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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 21:02
iPhotoiPhoto-mailtmp-0-copie-6                                                                       Soleil levant sur la robe de Falone


 ILS NAISSENT EN ROBE DU SOIR

                                                                       
                                Dédié à Eve



Souvent à la pleine lune... ils nous viennent d’un monde qui s’élabore
dans l’eau.

Boules duveteuses, en grandissant ils se parent de soie.
Il ne tient plus qu’à l’homme de révéler leur splendeur gainée de la
poussière
et de la boue dont ils aiment à se protéger.

Les chevaux.

Sous l’étrille, le bouchon, la brosse douce et la laine ils tombent le
masque et
accrochent soudain la lumière, envahissant nos veines d’une coulée d’or
en fusion.

Bai cuivré, dans un flamboiement de soleil poignardant la forêt, plus
rousse que
les fougères en hiver, la robe étincelante de celle que j’aime...
caresse et crispation dans mes entrailles.

Douce chanson que le nom des robes dont ils se parent... les chevaux.

Flaxen mane, crinière de lin.
Alezan brûlé.
Crème, café au lait.
Bai cerise, noir pangaré, cap de maure... des noms qui font planer.
Ardoise,  aubère mille fleurs, fleurs de pêcher.
Isabelle, rouan, louvet.
Blanc porcelaine... gris truité, gris tigré.
Corne blonde, corne noire, sabots vernis, sabots pies.

Balzanes herminées, ventres de biche, reflets argentés, miroités.
Nul besoin de grand couturier.
Nul besoin non plus de grand bijoutier....
L’étoile  en tête, le cheval en naît couronné.

Robes à traînes enrubannées, crinières tressées, rasées,
regards fatals de khôl cernés.

Incroyables chevaux qui poussent la courtoisie à ne pas être plus beaux
que leurs femmes... et qui s’en vont dans la lenteur, tout en se
balançant,
indifférents, provocants, se donnant à qui sait le leur demander.

Quand l’hiver impose sa loi, robes de fourrure ternies, vibrisses et
cils cristallisés,
fugitifs dans la brume, ils s’échappent et nous font croire que nous
avons rêvé.

Coeur serré.


Julie Wasselin



006Farmous et Figoli, humbles merens,  ont orné  leurs robes de roux et de lumière rien que pour le plaisir de Julie.

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commentaires

Michel Meton 05/03/2010 23:06


Comment faire, mais comment faire après cela pour essayer soi-même d'écrire quoi que ce soit.
Si seulement j'étais musicien, j'en ferais sans doute une chanson.
je vous embrasse.

Michel


figoli 06/03/2010 07:04


Chère julie je rejoins totalement les compliments de Michel.
Alors que dire de plus; "c'esr trop beau" et quelle chance nous avons de vous compter parmi les rédacteurs d'attelage patrimoine.
Je vous embrasse
Patrick