien malgré son grand âge ». Ce Giovanni est vraisemblablement celui dont le ch. Co. G da Schio disait : «  Ce même Antonio Giovanni de Vicence, sculpteur sur bois et compagnon de Vittoria, est nommé sur un registre ancien pour le règlement de travaux effectués avec ce dernier ».**

La citation du Vasari semble bien s’appliquer à notre cas car sur les premiers coches de Vérone se détachent de belles sculptures de feuillages et d’animaux.

Sur les deux panneaux frontaux des caisses, on note un écusson avec comportant une bande de losanges,  un torse de cheval ailé coiffé d’un cimier, et une étoile. Ce sont les armoiries de la famille Valmarana de Vicence***, une des rares apparentée  au Serego dans la première moitié di XVIème.

On peut en conclure que le coche portant ces armes appartenait aux Valmarana et qu’il soit passé, du fait de la parenté, dans la maison Serego  ou il se trouve depuis des temps imémorables. Ce transfert, à la suite de mariages, est par ailleurs lié à une tragédie domestique comme il en existait à ce siècle, dit « d’or »…tragédie que je raconterai brièvement pour induire à la pitié ou au mépris ceux qui verront la voiture en question.****


* Dessinés grande maitrise avec et finesse par le même Franco, qui dessina les deux coches de Vérone que l’on trouve dans « L’architecture du Vème au XVIIème et les arts qui en dépendent » par Jules Gallahbaud, Paris, Gide éditeur 1856 vol 1 et 2

 

**Magrini- Palais et Musées civiques de Vicence, page 69

 

***Dans les armoiries du coche on trouve : un cimier, un torse de cheval ailé, et  je n’élimine pas tous les autres cimiers que j’ai trouvés à Valmarana avec bandes de losanges identiques à celles présentes dans les armoiries de l’église de la Sainte Couronne de Vicence

  Ainsi qu’un « ignudo » (nu) présent sur les murs de l’Archigymnase  de Bologne, bâtiment du XVIème, siège de l’Université.

 **** Cette triste histoire a été attestée par le comte Giovanni da Schio, historien érudit de notre histoire nationale sur laquelle il a publié de nombreux travaux très appréciés.

 



Elisabeth Serego et Nicolo di Giambattista Valmarana étaient les mariés dont j’ai parlé. Dans leur demeure, le 13 Juillet 1548, à l’heure du diner, survint un parent, un certain Galéazzo da Roma, riche vicentin, beau frère d’Andrea Serego autre membre de la famille, il était accompagné de Guiseppe Almerigo et de deux autres individus qui se précipitèrent sur Nicolo, sa femme et ses frères qu’ils massacrèrent jusque dans les bras de leur mère Lucia Revere. Ils tuèrent aussi deux familiers dans l’assistance

Les chroniques Vicentines racontent que la cité fut horrifiée d’un tel méfait dont les raisons sont restées mystérieuses  A compter de ce jour, les maisons patriciennes qui étaient naguère portes ouvertes furent fermées, en particulier à l’heure des repas.

Almerigo s’enfuit à Florence o il fut plus tard décapité pour d’autres raisons.

Galéazzo da Roma se cacha à Cortù d’où un de ses descendants, il ya quelques années revenu à Vicence se plut à rappeler l’antique tragédie en faisant déterrer et remettre en évidence la plaque infamante noircie par le temps,  mise en place par le conseil des X à l’endroit ou s’élevait de la maison des Roma, abattue en représailles. On put donc de nouveau lire l’inscription :

Ceci est le lieu où  s’élevait

La maison du scélérat Galéazzo da Roma

Qui, avec Iseppo Almerigo et d’autres complices

Commit d’atroces homicides dans cette ville

En l’an 1548 le 13 juillet

Curieux culte des ancêtres !

Sur le second coche, deux figurines ailées soutiennent un écu parti par deux blasons su lesquels aucun doute ne subsiste. Celui de droite à 3 épées et un aigle est celui des Serego, l’autre, à gauche porte l’aile des Alighieri, ou comme on l’a différemment écrit (ce qui a déclenché de féroces polémiques), des Allighieri.*

Ces blasons  ainsi disposés indiquent de toute évidence que ce coche appartenait à un Serego ayant épousé une Alighieri.

Voyons maintenant si oui et quand ces familles se seraient alliées. Piero Alighieri, fils du Dante, chantre des trois royaumes (Paradis, Purgatoire, Enfer)

Avait élu Vérone comme nouvelle patrie ou s’avéra exacte la prédiction faite à son père par Cocciaguida : « ton premier refuge et premier asile sera la courtoisie du Grand Lombard, Qui porta le saint oiseau au haut de l’Echelle »

En ligne directe de ce Piero, après 5 générations, fut un autre Piero de Vérone, administrateur de la commune en 1528, 1536, 1539. Il avait pour épouse Téodora Frisoni. De leur union est née Guenièvre qui fut la dernière de la lignée Alighieri. En 1549 elle donna sa main, son nom et sa fortune au comte Marc Antoine Serego, de Vérone **. On ignore en quelle année elle mourut, mais, des documents familiaux attestent qu’elle n’était plus vivante en 1572. Elle eut 12 enfants et, par le premier né : Pieralvise le nom de Serego fut uni à celui d’Alighieri et transmis à ses descendants.

L’un d’eux est le comte Pietro a qi appartenaient les coches que nous étudions ; il eu une descendance nombreuse si bien que Fratticelli, dans son histoire de la vie de Dante***, écrit  « l’ultime goutte du sang Alighieri disparaît avec Teresa Alighieri, son épouse. »

De ces données, il me parait pouvoir déduire avec certitude que le coche armorié

A du être construit entre 1549 et 1572, c'est-à-dire entre l’année du mariage de Guenièvre et celle ou nous savons qu’elle avait disparu. Je pense aussi qu’il n’est pas risqué de supposer qu’il fut construit en 1549 pour les noces de Guenièvre, car à l’inverse de ce qui se dit actuellement on lit dans le récit de Rinuccini que le nombre des voitures augmentait à l’occasion des alliances familiales

On ne pourra pas objecter que les armoiries Serego-Alighieri des coches seraient plutôt que celles de Marcantoine et Guenièvre, celles de l’un de leurs nombreux descendants, qui, avec le nom auraient pris es armes des Alighieri ? Mais, tous ceux qui connaissent les canons de l’héraldique savent que des blasons accouplés, comme ils le sont sur les coches, font savoir qu’ils appartiennent au mari et à l’épouse alors que, s’agissant des héritiers, les armes sont « écartelées » comme firent et font encore les Serego –Alighieri ;

Jadis, on ne plaisantait pas avec les règles héraldiques et il était plus facile de trouver un gentilhomme ne sachant pas lire, qu’un autre ne connaissant pas ces règles.

Par conséquent, si mes recherches sont exactes, les coches ont certainement été construits et décorés, au moins en partie à la même époque, soit dans la première moitié du XVIème siècle.

    

* L’orthographe du nom de famille Alighieri selon « L’orthographe du nom dans les textes originaux et contrairement à l’usage » dans la lettre au chevalier David Bertolotti, édition 2, avec appendice de l’auteur, Dr Alesss.  Torri de Vérone, 1852, fait partie de « La nouvelle série des anecdotes dantesques », rassemblées par A Torri

 ** Maffi ( Ecrivains de Vérone, p 54, écrit : « il apparaît comme inclus dans la dot figurant aux Archives des Actes de Girolamo Piacentini, de l’année  1549.

J’ai fait des recherches à ce sujet à Vérone mais, la majeure partie des actes notariés à été détruite dans l’incendie d’une salle des Archives dans la nuit du 31 aout 1723. J’ai cependant pu consulter et classer le volumineux dossier d’archives du comte PieroSerego Alighieri pour retrouver cette notation dotale, mais je n’y retrouvé qu’un portrait en pied de Marcantoine Serego du au pinceau magique de Paolo Veronèse ainsi qu’un autre de Guenièvre par le même artiste.

 *** page 313

 

NB : Sur ce même sujet, le sénateur comte G.Gozzadini a publié plusieurs essais en 1862, à l’ocasion des noces d’un Serego Alighieri avec une dame Guillion Mangilli

 

 

Les personnes intéressées par ces voitures antérieures aux carrosses pourront trouver de nombreuses iconographies dan l'Album: coche-et-charriots coche-et-charriots  

 

            Caisse de coche construite pour le mariage de Frédéric 3 et d'Eléonore du portugal en 1452

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commentaires

Hans Paggen 14/01/2010 15:04


excellent! quelle travail et avec la musique
tres professionnel merci.
Hans


souscrire mutuelle 04/12/2009 14:50


merci pour cette article
et a bientot


Julie Wasselin 14/11/2009 09:18


Superbe !
Et probablement assez confortable pour qui ne
souffrait pas du mal de mer…
Henri IV fait partie des hommes d'état morts
de s'être retrouvés en situation précaire à bord
d'une voiture ouverte…