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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 09:21

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Marathon. Reconnaissance des officiels

                                                                       
                             à Daniel




            Mettez dans une voiture familiale qui affiche 300 000 au
compteur, un président de jury d’un modèle irascible, deux juges assesseurs de sexe féminin d’humeur rigolarde, entassées à l’arrière, de part et d’autre d’une directrice des haras devant laquelle le boute-en-train local passe probablement sans broncher et, au volant, la jeunesse téméraire du fils de l’organisateur du concours.
Secouez le tout vigoureusement dans les nids de poule du parcours
puis lancez le bolide à fond les manettes dans le gué, même s’il a plu
toute la nuit, sous le prétexte que ça doit passer.
De toutes façons, vu la topographie des lieux, il est impossible de
passer à côté.
Pas moyen de dérober.
Comme le V de la victoire deux gerbes encadrent magnifiquement
notre Trapanelle tandis qu’un hoquet et quelques gargouillements de
mauvais augure nous annoncent que le moteur n’était pas amphibie.
Au refus. Sale bête !
Acclamations des concurrents qui passent par là…
- Ouais ! C’est pas souvent que le jury se mouille pour sonder le gué !

Le démarreur n’en peut mais.
Le président s’énerve et, comme il a beaucoup d’esprit, surtout quand
il s’énerve, la situation devient hilarante alors que l’eau, sournoisement, commence à s’élever dans l’habitacle et que notre directrice refugie ses petits petons sur le velours de la banquette.
Et plus les juges s’étranglent de rire et plus elle fait la tête, eh
oui, elle est tombée chez les fous et plus elle fait la tête et plus les
juges s’étouffent…

La sortie de la voiture a quelque chose de surréaliste :
- Tenez ma chère, donnez moi vos chaussures… vous savez nager ?
 Montez donc sur mon dos… et tenez-moi par le cou, hein ?
Les civilités du président pour la directrice achèvent alors nos juges
qui, mais je n’en jurerais pas, ne sortent pas du gué sans avoir aussi
quelque peu inondé le fond de leur pantalon.

 

Julie Wasselin.

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commentaires

michel meton 14/07/2010 23:17


Celle-la, décidément, je l'adore!!!!
Souhaitons que l'activité attelage sache longtemps encore garder cette fraîcheur!!!!
Nous avons tout à y gagner.
Merci Julie. Bises. Michel