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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 23:53

Exposition 

 

"Carrosses à Marmottan"

 

Boulogne-Billancourt 

La bibliothèque Paul Marmottan de Boulogne Billancourt présente, du  23 Mars au 30 Juillet 2016, une exposition intitulée"Carrosses à Marmottan". Vous trouverez ci dessous le texte de présentation de cette exposition, son livret d'accueil, ainsi que le programme de l'ensemble des manifestations entourant cet évènement.

Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016

 

Présentation.

 

C’est cette formidable aventure que vient raconter la Bibliothèque Paul-Marmottan, dans une exposition de plus de 160 oeuvres provenant des grands musées et collections français (Compiègne, la Malmaison, Versailles, la Fondation Napoléon, Hermès…), dont certaines n’ont encore jamais été montrées au public. Confrontant de nombreux métiers (carrossier, charron, dessinateur, peintre, doreur, décorateur…) le carrosse est à la fois un objet technique, demandant des progrès constants, et un objet de luxe, variant de saison en saison selon la mode en vogue. À partir de la très belle collection de gravures publiées par Pierre de la Mésangère entre 1802 et 1815, s’est construite une présentation animée par de nombreux objets, illustrations, peintures, et carrosses bien sûr.

 

L’enjeu est avant tout typologique : dans un festival de termes techniques amusants, de la « berline à tombeau » à la « calèche clissée », du « cabriolet à housse » à la « dormeuse », se déclinent tous les types de véhicules, adaptés à des usages particuliers : la ville bien sûr, mais aussi la campagne, la promenade, le voyage même. Celui-ci est tributaire, comme aujourd’hui, d’aléa variés : encombrements, accidents, attentats, faisant de la diligence le théâtre de scènes vivantes, batailleuses ou coquettes. À côté des transports en commun, coexistent les exigences de luxe des voyageurs aisés, partant pour longtemps, avec des bagages volumineux et très soignés, véritables bijoux d’orfèvrerie.

 

Plus qu’un prodige technique, le carrosse est un lieu d’affirmation du rang social, de l’aisance financière, et de l’appartenance familiale. C’est en quelque sorte un trône roulant, où l’empereur, le souverain ou le pape exprime leur majesté. C’est ce que développe l’exposition dans une dernière section détaillant les grandes voitures de l’Empire, depuis les déplacements de Napoléon en Europe, en délégation ou au combat, jusqu’aux carrosses du sacre et du mariage, en passant par la voiture enfantine, et enfin le char funèbre.

 

Pendant quatre mois, l’exposition Carrossesà Marmottan ainsi que le programme d’animations proposé invitent à un voyage inédit sur les routes d’Europe et de France, à la suite de l’Empereur.

 

Livret d'accueil de l'exposition.

 

Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016

 

Programme des activités.

 

Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016
Exposition: "Carrosses à Marmottan" du 23/03 au 30/07 2016

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 00:34
 
Vieilles américaines et gastronomie
 
chez Maurice Leporati
 
 
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
 
Dans le Luberon il arrive qu'il fasse trrès chaud… mais chez Maurice il fait toujours bon.Sa terrasse dans la verdure est un havre de  fraîcheur. 
Courez vous y régaler, puis, en guise de sieste, il vous montrera ses trésors.
Je vous laisse regarder.  
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"

Maurice… meneur, poète, cuisinier, un homme qui vit ses rêves, un bonheur de l'avoir rencontré. 

" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
Sulky

Sulky

Rexton break J W Guehard Allentown USA  circa 1900
Rexton break J W Guehard Allentown USA  circa 1900
Rexton break J W Guehard Allentown USA  circa 1900

Rexton break J W Guehard Allentown USA circa 1900

Ladie's Wickers Phaeton  Circa 1900 USA

Ladie's Wickers Phaeton Circa 1900 USA

Buggy de livraison
Buggy de livraison
Buggy de livraison

Buggy de livraison

Spyder

Spyder

Surrey Glen Falls Buckboard  Circa 1880 New York USA
Surrey Glen Falls Buckboard  Circa 1880 New York USA
Surrey Glen Falls Buckboard  Circa 1880 New York USA

Surrey Glen Falls Buckboard Circa 1880 New York USA

" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
Drop front Phaeton  H.H Babkoch  Waterton New York  Circa 1900 USA
Drop front Phaeton  H.H Babkoch  Waterton New York  Circa 1900 USA

Drop front Phaeton H.H Babkoch Waterton New York Circa 1900 USA

Drop front Phaeton  H.H Babkoch  Waterton New York  Circa 1900 USA

Drop front Phaeton H.H Babkoch Waterton New York Circa 1900 USA

Park Phaeton Circa 1890 USA

Park Phaeton Circa 1890 USA

Doctor's Phaeton Circa 1890 USA
Doctor's Phaeton Circa 1890 USA

Doctor's Phaeton Circa 1890 USA

" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
Trap phaeton

Trap phaeton

" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
Trap sievers herman

Trap sievers herman

 
Maurice nous montre le siège transformable de  ce "Trap"
 

 

" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"
 
Elles sont belles et en bel état ses américaines, et surtout, elles roulent… 
Merci Maurice pour cette merveilleuse journée.
 
 
" Vieilles américaines et gastronomie chez M. Leporati"

Texte et photos

 

Julie Wasselin

 

 

Une adresse donc, à noter dans ses tablettes.

 

Auberge de la Loube

La Loube 

84480 Buoux

 

04 90 74 19 58

 

 

 

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 09:09

 

 

Vaux-le-vicomte,

 

son passé, son présent.

 

 

 Vaux-le-Vicomte, son passé son présent.

Nicolas Fouquet aurait dû se souvenir que « la roche Tarpéienne est proche du capitole »…

Charmeur, intelligent, audacieux, Nicolas Fouquet, né d’une famille de riches parlementaires eut une ascension fulgurante. Sa devise était claire : « Quo non ascendet » ! Cet écureuil, son emblème,  le « foucquet » de la langue bretonne…jusqu’où ne monterait-t-il pas, en effet ?

Louis XIV succéda à son père sur le trône de France en mai 1643. Il avait 4 ans. Quand s’éteignit Mazarin, en 1661, il en avait 22. La cour pensa que le premier ministre serait remplacé par son héritier présomptif, Nicolas Fouquet. Le cardinal l’avait en effet recommandé au roi. Mais Louis XIV, tint aussitôt ce discours : « … Jusqu'à présent, j'ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal ; il est temps que je les gouverne moi-même. Vous m'aiderez de vos conseils quand je vous les demanderai... ».

Colbert, jaloux de Fouquet, profita de la situation pour accuser le surintendant d’avoir détourné des millions ( Certes… on ne s’établit comme il le fit à Vaux-le-vicomte sans argent, mais il se dit que Mazarin en avait empoché quelques-uns également. ) Bref… Il arrive peut-être un moment où la distance d’avec le commun des mortels fait imaginer que l’on n’est plus atteignable. Fouquet ne se douta donc de rien.

Le 17 août 1661, alors qu’il offrait au roi, à Mademoiselle de La Vallière et à 600 de ses courtisans une soirée d’un luxe inimaginable organisée par le talentueux Vatel, Fouquet était au bord du gouffre. Longtemps après,Voltaire, écrira :« Le 17 août, à 6 heures du soir, Fouquet était roi de France ; à 2 heures du matin, il n’était plus rien. »

Le pont par lequel Louis XIV et Nicolas Fouquet ont quitté Vaux le vicomte, fort mécontents l'un de l'autre…

Le pont par lequel Louis XIV et Nicolas Fouquet ont quitté Vaux le vicomte, fort mécontents l'un de l'autre…

Arrêté à Nantes trois semaines plus tard par  d’Artagnan et ses mousquetaires, Nicolas Fouquet fut banni du royaume, mais libre.Trouvant les juges trop cléments, le roi le fit emprisonner à vie à Pignerol, forteresse particulièrement sinistre où le surintendant des finances mourut d’une crise d’apoplexie 18 ans plus tard. Il avait 65 ans. La légende du masque de fer commence à Pignerol à la même époque… Fouquet a certainement connu celui que l’on cachait ainsi, mais c’est une autre histoire ; laissons les légendes nous faire rêver.

Vaux-le vicomte appartint ensuite au Maréchal de Villars, au duc de Praslin, puis il fut abandonné. Passablement délabré et menacé de destruction, il fut racheté en 1875 par Alfred Sommier, mécène qui entreprit de sauver l’œuvre que Le Vau, Le brun, Le Nôtre et quelques autres avaient élaborée.

La famille de Vogüé, dont il est l’ancêtre, perpétue son œuvre à présent.

En 1968, elle a ouvert le domaine au public, et par la suite, comme le dit joliment Patrice de Vogüé, ce sont les visiteurs qui ont inventé le Musée des équipages, à force de s’esclaffer : «  Ah les belles écuries ! »

Au travers des photos qui suivent, le Musée des équipages, installé dans les écuries et remises du château de Vaux-le-Vicomte, offre une rétrospective qui nous rapproche du présent grâce aux voitures exceptionnelles et remarquablement entretenues qui sont exposées, et dont certaines ont été signées par les plus grands carrossiers : Erlher, chez qui Napoléon se fournissait, Mulhbacher, Kellner, Belvalette, etc. L’excellent article consacré à ces voitures en mai et août 2010 par Patrick Magnaudeix

(Vaux le vicomte: le musée des équipages 1,

Vaux le vicomte: le musée des équipages 2) 

fourmille d’informations à leur sujet.

Dormeuse-circa 1805 à 2 ou 4 chevaux, au générale Grand de Mercey (1755-1828 )

Dormeuse-circa 1805 à 2 ou 4 chevaux, au générale Grand de Mercey (1755-1828 )

Wourch par A.F Clochez 1840 à 2 ou 4 chevaux menés en poste ou en guides.

Wourch par A.F Clochez 1840 à 2 ou 4 chevaux menés en poste ou en guides.

        Briska de voyage. 2 ou 4 chevaux. Par Fuller, en Angleterre.

Briska de voyage. 2 ou 4 chevaux. Par Fuller, en Angleterre.

        Calèche du comte Molé, Premier ministre du roi Louis-Philippe. Par Erhler. Paris, vers 1830. À 2 ou 4 chevaux menés par un cocher.  En arrière-plan, grand-coupé de gala par Erlher. Paris vers 1830. À 2 ou 4 chevaux menés par un cocher.

Calèche du comte Molé, Premier ministre du roi Louis-Philippe. Par Erhler. Paris, vers 1830. À 2 ou 4 chevaux menés par un cocher. En arrière-plan, grand-coupé de gala par Erlher. Paris vers 1830. À 2 ou 4 chevaux menés par un cocher.

Poney petit duc par Veniard. Paris 1870. À 2 ou 3 poneys.

Poney petit duc par Veniard. Paris 1870. À 2 ou 3 poneys.

        Drag par Kellner. Paris. vers 1880. À 4 chevaux. Mené par son propriétaire.

Drag par Kellner. Paris. vers 1880. À 4 chevaux. Mené par son propriétaire.

Petit duc-panier.Par Jacob Lohner & co. Vienne Autriche vers 1880. À 2 poneys.

Petit duc-panier.Par Jacob Lohner & co. Vienne Autriche vers 1880. À 2 poneys.

Petit duc de dame à 1 ou 2 chevaux mené par sa propriétaire. Par Rothschild et fils. Paris 1860.

Petit duc de dame à 1 ou 2 chevaux mené par sa propriétaire. Par Rothschild et fils. Paris 1860.

Petit omnibus de famille.

Petit omnibus de famille.

Demi mail phaéton. 1880 Par Rothschild, Paris. À 2 chevaux menés par son propriétaire.

Demi mail phaéton. 1880 Par Rothschild, Paris. À 2 chevaux menés par son propriétaire.

Coupé  XIXème siècle.Muhlbacher

Coupé XIXème siècle.Muhlbacher

        Chaise de poste. XVIIIème siècle. À i ou 2 chevaux.
        Chaise de poste. XVIIIème siècle. À i ou 2 chevaux.

Chaise de poste. XVIIIème siècle. À i ou 2 chevaux.

        Grand calèche à 2 ou 4 chevaux. Par Lowe 1850.
        Grand calèche à 2 ou 4 chevaux. Par Lowe 1850.

Grand calèche à 2 ou 4 chevaux. Par Lowe 1850.

        Coureuse 1840 par A. Getting. Paris.

Coureuse 1840 par A. Getting. Paris.

        Break de chasse Belvalette frères. Paris. À 2 ou 4 chevaux. Mené par son propriétaire ou par un cocher.

Break de chasse Belvalette frères. Paris. À 2 ou 4 chevaux. Mené par son propriétaire ou par un cocher.

Poney-chaise 1870. À 1 ou 2 poneys.

Poney-chaise 1870. À 1 ou 2 poneys.

Landau par Hooper & cie; Londres. À à 2 ou 4 chevaux. 1880 Mené en poste à 2 ou à 4 chevaux.

Landau par Hooper & cie; Londres. À à 2 ou 4 chevaux. 1880 Mené en poste à 2 ou à 4 chevaux.

Lanterne du landau Hooper & cie

Lanterne du landau Hooper & cie

Spider phaéton par Armbrust en Hongrie. À 1 ou 2 chevaux menés par son propriétaire.

Spider phaéton par Armbrust en Hongrie. À 1 ou 2 chevaux menés par son propriétaire.

Berline de ville à 4 lanternes par W.Kings & cie à Londres. À 2 ou 4 chevaux menés par un cocher. 1840.

Berline de ville à 4 lanternes par W.Kings & cie à Londres. À 2 ou 4 chevaux menés par un cocher. 1840.

Char romain. Réplique faite au XIXème du char en marbre conservé au musée du Vatican.
Char romain. Réplique faite au XIXème du char en marbre conservé au musée du Vatican.

Char romain. Réplique faite au XIXème du char en marbre conservé au musée du Vatican.

        Chaise à mules. XVIIIème siècle. Française ou portugaise.

Chaise à mules. XVIIIème siècle. Française ou portugaise.

Voiture à gibier du château de Laversine. Baron Elie de Rothschild.

Voiture à gibier du château de Laversine. Baron Elie de Rothschild.

Fardier à orangers. 1880. À 2 ou 3 chevaux.

Fardier à orangers. 1880. À 2 ou 3 chevaux.

Au passage, on découvre une collection de fouets, des mors d’attelage, puis des vitrines où sont conservés de superbes harnais, des bottes de postillon, et même une chaise à peser les jockeys. 

Le porte fouet, panoplie de mors, harnais, bottes de postillon, …
Le porte fouet, panoplie de mors, harnais, bottes de postillon, …
Le porte fouet, panoplie de mors, harnais, bottes de postillon, …
Le porte fouet, panoplie de mors, harnais, bottes de postillon, …
Le porte fouet, panoplie de mors, harnais, bottes de postillon, …

Le porte fouet, panoplie de mors, harnais, bottes de postillon, …

Chaise à peser les jockeys

Chaise à peser les jockeys

Puis on s’arrête devant la forge. Construite en briques et en plâtre liés par de la terre glaise, elle est consolidée au moyen de ceintures en fer plat. L’enclume dont les extrémités sont en forme de bigorne et de pyramide, est plantée sur un tronc d’arbre, et pèse dans les 175 kg. Le foyer, attisé par un soufflet à vent en cuir de vache est en forme de poire avec une bajoue inférieure mobile. Au mur sont alignés les marteaux, les pinces, les étampes qui aident le forgeron à adapter les fers aux pieds des chevaux, mais à réaliser aussi des œuvres d’art : rampes d’escaliers, grilles, etc… ouvrages requérant de la force mais aussi du talent. 

L'enclume

L'enclume

      Roues de char, bandage, probablement d'un trinqueballe, forge.

Roues de char, bandage, probablement d'un trinqueballe, forge.

      Les outils du forgeron

Les outils du forgeron

Une halte  s’impose encore devant l’établi du sellier-bourrelier où s’alignent, comme dans un poème de Prévert, le ciseau à entailler, la griffe à frapper, la griffe à molette, l’emporte pièces, l'alène, le couteau, le compas, l’abat carre, le poinçon, le marteau, le maillet, le fer à filet, la cornette, la serpette, etc… la pince à coudre, et l’huile de coude, évidemment.

Etabli du sellier-bourrelier

Etabli du sellier-bourrelier

 Vaux-le-Vicomte, son passé son présent.
      La machine à coudre le cuir

La machine à coudre le cuir

Mise en forme d'un collier et machine à carder la laine

Mise en forme d'un collier et machine à carder la laine

Puis on se retrouve dehors, ébloui. Et l’on admire pour en terminer le classicisme des bâtiments de style Louis XIII qui abritent ces collections, et, pas tant que lui, assurément… mais comme Nicolas Fouquet, on quitte Vaux-le-vicomte à regret.

 Vaux-le-Vicomte, son passé son présent.
  Remises et écuries du château de Vaux le vicomte

Remises et écuries du château de Vaux le vicomte

 Vaux-le-Vicomte, son passé son présent.

 

Texte:

Julie Wasselin

 

Photos: Michel Degrange

 

 

 

        Vue des anciennes écuries.

Vue des anciennes écuries.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 07:23
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages

 

 

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 Musée de la voiture.

 

Museum of carriages.

 

Chateau de Compiègne

 

 

Dans l"article "Musée National dela voiture et du tourisme de Compiègne",         nous vous avons présenté l'histoire de ce musée et l'impossibilité pour le public d'en admirer les plus belles pièces. Alors, pour que cette collection ne tombe pas dans l'oubli, nous vous en présentons aujourdhui le catalogue le plus récent édité en....1950!!! Malgré son grand âge, il a un avantage; celui d'être traduit en Anglais, ce qui facilitera la découverte de ce patrimoine exceptionnel par nos amis anglophones.

 

 

 

Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages

Documention: 

​Musée de la voiture

Chateau de Compiègne

(Photos: de M Hutin Compiègne / Texte: Jacques Robiquet et Max Terrier éd.1950)

 

provenant de la collection de Patrick Magnaudeix (Figoli)

Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 08:00

 

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

 

 

Parlez, à un collectionneur, des voitures utilisées pour le cinéma et vous le voyez tout de suite monter "sur ses grands chevaux". N'oublions pas, cependant, que les professionnels de cinéma entreposent, dans leurs remises, des témoignages de toutes les formes d'attelage. Certes, suivant les budgets des productions, certaines restaurations ou copies de voitures peuvent prendre leurs aises avec la réalité historique mais ces passionnés détiennent aussi des voitures de grands carrossiers et des harnachement rares.

Ces professionnels possèdent dans leurs rassemblements hétéroclytes de matériel hippomobile des pièces interessantes et, pour certaines, exceptionnelles.

 

Nous vous avions présenté une de ces collections, celle des  attelages Kesteloot lors de notre article "Attelage à la ferme exotique de Cadaujac". Nous y sommes retournés et avons découvert des objets qui deviennent  difficiles à trouver. Cela  va des voitures de grandes maisons, (wourch, berline,...) à des voitures de travail (10 voitures de lutte contre le feu, épiceries, boucheries, laitière,...), ou à des collections de sacoches de livreur, harnais de travail avec leurs protections,... A noter également des objets représentant des  techniques d'attelage en voie de disparition (ex: une collection de matériels ruraux, spécifique de notre région Aquitaine), dont un grand nombre dédié à l'attelage des mules à l'échelle. 

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Au milieu de cette diversité d'objets, se retrouve un nombre considérable de lanternes de toutes formes et de toutes qualités commes des lanternes de gala ou de demi-gala (par lots de quatre) ou, dans un autre domaine, quatre trés grosses lanternes d' omnibus et plusieurs jeux de lanternes de voitures funéraires.. 

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

de nombreuse lanternes signées

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Une paire de lanterne a retenu tout particulièrement mon attention, autant par son élégance que par sa valeur historique.

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Ce modèle m'a au départ intrigué car il me semblait l'avoir vu dans mes archives. Et, en effet, j'ai retrouvé, dans ma collection de lettres à en-tête, un modèle qui avait pratiquement les mêmes caractéristiques:

         - lanterne à six faces dont cinq en verre biseauté.

         - chapiteau rond à trois étages, à parement surmonté d'un épi en boule 

         - le culot trés ouvragé.

         - et, ce qui est assez rare, une corolle en pâte de verre, placée en bas de la                        cheminée.

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Ce n'est pas suffisant pour affirmer que ces lanternes sont de la Maison dont je possède un certain nombre de lettres, mais cela confirme leur grande qualité car cette entreprise était spécialisée dans les lanternes de luxe. Il s'agit, en fait, de la maison Ducellier Frères, à la période où elle s'installe au 50, rue des vinaigriers, Paris. 

En 1830, François et Henri Ducellier, accompagnés de leur beau-père M Lambert, créent la société Ducellier spécialisée dans la fabrication de lanternes de luxe pour chevaux. Ils s'installent au 25, passage Dubail à Paris. Ils y résident toujours au début des années 1860 sous le patronyme de "Ducellier Frères".

A 50 mètres de là, au 50 rue des vinaigriers, était installée l'entreprise d'un autre fabriquant de voitures, L.Couton, comme on peut le voir sur ces lettres à en-tête de 1862 et 1863.

 

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

En 1863, cette maison s'associe avec celle des Ducellier Frères et devient "L.Couton & Ducellier Frères" avec un changement d'appellation: "Fabricant de lanternes de voitures. Seuls possesseurs du photophore pour lanternes de voitures" (le photophore est, en fait, l'appellation du réflecteur intérieur de la lanterne).

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Cette association se termine pour des raisons inconnues (décès de L.Couton, vente,...?) et, en  1872-75, la société devient "L.Couton Ducellier Frères Successeurs". Dans le même temps, la société semble largement se diversifier; vitres biseautées, baguettes,.. La lanterne  que nous vous présentons apparaît alors sur les lettres à en-tête de la société.

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Quelques années plus tard, il semble que la société ait acquis assez de notoriété pour retrouver son patronyme initial de  "Ducellier Frères". La lanterne est toujours présente sur la lettre comme emblème de la qualité de fabrication de la socièté. (lettre de 1879) 

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

L'entreprise continuera jusqu'en 1892 et emploiera alors 150 salariés.  Elle est reprise par le neveu d'Henri, Gabriel Ducelier qui, comprenant l'avenir de l'automobile, s'investira dans la production de lampes à acéthylène, ce qui contribuera largement au développement de l'entreprise. Notre lanterne disparaît alors, laissant la place à des modèles plus sobres et à seulement 4 faces.

 

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Il nous faudrait, bien évidemment, plus d'éléments pour certifier que cette lanterne est bien une "L.Couton Ducellier Frères Successeurs" ou une "Ducellier Frères" ou ... Toutes informations de nos lecteurs sur ce type de lanterne ou sur la maison Ducellier seront donc les bienvenues.

Nous terminons cet article par des photos de quelques unes des nombreuses lanternes présentes dans la collection Kesteloot.

Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes
Les trésors cachés des collections de cinéma; les lanternes

Texte et photos:

Figoli

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:56

A une époque où les musées associatifs ferment les uns après les autres, où les collections publiques, par manque de moyens, ne sont que très partiellement ou pas du tout accessibles au public (Versailles,Compiègne,….), il faut saluer le courage de la famille Lacroix qui, contre vents et marées, accueille des visiteurs dans son musée de Marcigny.

Cette superbe collection de plus de 80 voitures offre la particularité de  rassembler, en un même lieu, tous les types de véhicules hippomobiles ( voir article "Musée de la voiture à cheval de Marcigny" )  de l’humble camion de marché à la voiture de luxe (voir article "Clarence de Marcigny".)

C’est un endroit incontournable pour tous les passionnés de patrimoine hippomobile. Au delà des aficionados, nous ne pouvons que recommander à tous les vacanciers de faire un détour pour visiter ce lieu qui les fera voyager dans une France inconnue de beaucoup, celle où le cheval était Roi.

 

Du 15 Juin au 15 Septembre, le musée est ouvert tous les jours de 14h à 18h

Plus de renseignements en cliquant sur. 

Musée de la voiture à cheval

 

Voitures pour enfants du musée de Marcigny

Entre autres curiosités, vous pourrez découvrir le très beau regroupement de voitures d’enfant que possède ce musée. Avant de vous présenter cette partie de la collection, nous allons resituer les utilisations et l’origine de la construction de ce type de véhicule.

Commençons par citer un souvenir de la sœur ainée de Charles de Gaulle publié dans le n° d’Espoir de Juin 1981:


    « Nous étions aux Tuilleries sur le bord du grand bassin, regardant les bateaux des enfants. Mes parents se sont brusquement retournés : Charles n’était plus là. Mon père est parti d’un côté avec mon frère aîné, ma mère de l’autre avec moi. Après une longue recherche, nous retrouvons enfin Charles, jouant avec d’autres enfants. Je me souviens seulement qu’il a dit, tranquille, souriant, aimable, ne pouvant comprendre ni l’inquiétude ni les reproches de mes parents : « J’ai suivi la voiture aux chèvres ». C’est le premier souvenir de Charles, enfant, qui est demeuré dans ma mémoire. Je le vois, je l ‘entends, disant : « J’ai suivi la voiture aux chèvres ».

 

Ces petites voitures de parc attelées à des chèvres, moutons, poneys ou ânes, ont séduit, comme avec Charles de Gaulle, bon nombre d’enfants de la fin  du XIX° jusqu'à nos jours. 

Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon
Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon

Photos provenant de la collection de Mr Jean Michel Bruchon

Vous trouverez de nombreuses autres cartes postales sur son site

"Les chèvres en folie"

 

 

Ces humbles voitures de parcs et lieux de loisir pour enfants étaient, comme vous avez pu le constater dans l'album ci-dessus,  de toutes tailles et de tous modèles. Les voitures les plus élégantes provenaient de carrosseries industrielles comme la Carrosserie Retif. Les plus modestes étaient réalisées par les propriétaires de ces petites entreprises de location. Vous trouverez en annexe de cet article l'histoire d'une de ces entreprises qui anime toujours les jardins des Tuileries.

Certaines des voitures présentées au musée de Marcigny ont une toute autre histoire. Avant de vous le préciser, il est interessant de revenir à l'origine des modèles réduits de voitures hippomobiles. De fait, ces modèles réduits apparaîssent en même temps que les voitures.

"Les modèles réduits de voitures hippomobiles sont aussi anciens que les véhicules qu'ils reproduisent à petite échelle. Des véhicules miniatures, en céramique ou en bronze, ont été fabriqués dés l'antiquité. Leur signification et leur usage, souvent indéterminés, sont sujet à diverses interprétations: objets de culte, offrandes votives, funéraires, ou simples jouets d'enfants?

Peu présentes et rudimentaires au moyen age, les voitures pour le transport des personnes ne sont guère en usage en France avant le milieu du XVI° siècle"

Au début du XVII° siècle, elles ont déjà des répliques de dimensions réduites destinées au divertissement des enfants. -Jean Louis Libourel-

Ces modèles réduits sont destinés aux loisirs des enfants des cours royales ou princières, soit comme jouets, soit comme voitures de promenade.

 

 

Les enfants du prince et de la princesse de Galles jouant avec une voiture à chien (1846-1856)

Les enfants du prince et de la princesse de Galles jouant avec une voiture à chien (1846-1856)

Frans Hals (1580-1866) Enfants jouant avec un char à chèvres.

Frans Hals (1580-1866) Enfants jouant avec un char à chèvres.

Ainsi, le jeune Louis XIII jouait-il avec des chevaux et charrettes en carton, une voiture de poupée,...et avec un carrosse automate qui marchait avec des ressorts. Il possédait également un petit carrosse rouge tiré par des valets ou attelé à ses dogues.

Voici, ci-dessous, deux exemplaires de voitures conservées au chateau de Versailles et photographiées à l'exposition "Roulez carrosses" à Arras:

Berline de promenade du premier fils de Louis XVI, le dauphin Louis Joseph (1781-1789)

Berline de promenade du premier fils de Louis XVI, le dauphin Louis Joseph (1781-1789)

Calèche qui aurait appartenu au dauphin Louis Charles (1785-1795)

Calèche qui aurait appartenu au dauphin Louis Charles (1785-1795)

Ces voitures de parc, destinées aux héritiers des monarchies, étaient de véritables oeuvres d'art d'un grand raffinement. On retrouvera cette recherche de l'exellence pour les voitures d'enfant des Cours européennes tout au long du XIX°. Les voitures conservées au "Royal Mews", en Angleterre, en sont un très bel exemple.

Voitures de parc du "Royal Mews" à Buckingham (photos J Wasselin)
Voitures de parc du "Royal Mews" à Buckingham (photos J Wasselin)
Voitures de parc du "Royal Mews" à Buckingham (photos J Wasselin)
Voitures de parc du "Royal Mews" à Buckingham (photos J Wasselin)
Voitures de parc du "Royal Mews" à Buckingham (photos J Wasselin)

Voitures de parc du "Royal Mews" à Buckingham (photos J Wasselin)

L'utilisation de ces répliques réduites s'étendra à la noblesse puis, au XIX° siècle, à la classe bourgeoise, alors en pleine expansion.

 

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Comme nous l'avons vu avec la collection du Royal Mews, les plus grands carrossiers du XIX° s'emploieront à réaliser ces modèles réduits avec la même recherche de qualité que pour leurs modèles les plus aboutis.

En voici une illustration avec ce sociable, qui pouvait être attelé à un ou deux petits poneys, que vous retrouverez au musée de Marcigny.

Voitures pour enfants du musée de Marcigny

Cette petite calèche pour enfants de type sociable a été construite par

Léon ROLLAND, Carrossier. 9, 16 & 18 rue Watteau, Paris 13ème.             

Voitures pour enfants du musée de Marcigny
Voitures pour enfants du musée de Marcigny

Malgré ses dimensions réduites; hauteur 1m23, longueur, 2m06, roue av 49, ar 60, cette voiture présente toutes les caractéristiques d'une voiture de taille normale provenant des plus grands ateliers:

Caisse bateau à portes latérales, passage de roue en col de cygne. Garde-crotte cintré, garni de cuir et tablier en cuir. Banquette avant à l’anglaise à jupe en cuir sur coffre fermé. Deux banquettes arrière en vis-à-vis, capitonnées de drap gris, dont une avec capote en cuir à compas cintrés.

 

 

Voitures pour enfants du musée de Marcigny
Voitures pour enfants du musée de Marcigny

Avant-train à rond à sasseoire ; ceinture à douille de timon, sellette et lissoir cintrés, ressorts à pincettes à mains à l’anglaise. Arrière-train à ressorts à demi-pincettes à crosse à mains à l’anglaise réunis à un ressort de travers avec jumelles, sur moutonnets en bois à crosses feuillagées. Essieux cintrés. Roues à bandages en fer (diam. av. 49 cm, ar. 60 cm). Paire de brancards cintrés.

Paire de LANTERNES de forme ronde, en tôle peinte, intérieure en cuivre argenté. Ouvertures avant. Cheminées à chapeaux et timbres ronds, lunettes rondes, oreillons carrés, verres biseautés. (usures à l’argenture, manque un verre de lunette) Haut. : 34 cm.

 

Le musée de Marcigny expose également des voitures à tirer ou à atteler avec un chien comme ces trois 'vis à vis' avec, pour le dernier; ressort en C et une magnifique flèche à col de cygne.

Voitures pour enfants du musée de Marcigny
Voitures pour enfants du musée de Marcigny
Voitures pour enfants du musée de Marcigny

Vous trouverez également à Marcigny des exemplaires de voitures attelée à des poneys, anes , chèvres,... utilisées dans les propriétés privées ou par des entreprises de location (Vous trouverez un exemple de l'histoire d'une de ces entreprises de location en annexe.)

 

 

Break wagonnette et charrette anglaise
Break wagonnette et charrette anglaise

Break wagonnette et charrette anglaise

Texte:

figoli

Photos ; J.M. Bruchon, J wasselin, F. Lacroix, Y.Dauger, J§B Whips, courtoisie, figoli

Documentation

 

J§B whips 

Iean Louis Libourel voitures d'enfants/Roulez carrosses"

Yves Dauger /Fiche rechnique 

ANNEXE

 

LA SAGA DES GASCARD-BOULANGEOT

 

En 1890 la famille Boulangeot se trouve ruinée : Après le décès accidentel de Charles Mathieu , de son gendre Lucien Boulangeot et la destruction par le feu de la scierie installée en Lorraine, sa fille Berthe doit trouver de nouveaux revenus. Le frère de celle-ci, qui est carrossier à Nancy et qui exploite des voitures à chèvres au parc de la Pépinière est un ami de Jules Ferry et il lui obtient une concession à titre précaire et révocable de voitures à chèvres dans les jardins des Champs-Elysées. Et c’est ainsi que madame Boulangeot et sa famille viennent s’installer à Paris début 1898. Mais il faut aussi compter avec la concurrence ! En 1906, madame Royet est autorisée à exploiter des ânes sellés sur les Champs-Elysées. Afin d’obtenir une compensation de la Ville de Paris, madame Boulangeot négocie une concession de 4 voitures à chèvres au Champ-de-Mars ; elle l’obtient en 1910, mais, en janvier 1911, madame Royet est aussi autorisée à y promener ses ânes. La concurrence est rude et chacune défend vigoureusement son côté d’allée. Avec l’arrivée de la guerre de 1914, l’exploitation n’est plus possible à Paris. Madame Boulangeot, les chèvres et les charrettes se réfugient à Dinard, en Bretagne, où elle organise des promenades sur la plage de l’Ecluse. Suzanne Boulangeot, sa fille, la rejoint pour l’aider, mais continue à donner des cours de musique et de chant car les chèvres ne suffisent pour vivre. En 1917, tout le monde rentre à Paris. Madame Boulangeot, aidée de sa fille, reprend l’exploitation familiale et obtient une concession supplémentaire dans les jardins des Tuileries.

Champs Elysées 1930

Champs Elysées 1930

En 1921, madame Boulangeot décède. Sa fille Suzanne Boulangeot reprend les concessions et quelques années plus tard épouse Georges Gascard, pianiste et chef d’orchestre au Théâtre Sarah Bernhard. Par l’arrêté du 19 septembre 1925 les concessions sont au nom de Madame Gascard. Et bientôt un autre membre de la famille vient s’installer à Passy : en août 1935, Lucien Boulangeot, frère aîné de madame Gascard, obtient une concession d’ânes sellés dans le parc du Ranelagh. Son écurie est installée rue Bellini dans le XVI° arrondissement derrière le cimetière de Passy.

 
Voitures pour enfants du musée de Marcigny

Mais bientôt arrive la deuxième guerre mondiale et il faut à nouveau quitter Paris et reprendre les promenades sur la digue de Dinard. En septembre 1940, l’administration allemande demande à la préfecture de Paris de faire revenir les chèvres "pour soutenir le moral des Parisiens". Et c’est le retour à l’écurie du 12 rue Jean Nicot. Chaque chèvre se voit attribuer une carte de rationnement donnant droit à une poudre alimentaire que les chèvres n’aimaient pas. A la fin de la guerre, l’écurie est partiellement détruite : il n’y a même plus d’eau ; heureusement la caserne des pompiers voisine fournit les seaux d’eau nécessaires pour les chèvres. Ce n’est qu’en mai 1950 qu’une écurie convenable sera trouvée au 12 de la rue de la Sablonnière dans le XV° arrondissement. En 1953, Lucien Boulangeot décide d’arrêter son exploitation et transmet sa concession à sa soeur madame Gascard. A la mort de cette dernière, en novembre 1961, c’est son fils, également prénommé Georges et que nous appellerons Georges II pour plus de compréhension, qui reprend l’exploitation. Il a alors 4 concessions : Champs-Elysées, Tuileries, Champ-de-Mars et Ranelagh.

Voitures pour enfants du musée de Marcigny

Vers 1964, l’administration des Domaines propose à monsieur Georges II Gascard de reprendre la concession du jardin des Plantes. Mais l’écurie située rue Buffon est petite, insalubre et compte de nombreux rats ; de plus il n’y a pas d’eau potable, uniquement de l’eau de Seine ; enfin il y a les nombreuses plaintes de quelques vieilles personnes, n’ayant aucune connaissance des animaux mais toujours prêtes à s’apitoyer, qui, jugeant les chèvres trop maigres (a-t-on jamais vu une chèvre grasse ?), accusent monsieur Gascard de mauvais traitements, sans savoir que celui-ci est membre honoraire de la Société Protectrice des Animaux. C’est à la suite de toutes ces critiques que les chèvres furent peu à peu remplacées par des poneys à l’embonpoint plus évident (il faudra reconstruire toutes les charrettes pour les adapter au nouvel attelage). Et pourtant pas un spectacle, opéra ou film, avec chèvre ou âne ne se faisait à Paris sans l’aide de monsieur Gascard. En 1966 Georges II Gascard achète une ferme en Normandie. Depuis cette époque, les petits ânes et les poneys de Paris passent des vacances dans les beaux prés de Normandie même si parfois, confie monsieur Gascard, ils semblent regretter un peu l’activité parisienne. En 1975, la Ville de Paris décide de réformer le quartier de la rue Cambronne et de la rue Lecourbe : l’écurie de la Sablonnière est expropriée. Les "Poneys et Ânes de Paris" sont relogés au rez-de-chaussée d’une HLM au 42 de la rue de l’Amiral Roussin dans le XV° arrondissement. Le 31 décembre 1999, Georges II Gascard transmet à son fils Georges III Gascard les rênes de l’exploitation familiale. C’est lui maintenant qui invite les enfants au Champ-de-Mars, aux Tuileries, dans les jardins du Luxembourg et du Ranelagh, chaque mercredi, samedi et dimanche de 11 h 30 à 18 h sauf les jours de pluie, afin de faire, comme leurs parents ou leurs grands-parents, une promenade à dos d’âne ou dans les charrettes à poneys que fabrique encore, avec passion, Georges II Gascard en Normandie. Aujourd’hui les "Poneys et Ânes de Paris" sont la seule exploitation à Paris qui nous permette de goûter aux plaisirs enfantins de nos grands-parents.

 

Merci à Chantal et Henri Baup de nous avoir communiqué ce texte d'annexe parru dans J§B Whips.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:36
Présentation des voitures du haras du pin

Sous la plume experte de Jean Louis Libourel, les éditions "lieux dits"  viennent d'éditer une nouvelle brochure sur la collection de voitures hippomobiles du haras du pin. Un document à avoir dans sa bibliothèque pour tout passionné du patrimoine hippomobile.

 

Vous pouvez la comander par ce lien

 

Voitures Hippomobiles du haras du Pin

Présentation des voitures du haras du pin
Présentation des voitures du haras du pin
Présentation des voitures du haras du pin

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:14

Visite au Musée de STONY BROOK

  -première partie-

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 Salle dédiée aux frères Studebaker


Le musée des Carrosses de Stony Brook à Long Island (NY), abrite une extraordinaire collection de véhicules hippomobiles utilisés au XIX° siècle aux Etats-Unis. La collection, commencée par Ward Melville dans les années 40, comprend des voitures de maître, des traineaux, des véhicules commerciaux, des harnais, des documents,...     

 

Un nouveau style

Les premières  voitures construites en Amérique étaient, sans aucun doute, destinées au travail : charrettes, chars, traineaux,..., construites par des charpentiers, des transporteurs ou des agriculteurs.

Ensuite, à la fin XVIII siècle, de riches propriétaires ou des gouverneurs importèrent quelques voitures d’Europe puis des artisans connaissant le métier et arrivant d'Europe, commencèrent la production de modèles identiques. C’étaient des véhicules élégants, symbole de l’appartenance aux classes privilégiées, des pièces uniques et couteuses. Certaines se trouvent exposées dans le musée : comme par exemple une Victoria, une Berline, un Grand Duc et un élégant sediolo italien.

La révolution Américaine marque un changement et un passage essentiel : la naissance d’une nouvelle nation engagée dans une économie de grande expansion, demandant la limitation du luxe et des gaspillages. Les véhicules étaient produits principalement pour être utilisés sur de grandes distances, résistants, adaptés au transport et à l’activité commerciale.


 

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Pleasure wagon 1820

 

A côté de ceux-ci, des véhicules « multifonctionnels » commencèrent à se répandre. Ils s’appellent pleasure wagon, basket wagon, family wagon avec des sièges amovibles et pouvaient servir aussi bien pour le travail que pour le transport des personnes ou le plaisir. Avec l’évolution de ce type de véhicules apparu l’American Buggy : il en fut produit de différentes sortes qui devinrent déjà au début du XIX° siècle le véhicule le plus populaire d’Amérique, expression du pragmatisme du Nouveau Monde combinant la variété, la légèreté et la simplicité.

 

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 Pleasure Wagon

 

Tous possédaient un Buggy !


Durant la 2° moitié du XIX° siècle les grandes transformations de l’économie américaine, qui introduisit des changements technologiques et d’organisation de la production, ont influencé la production des véhicules.

 

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Standardisation des pièces

 

 

La division du travail, la standardisation des pièces ont conduit à réduire de beaucoup le prix de production et les carrosses devinrent un bien accessible à beaucoup. Par exemple  la Studebaker Brothers Manifacturing Company qui avait son siège social dans l’état de l’Indiana, en 1872 produisait un véhicule tiré par des chevaux toutes les 7 minutes : cela suffit à comprendre.

 

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Les cinq frères fondateur de la compagnie Stuebaker

 

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Manufacture Stude baker Vous trouverez la description des modes de production dans les articles:

Studebaker...une entreprise symbole de l’histoire américaine.

Carrosserie industrielle : "Studebaker Souvenirs" 1° partie

Carrosserie industrielle en images: "Studebaker Souvenir" 2°

 

 

A la fin du siècle la Studebaker-Company avait des concessions et des magasins dans les plus grandes villes d’Amérique, et vendait des milliers d’exemplaires également par correspondance à un prix d’environ 20 $, alors que le salaire moyen était d’environ 483 $ par mois. Il s’agissait principalement du Buggy à 4 roues avec ou sans capote, pour une ou deux personnes, du Surrey, véhicule  pour la famille toujours à 4 roues avec un petit toit amovible, du Rockaway en général fermé, qui pouvait être mené par le propriétaire ou un cocher, du Trap, véhicule avec des sièges rabattables pour transporter plus de passagers.

 

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The trot. Haskell and Allen 1873 (Massachusset museum collection)


Le musée dédie une salle aux frères Studebaker avec de grandes images projetées sur les murs, il est possible de voir la ligne de production de leur fabrique et à côté il y a une exposition de quelques modèles de véhicules de leur marque, dont le typique Stanhope Buggy, un Doctor’s Buggy (le slogan publicitaire de l’époque était : « il te maintient de bonne  humeur et prolonge ta vie) et différents modèles de Rockaway et Surrey.

 

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Doctor's buggy 1911

 

 

 

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Stanhope buggy 1910 Studebaker

 

 

 

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Rockaway Studebaker 1885

 

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Surrey

 

 

Une promenade dans le parc


Vers la fin du XIX° siècle l’industrialisation créa de nouvelles richesses et un marché pour des biens plus précieux et couteux. La classe moyenne pouvait se permettre des voitures plus commodes tandis que les plus riches retournaient aux véhicules de luxe qui, extérieurement étaient assez simples et sobres, mais ils avaient des intérieurs très recherchés pour lesquels on utilisait la soie, le satin, des passementeries précieuses.Ils étaient équipés d’accessoires comme des trousses de toilette, des boites à cigares et même des vases de fleurs ! Des voitures de ce type conduits par le propriétaire ou le cocher entrèrent dans la vie sociale et il fallait respecter une étiquette précise, indiquée dans des guides spécialisés. James Garland dans le livre The Private Stable écrit « le bon gout d’un attelage se voit dans le choix d’un véhicule adapté au type de service requis. Les chevaux doivent être en harmonie, bien éduqués et prêts à travailler ; les harnais doivent être simples bien faits et endossés correctement, le groom doit avoir un aspect ordonné, entrainé et avec la livrée juste. »

A cette période les parcs des villes américaines eurent un grand développement. Central Park à New York par exemple, construit entre 1857 et 1876, fut dessiné pour la promenade des voitures hippomobiles et des personnes. Les propriétaires des élégantes voitures se divertissaient à les conduire dans le parc, une scène pour montrer leur richesse et leur statut.

 

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      Promenade dans Central-park de Thomas Worth 1869 (Collection muqée)

 

En mai 1879 Walt Whitman écrit : « dix mille carrosses se promènent à travers le parc en cet bel après-midi. Quel spectacle ! J’ai vu de tout et pour mon plus grand plaisir : barouche privé, cab et coupé, de beaux chevaux jeunes, de petits chiens, laquais, la haute société, des étrangers, cocarde sur les chapeaux, bref une marée de la riche aristocratie newyorkaise. »

Parmi les voitures en exposition au musée, beaucoup sont signées Brewster & C New York. Elles étaient fameuses pour le design, les matériaux superbes et l’excellente facture.

 

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Curricle Brewster 1870


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Fondée en 1829 dans le Connecticut, la Brewster ouvre un magasin à New York. Au début des années 1900 elle se déplace à Long Island produisant des carrosses et des voitures jusqu’à ce qu’elle fuit acquise par Rolls Royce. Dans le musée il est possible d’admirer des Coach, Brougham, Vis-à-Vis et un très beau Coupé avec le devant circulaire, finement travaillé à l’intérieur et utilisé par une riche famille de New-York pour participer au cortège funèbre d’Abraham Lincoln.


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vis à vis Brewster

 

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Coupé à devant arrondi Brewster 1860


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Vis à vis d'été Brewster § Co New York 1905

 

Une place spéciale, dans la première salle du musée est dédiée à un spécimen précieux, signé par une Maison également fameuse et appréciée, la Flandrau & C de New York. Il s’agit d’un très beau Coupé Rockaway présenté attelé à un cheval reproduit aux dimensions réelles.


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Coupé Rockaway 1871 Flandrau § Co New York

 

Le  plaisir du meneur

A Stony Brook les plus importantes maisons de production de véhicules hippomobiles nous sont présentées une à une avec les typologies des voitures,  leur logo et les affiches publicitaires.

 

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Conduire dans la circulation et sur les routes avec des obstacles et des difficultés demandait de l’habileté et une bonne connaissance du cheval. Souvent ce n’était pas facile et pouvait même être dangereux. Avec l’amélioration des routes et le développement de la technique de conception des véhicules, surtout pour les grandes maisons constructrices, conduire devint toujours plus un plaisir, et même un sport. 

Les deux principaux exemples de cette nouveauté furent la diffusion des Phaetons, voitures conduites exclusivement par le propriétaire, et l’intérêt croissant pour le coaching. Au début le Phaeton était une voiture plutôt dangereuse, toute ouverte sur le devant et assez haute, puis dans la 2° moitié du XIX° siècle des modèles avec des mesures réduites pour poney furent produites. En même temps une grande variété de modèles furent étudiés (plus d’une douzaine) qui se distinguaient entre eux par le Design, mais conservaient le nom de Phaeton.

 

 

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spider phaéton 1897 Brewster § Co New york

 

 

 

A Stony Brook nous trouvons des Mail Phaeton, Dos à Dos Phaeton, Spider Phaeton, Slad-Side Mountain Phaeton  tous de Brewster et un très spécial Basket Phaeton signé Demarest &C New York.

 

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            Basket phaéton 1895 et Roof seat Break 1894 Demarest § Co New york


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A côté de ces modèles il y a aussi des stage coach et le  Private Road Coach conduit par le fondateur du fameux Private Coaching Club de New York.

 

 

 


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Texte :

Emanuela Brumana.

 

Photos:

 Gruppo Italiano Attacchi et The Carriage Collection at Stony Brook- catalogue


 

testata notiziario

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:02

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Vous trouverez quelques photos de l'exposition dans l'article mis en ligne par nos amis d'attelage.org

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et le site de la ville de Rennes

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 11:05

VENTE aux ENCHERES, 4 décembre 2013

 

Hôtel DROUOT, PARIS 9ème   

 

 Salle 5 & 6

Exposition 3 décembre de 11h à 18h, 4 décembre de 11h à 12h

Vente 4 décembre à partir de 13h45

Les frais de vente : 23,92% TTC

 

Fiche véhicule hippomobile

 

n° 47 - Petit SOCIABLE ou petite CALECHE pour enfant.

Léon ROLLAND, Carrossier. 9, 16 & 18 rue Watteau, Paris 13ème.                                                                

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Un petit poney ou deux petits poneys.

Caisse bateau à portes latérales, passage de roue en col de cygne. Garde-crotte cintré garni de cuir et tablier en cuir. Banquette avant à l’anglaise à jupe en cuir sur coffre fermé. Deux banquettes arrière en vis-à-vis, capitonnées de drap gris, dont une avec capote en cuir à compas cintrés.

 

 

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Avant-train à rond à sasseoire ; ceinture à douille de timon, sellette et lisoir cintrés, ressorts à pincettes à mains à l’anglaise. Arrière-train à ressorts à demi-pincettes à crosse à mains à l’anglaise réunis à un ressort de travers avec jumelles, sur moutonnets en bois à crosses feuillagées. Essieux cintrés. Roues à bandages en fer (diam. av. 49 cm, ar. 60 cm). Paire de brancards cintrés.

Garniture capitonnée d’origine.

Peintures anciennes : caisse peinte vert anglais et noir, avec monogramme O L ; train peint jaune à filets noirs (écaillures).                                    

Accidents et manques à la garniture et à la capote, un compas démonté, une poignée de porte.

Caisse en bon état d’origine, petits accidents aux jantes. Sans volée et timon.

Haut. ; 123 cm        long. : 305 cm              long. Essieu : 85 cm

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Paire de LANTERNES de forme ronde, en tôle peinte, intérieure en cuivre argenté. Ouvertures avant. Cheminées à chapeaux et timbres ronds, lunettes rondes, oreillons carrés, verres biseautés. (usures à l’argenture, manque un verre de lunette)

Haut. : 34 cm

     

Estimation :            4 000 / 6 000 €

 

 

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Etude Thierry de MAIGRET

Commissaire-priseur

5, rue de Montholon

75009 PARIS

Tél : +33(0)1 44 83 95 20

Fax : +33(0)1 44 83 95 21

www.thierrydemaigret.com

contact@thierrydemaigret.com

 

Yves  DAUGER

Expert agréé CVVMEP

meubles et objets d’art

véhicules hippomobiles

39, rue d’Auteuil

75016    PARIS

Tel : 01 45 20 42 97

06 09 82 85 38

ydauger@free.fr

 

 

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