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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 07:34

N'hésitez pas à consulter les 1200 articles, vidéos,albums... de ce blog que vous trouverez classés dans "thèmes favoris" sur la colonne de droite de cette page d'accueil.

 

Voitures de l' exposition 1878

 

à Paris 

 

2) suspension simple

Dans la première partie de cet article Voitures exposition 1878 1) double suspension, nous vous avions présenté les voitures à double suspension exposées à l'exposition universelle de 1878, nous vous proposons maintenent de découvrir les voitures à suspension simple.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

landaus

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Landaus Clarence ou à cinq glaces.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Landaulets.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Coupés.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Coupés trois quarts.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Vis à vis sociables.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Victorias.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Mylords.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Ducs.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Cab à quatres roues.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Phaétons.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Dogs carts.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Omnibus.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Omnibus Maleval § Vacher

Omnibus Maleval § Vacher

Ladague Frères

Ladague Frères

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

 

Breaks.

Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple
Voitures de l' exposition 1878 à Paris 2) suspension simple

Nous terminerons cet article dans une troisième partie où nous vous présenterons les voitures à deux roues, les voitures regionales.

 

Texte:

Patrick Magnaudeix

(Figoli)

 

Documentation:

Le monde illustré 1879 (collection de l'auteur)

Guide du carrossier 1877 (collection de l'auteur)

Rapport du Jury exposition universelle de 1878 ("Rapport sur la carrosserie, le charronnage" de l'exposition universelle internationale de 1878 - Groupe VI - Classe 62 - Par M. N. BELVALLETTE carrossier et M. E. QUENAY de la Maison Binder Ainé, Membres de la Société des Ingénieurs Civils.) (collection BNF Gallica)

"La carrosserie" M Anthony (collection de l' auteur)

Revues professionnelles américaines (collection Hans Paggen)

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:38

 

Coaches et coaching

 

And coaching for ever

 

Promenade dans Hyde park 1875

Promenade dans Hyde park 1875

 

Coaches, coaching, deux mots bien d’outre-manche, dont l’étude va nous permettre de pénétrer dans le monde mystérieux et fascinant d' équipages d’exception…

« Les coaches sont un des principaux ornements des routes de ce pays (GB) ; on les voit fuir sur une allée de jardin, emportés à la vitesse du vent, par quatre chevaux superbes et élégamment harnachés… »

« Le moment de relayer est le plus amusant : on voit arriver quatre chevaux fougueux et qui se cabrent sous la main des palefreniers… »

L’évocation de ces tableaux fait vibrer tout meneur qui rêve de pouvoir un jour être aux guides d’un de ces imposants véhicules que sont les coaches, en respectant les règles de la tradition qui, depuis le XIX° siècle, régissent le sport hors normes qu’est le coaching.

Dans cette première partie, un survol historique vous présentera une vue d’ensemble des voitures et de leurs origines.

Stage Coaches et Royal Mail Coaches

 

Les stage-Coaches

Stage coach par Ibbetson 1702

Stage coach par Ibbetson 1702

Tout commence en Angleterre, vers 1640 lorsque les premières diligences, ou coaches de relais, les Stage-Coaches, commencèrent à assurer un service de transport pour voyageurs et leur bagages, sur les trajets reliant par étapes, Londres aux principales villes du pays.

Ces transports privés utilisaient des voitures lourdes, lentes, très mal suspendues : chaque voyage était une aventure dans l’inconfort, où les risques d’accident et les attaques de brigands étaient monnaie courante.

Coaches et coaching. And coaching for ever.

Ces voitures étaient peu nombreuses, les services irréguliers, les horaires fantaisistes et la vitesse atteinte ne dépassait pas 5km de moyenne… si la météo voulait bien le permettre! En 1669 une première amélioration fut apportée avec l’arrivée de la volante ou "flying coach", mis en service par un consortium de Manchester. Cette voiture était bien mieux suspendue, prenait une dizaine de passagers dans un confort amélioré.

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

En 1754, l’apparition de ressorts d’acier sur les suspensions permit d’atteindre 8Kms/h de moyenne. Il fallut attendre 1779 pour voir se dessiner la forme définitive des berlines que nous connaissons encore de nos jours : 18 personnes, au moins, pouvaient y prendre place, tant à l’intérieur, que sur les sièges extérieurs, certains étant fixés sur le toit. La vitesse moyenne atteint 10 Kms/h. Chaque voiture porte un nom emblématique. Certaines de ces voitures deviendront des légendes du fait de leurs performances.

 

Coaches et coaching. And coaching for ever.
2 tableaux de Pollard  dont un étonnant stage coach double et deux autres non identifiés édités également par Ackerman
2 tableaux de Pollard  dont un étonnant stage coach double et deux autres non identifiés édités également par Ackerman
2 tableaux de Pollard  dont un étonnant stage coach double et deux autres non identifiés édités également par Ackerman
2 tableaux de Pollard  dont un étonnant stage coach double et deux autres non identifiés édités également par Ackerman

2 tableaux de Pollard dont un étonnant stage coach double et deux autres non identifiés édités également par Ackerman

En 1815, l’amélioration des routes par l’application du procédé de John Mac Adam, participera grandement au confort et à la vitesse des déplacement des Stages Coaches.

Nouvelle technique d'empierrement des routes de Mac Adam

Nouvelle technique d'empierrement des routes de Mac Adam

 

Les Royal Mail Coaches 

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

En 1516, sous le règne d’Henri VIII, furent créées les messageries royales et la charge de maître des postes. Des messagers à cheval acheminaient le courrier royal. Rien n’était organisé pour le courrier privé : on confiait sa correspondance à des porteurs, souvent des moines itinérants, des commerçants, de simples particuliers.

En 1782, John Palmer, fils d’un riche brasseur et propriétaire de deux théâtres (à Bath et Bristol), imagine un plan d’organisation du service postal : faire circuler, de nuit des coaches légers et rapides, copiés sur les Stages Coaches existants, qui porteraient le courrier et un nombre réduit de voyageurs. Il propose son projet à William Pitt, chancelier de l’échiquier, qui fut convaincu et l’aida à surmonter l’opposition des autorités postales qui refusaient de donner leur aval.

En 1784 s’ouvre la première ligne Londres-Bristol. Le succès fut immédiat. Les premières voitures furent commandées à John Besant, puis John Vilder obtint un quasi monopole qui dura 45 ans.

 

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Construits et peints à l’identique, les mail- coaches portaient les armes royales. Ils constituèrent rapidement une flotte homogène de voitures aux pièces interchangeables. 

 

Les couleurs utilisées furent propres à chaque époque.
Les couleurs utilisées furent propres à chaque époque.
Les couleurs utilisées furent propres à chaque époque.

Les couleurs utilisées furent propres à chaque époque.

 

Menés par un cocher assisté, d’un fonctionnaire des postes, garde armé en uniforme, les mails circulaient par étapes de 10 à 15 miles (16 à 24 Kms) toujours au trot, à des vitesses de 13 Km/h. Rapidement ces moyennes s’élevèrent à 16 Km/h, avec des pointes à 18 Km/h ! Sécurité, rapidité, ponctualité étaient les qualités majeures des mail-coaches.

En 1786, John Palmer est nommé inspecteur général des postes.

 

Tableau de J S E Jones 1827

Tableau de J S E Jones 1827

Détails de la cour des postes de Birmingham 1836

Détails de la cour des postes de Birmingham 1836

 

Les relais de poste aux chevaux se multiplièrent rapidement. Ils appartenaient à des privés qui fournissaient les chevaux de rechange aux mail-coaches comme aux stages-coaches.

Tableaux de mails aux relais par G Wright
Tableaux de mails aux relais par G Wright
Tableaux de mails aux relais par G Wright
Tableaux de mails aux relais par G Wright

Tableaux de mails aux relais par G Wright

 

En 1835, 700 mails et 3300 stages circulaient. Chaque nuit les mail-coaches parcouraient 12000 miles (19000 Km) ; 30000 personnes y sont employées ainsi que 15000 chevaux. Ce fut l’âge d’or du coaching. 

Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Malheureusement, l’avènement du chemin de fer (1830) et son développement rapide portèrent un coup mortel aux coaches. De nombreuses lignes furent supprimées et en 1838, la ligne Londres-Birmingham ferme.

En 1848, le dernier coach sur long trajet disparaît et s’éteint avec lui la belle aventure de la poste aux chevaux. 

 

Note de Figoli

Pour vous permettre de resituer cette période, nous vous proposons de consulter ces deux albums constitués d'une suite de dessins parrus dans Coaching age. Hormis les péripéties liées à ce mode de transport vous pourrez observer deux techniques de prise de sac postal; en s'arrêtant ou... au "vol"!

 

Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.
Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Naissance du coaching

 

Les drags

 

Pendant l’âge d’or des stages coaches, dans l’entourage du prince de Galles, futur roi Georges IV, se manifesta un goût très vif pour l’art de mener à quatre chevaux, , « four in hand ». Les jeunes sportmen de l’aristocratie ont souvent appris cet art à bord des stage- Coaches. Ils vont alors se montrer à quatre chevaux, aux guides de barouches, calèches ou landaus, dans tous les endroits « chics » de la capitale anglaise.

Dés 1807 se créèrent des clubs très fermés : Barouche club, Bensington Driving Club, Richmond  Driving Club, qui organisaient des sorties rencontres ou pique-niques.

 

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Rapidement il apparu à ces meneurs que les sensations les plus fortes étaient celles éprouvées aux guides des grands coaches. Ils firent donc construire des répliques allégées et soignées de ces voitures : les Private Coaches ou Drags étaient nés. Utilisés pour tous les rendez vous mondains, ils permettaient de se rendre aux courses ou aux matches de cricket et d’y assister du haut de la tribune que constituait la voiture.

 

 

The derby day par Frith 1859

The derby day par Frith 1859

Promenade à Hyde Park

Promenade à Hyde Park

 

En 1856, sous l’impulsion du duc de Beaufort, se crée le Four in Hand Driving Club : réservé aux propriétaires de Drag, limité à 30 puis 50 membres (en 1883), il perdurera jusqu’en 1926. 

Drag du duc de Beaufort

Drag du duc de Beaufort

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Devant les centaines de postulants figurant sur les listes d’attente de ce club, un second club fut créé en 1870 par le lieutenant-colonel H Armytage : le Coaching CLUB. Celui-ci aussi limité à 50 adhérents, eut pour premier président le duc de Beaufort (le Duc Bleu) qui autorisa le club à porter les couleurs de sa maison : bleu et chamois. Ce club existe encore de nos jours et deux français en sont membres. Des sorties régulières sont organisées à l’occasion des grandes manifestations équestres dont les anglais ont le secret : on voit alors évoluer des Drags, mené par des gentlemen en redingote bleue foncée à bouton dorés, marqués CC, gilet de peau de chamois, pantalon gris, bleuet à la boutonnière, haut de forme de soie noire. Le duc de Beaufort portait régulièrement un haut de forme gris (white hat) et en 1905, le roi Georges V relança cette mode.

 

Coaches et coaching. And coaching for ever.

Renaissance

 

Les Road Coaches

 

En 1866, des amateurs sportifs lassés des mondanités des Drags, veulent retrouver les plaisirs de mener sur route. Ils achètent ou font construire des Stage-Coaches et ouvrent des lignes publiques régulières, transportant passager et bagages sur des itinéraires classiques. Ces voitures particulières furent appelées Road-Coaches.

 

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Les places étaient payantes mais aucune rentabilité ne pouvait être attendue : le plaisir de propriétaires était de venir eux-mêmes prendre les guides, une ou deux fois par semaine, et de retrouver les sensations d’antan. Ces voitures très soignées attelées à de bons chevaux bien harnachés, réalisaient des performances et des défis étaient lancés entre équipages qui donnaient lieu à des courses homériques. Des clubs de Road-Coaching furent créés en 1870, souvent éphémères. On peut citer le Road-Club et le Radmington Club qui se fondra dans le Coaching Club.

En 1914, à la déclaration de la guerre, s’éteint le Revival du Coaching.

 

Les Coaches régimentaires

 

Dés 1874, le coaching club admet comme membre les coaches régimentaires. De nombreux régiments de cavalerie entretenaient en effet des drags ou des Road-Coaches qu’utilisaient les jeunes officiers dans les manifestations de prestige. On peut citer :

-le 9° Lanciers (1876)

-les dragons de Langrave (1876)

-le Royal Horse Guard (1877)

-le Royal Horse Artilery

-les 8° et 4° hussards.

De nos jours, perdure cette tradition des Coaches Régimentaires :

-le Royal Logistic possède 2 Drags.

-le Household cavalry, 1 Road Coach

Ils participent aux grands évènements équestres que sont le Royal Windsor ou le Royal Ascot.

 

Le Coach régimentaire du Household cavalry regiment  mené par Danny Kendle
Le Coach régimentaire du Household cavalry regiment  mené par Danny Kendle

Le Coach régimentaire du Household cavalry regiment mené par Danny Kendle

Coaching en France 

 

Après avoir gagné les états unis, la vogue du Coaching se répand en France, Italie, Belgique, Allemagne…

Le coach de l'auteur américain Fairman Rogers peint par Eakins 1879-80

Le coach de l'auteur américain Fairman Rogers peint par Eakins 1879-80

 

En France selon Crafty, en 1860 apparait ponctuellement tous les jours, au bois de Boulogne, un coach mené par un gentleman américain accompagné d’un ami et de ses deux grooms. Cela dura 10 ans !

En 1870 sous le second empire, en pleine période d’anglomanie, quelques sportsmen passionnés, épaulés de riches américains, font construire ou achètent des Drags et Road Coaches et les présentent attelés.

 

Alphonse de Toulouse Lautrec conduisant son coach (peinture de Henry de Toulouse Lautrec)

Alphonse de Toulouse Lautrec conduisant son coach (peinture de Henry de Toulouse Lautrec)

 

Les plus grands carrossiers parisiens produirent de magnifiques voitures : Guiet, mühlbacher, Rotschild, Kellner, Morel, Binder, Hummel, etc. Certains comme Guiet et Kellner s’ouvriront d’importants marchés à l’exportation.

 

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Aux guides de ces coaches privés, on voit le duc de Morny, dandy et demi-frère de Napoléon III, le prince de Sagan, les ducs de Luynes et Doudeauville, le viconte Greffuhle, la duchesse de Fitz James,… Parmi les millionnaires (or) américains, on reconnait les figures de la haute société : WB Tiffany, auquel Edwin Howlett a dédié son livre, E Higgins, Gordon Bennet, Sufern Tailor, Roberts, Ridgway, Morgan,…

 

Duc de Morny lors d'une fête organisée par le prince de Sagan dans le parc de la marche

Duc de Morny lors d'une fête organisée par le prince de Sagan dans le parc de la marche

 

Edwin Howlet, sujet britannique né en France, ouvre une école de menage et devient le maitre incontesté de tous ceux, coachmen français ou étrangers, qui savent correctement manier quatre guides « four en hand ». Le grand Beno von Achenbach suivit ses leçons et lui rend un vibrant hommage.

Comme en Grande-Bretagne, des clubs se créent :

-en 1882 "le Riding and Coaching Club" rassemblait ses membres pour de somptueux pique-niques en forêt de Marly ou de Saint-Germain, pouvait réunir 17 coaches aux courses d’Auteuil, mais eut une existence éphémère.

-en 1886, « Le cercle des Guides » eut le vicomte Greffuhle comme président. Il calqua son règlement sur celui du Coaching Club anglais et put aligner 28 coaches au Grand Prix de Paris. Il fut à l’origine de la journée des drags (4 Juin 1886) qui voit des voitures partant de la Concorde, monter les Champs Elysées pour se rendre à l’hippodrome d’Auteuil. Tradition maintenue de nos jours même si le club a disparu.

Départ de la journée des drags (source Gallica)

Départ de la journée des drags (source Gallica)

-en 1883, le Road Coaching Club français fut mis sur pied par des … américains ! Ridgway et Morgan lancent sur les routes des Road-Coaches entre Pau et Oloron, puis secondés par Pdleford, une ligne Pau Biarritz assurée par le « Rocket ». Au même moment, E Howlett met son coach « Tally ho » sur un ligne Paris Versailles et retour.

D’autres assurent des promenades dans les allées du bois de Boulogne …

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

-en 1893 se crée le Réunion Road Club, avec le baron Lejeune et des américains : G Benett, Tiffany et Ridway. Ils ouvrent deux lignes Paris Banlieue avec les coaches « Comet », « Météor », et «  Crescent », allant respectivement à Poissy, Maisons-Lafitte et Cernay la Ville. Deux autres Road-Coaches, le « telegraph » et « l’Evening Star » circulaient de nuit, en direction de St Germain. D’autres initiatives privées virent le jour avec le Paris-Fontainebleau et le « Old-time » du comte de Madre. G Bennet et Tiffany, passant l’hiver sur la côte d’Azur y déplaçaient leur coaches « Comet » et " Météor " ainsi que 60 chevaux qui prenaient du service sur les trajets « Nice-Monte-Carlo » et Nice-Antibes-Cannes.

Coaches et coaching. And coaching for ever.

 

Les meneurs de ces clubs se lancent des défis sportifs et tentent d’établir des records de vitesse. En Juillet 1888 déjà, Selby avait établi en Angleterre un record sur le trajet Londres Brighton et retour ; 174 km en 7 heures 50 minutes, changements de chevaux compris. Il disposait de huit équipages de 4 chevaux et effectua 14 changements dans le temps record de 6 minutes 12 secondes! La moyenne horaire de son parcours fut  de 22,18 km/h.

En Juillet 1892, E Higgins, sur le « Herald », un coach construit par Guiet et copie conforme d’un Mail Coach anglais  effectua le parcours Paris Trouville en 13 étapes et 12 changements de chevaux, soit 199 Km (ou 225, la distance fut contestée) en 10 heures et 50 minutes, à la moyenne de 22,45 km/h ; mais après avoir décompté les arrêts qui prirent 49 minutes du fait de l’incompétence des palefreniers aux relais !...W G Tiffany, propriétaire du coach, accompagnait Higgins ainsi que G Bennet et Suffern tous coachmen accomplis. A l’intérieur de la voiture, se trouvait Guiet et un journaliste du Figaro Illustré.

D’autres coaches sur des étapes classiques, établirent des performances étonnantes ; « Le wonder » aurait parcouru les 241 km de Coventry à Londres à la moyenne de 28 Km/h !...

Depuis l’âge d’or, d’énormes progrés avaient été réalisés dans la construction des voitures. La qualité des chevaux et de leurs harnachements s’était améliorée ainsi que celle de la technique du menage ... La perfection était atteinte.

La guerre de 14/18 mit fin brutalement à toutes ces activités mondaines.

 

Auteurs:

 

H et Ch Baup

 

Photos:

 

Collections H et Ch Baup, Hans Paggen, Patrick Magnaudeix,...

 

Documentation:

 

A manual of coaching; Fairman Rogers

Coaching age

Annals on the road

Coaching days and coaching ways

...

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 07:40

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Voitures  de l'Exposition  1878:

 

1) à double suspension

Le coach; une voiture trés à la mode en 1878

Le coach; une voiture trés à la mode en 1878

Nous sommes en 1878 à la fin de l'Exposition universelle de 1878 que maints attelages s'évertuent à vider. La fermeture de l'exposition est accompagnée de l'édition de multiples rapports qui nous renseignent sur les évolutions techniques de cette époque.

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

L'exposition a permis de présenter les énormes progrés de l'industrie, aussi bien dans la construction des ponts, de bateau à vapeur,..., que dans d'autres, plus futiles, comme ici la production d'eau pétillante.

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

Cependant, dans les rues de Paris, à part quelques initiatives de transport par des véhicules à vapeur, le pavé est encore le royaume de la traction hippomobile.

Paris sous la neige (Monde illustré janvier 1879
Paris sous la neige (Monde illustré janvier 1879

Paris sous la neige (Monde illustré janvier 1879

 Ces véhicules, qui nous apparaissent si patauds dans les rues enneigées, bénéficient pourtant  de nouvelles innovations techniques et, surtout, présentent une grande diversité de modèles.

Nous vous proposons donc, à partir des différents rapports réalisés sur la branche transport de l'Exposition universelle, de découvrir en cette année 1878:

- la diversité et l'importance de la carrosserie

-les différents modèles proposés par les constructeurs de voitures de luxe

-les différentes questions techniques qui passionnaient les carrossiers 

 

 

Diversité et importance de la carrosserie française en 1878.

En 1878, la France compte 3500 carrossiers, selliers, charrons et constructeurs de voitures de transport. A cela, il faut ajouter 30000 petits établissements ; charrons, forgerons, garnisseurs qui assurent dans les 36000 communes de France l’entretien, le renouvellement des matériels,,... sans oublier les nombreux fournisseurs de pieces détachées.

Paris est alors le centre de production le plus important de France et compte, avec sa banlieue, plus de 390 établissements ;

60 constructeurs de voitures de luxe qui exportent dans le monde entier.

120 fabricants de voitures de commerce

60 constructeurs de grosses voitures

35 constructeurs de voitures d’enfants, de malades,…

A cela, il faut ajouter : 14 fabricants de ressorts et d’essieux, 2 manufactures de roues, 2 cintreurs de bois, 29 lanterniers, plaqueurs, fabricants de petites pièces de finition, dessinateurs en voitures, ….

 

Publicités éditées dans le GDC EN 1877
Publicités éditées dans le GDC EN 1877Publicités éditées dans le GDC EN 1877

Publicités éditées dans le GDC EN 1877

Après Paris, les principaux centres de production sont :

Lyon : 45 établissements

Bordeaux : 35 établissements qui exportent vers l’Espagne, le Portugal, et en Amérique du sud.

Toulouse : 35 établissements

Marseille : 32 établissements qui exportent vers l’Egypte, la Turquie,…

Lille : 25 établissements concurrencés par les constructeurs belges qui proposent des prix inférieurs.

L’ensemble de la production française a un fort taux d’exportation ; les importations ne représentant que le tiers des exportations. Hormis la qualité reconnue des productions nationales cette force d’exportation peut également être liée à la stabilité des prix qui ont peu varié depuis l’Exposition de 1867. La profession déplore cependant différentes limites à l’expansion de ses ventes comme les taxes douanières excessives de certains pays dont celles de ses principaux clients: Espagne, Etats-unis, Portugal,…, ou la tarification mal adaptée des transports de voitures par chemin de fer.

Bien que fortement implantée et reconnue pour sa qualité, la production française doit se confronter à un marché très concurrentiel au niveau européen; Angleterre, Belgique,... La branche transport de l'Exposition universelle de 1878 nous brosse un tableau assez précis de la diversité des modèles en France et au niveau mondial.  

 

 

Voitures de luxe présentées à

 

l'Exposition universelle de Paris

 

en 1878

 

Les différents types de production y sont présentés par divisions :

La carrosserie de luxe

Les voitures de commerce et de services publics

Les voitures de transport et de l’industrie

Les voitures de malades d’enfants, vélocipèdes

A ces quatre catégories viennent s’adosser de nouveaux intervenants du marché ; les producteurs de pièces détachées ; fabricants de ressorts, d’essieux,  de roues, d’avant-trains, de quincaillerie spécifique et autres ; menuisiers en voitures, plaqueurs, ébénistes, sculpteurs,…Ces professionnels proposent, à moindre coût, des pièces détachées inspirées des réalisations des grands constructeurs de voitures.

La mécanisation de ces entreprises, accompagnée d'une nouvelle organisation du travail, permet d’obtenir des prix compétitifs. Les machines-outils sont déjà massivement employées par les constructeurs de voitures de commerce et de service public. Elles font une entrée discrète et limitée chez les fabricants de voitures de luxe où leur utilisation se limite au dégrossissage des matériaux ; ex. scie à ruban.

Ces carrossiers de luxe sont très présents à l’exposition et présentent, à eux seuls, 324 voitures. 

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Si l’Exposition de 1867 était porteuse de nombreuses innovations dans tous les domaines ; portes capotes,..., l’Exposition 1878 se caractérise par la mise en application généralisée de ces innovations. Cependant on note la présence d’un certain nombre de nouveautés qui seront précisées dans la présentation des différents types de voitures mises en valeur lors de cette exposition.

Ces voitures de luxe sont classées en quatre catégories :

Les voitures à double suspension

Les voitures à simple suspension

Les voitures à deux roues

Les voitures locales

Nous allons vous les présenter en nous servant du rapport du jury de l’exposition, du rapport "La carrosserie" d' Anthony, l'album de Ch Gourdin et de quelques dessins complémentaires extraits de journaux professionnels anglais et américains.

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

1. Voitures à double suspension

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Les mails-coaches

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

Ces propos laissent penser que la fabrication française était plutôt orientée  vers les voitures à utilisation mondaine, plus luxueuses de type "drag" alors que les productions anglaises privilégiaient la fabrication de "road coaches" (dans le cadre, depuis les années 60, de la reconstitution de lignes publiques de coaches; le "revival"). Cette pratique se développera en france dans le dernier quart du siècle ce qui amènera de nomreux carrossiers français; Millon-Guiet,...de produire plus largement des "road-coaches".

Mail coach par Millon § Guiet

Mail coach par Millon § Guiet

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Voitures à housse ou de gala.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Voitures pour attelages à la Daumont.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Landaus à double suspension.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

 

 

Calèches à huit ressorts.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Vis à vis huit ressorts.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Coupés à huit ressorts.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Victorias à huit ressorts.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Mylords à flèche.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Phaétons et spyders à flèche.

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Phaéton 12 ressorts Labourdette Frères

Phaéton 12 ressorts Labourdette Frères

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Les voitures à suspension complète (triple suspension).

 

I l ne s'agit pas spécifiquement d'ajout de ressorts complémentaires mais de l'interposition de piéces en caoutchouc entre les pièces métalliques. En voici la présentation par M Anthony dans son rapport  "la carrosserie" sur l'exposition universelle de 1878.

  

"Ces pièces sont des bobines à caoutchouc appliquées dans les rouleaux des ressorts,tasseaux en caoutchouc entre ressort et essieux,...Elles sont entre autres utilisées dans différents modèles de voiture utilisant des suspensions à montages spéciaux."

 

Les montages spéciaux de ressorts.

 

 

Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension
Voitures  de l'Exposition  1878: 1) à double suspension

 

Nous aborderons dans la deuxième partie de cet article les différents modèles de voitures à simple suspension.

Texte:

Patrick Magnaudeix

(Figoli)

 

Documentation:

Le monde illustré 1879 (collection de l'auteur)

Guide du carrossier 1877 (collection de l'auteur)

Rapport du Jury exposition universelle de 1878 "Rapport sur la carrosserie, le charronnage" de l'exposition universelle internationale de 1878 - Groupe VI - Classe 62 - Par M. N. BELVALLETTE carrossier et M. E. QUENAY de la Maison Binder Ainé, Membres de la Société des Ingénieurs Civils." (collection BNF Gallica)

"La carrosserie" M Anthony (collection de l' auteur)

Revues professionnelles américaines (collection Hans Paggen)

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 07:43

 

 

La Calèche : bellissima !

 

Jean-Louis Libourel

 

 

 

 

Brice Thomas écrivait dans Le Guide du carrossier, journal destiné aux professionnels de la carrosserie et dont il était le créateur : « pour les profanes, c’est-à-dire pour ceux que ni leur fortune ni leur profession n’ont mis en situation de connaître un peu les équipages, le mot calèche sert à désigner une belle voiture de Maître. Qu’il s’agisse d’un milord, d’un landau, d’un phaéton etc… on dit que l’on a vu Madame x… passer dans sa calèche ».

La pureté de ses lignes, la justesse de ses proportions, les courbes gracieuses de ses ressorts, le balancement souple et majestueux de sa caisse, valent à la calèche d’être, dans l’inconscient collectif, l’archétype de la voiture élégante et luxueuse. Réservée à l’élite aristocratique et fortunée, elle évoque aussi bien les cortèges fastueux que les promenades romantiques, où elle offre à la beauté de ses passagères et à celle de leurs toilettes, l’écrin le plus raffiné. Lorsque Baudelaire écrit « une voiture, comme un vaisseau, emprunte au mouvement une grâce mystérieuse », si sa main trace les lettres du mot « voiture », c’est, à n’en pas douter, une calèche qui habite l’imagination du poète. 

 

1.	La calèche : élégante, aérienne, intemporelle…. (dessin de Rudolph Ackermann, 1819)

1. La calèche : élégante, aérienne, intemporelle…. (dessin de Rudolph Ackermann, 1819)

 

Au XIX e siècle, dans sa forme définitive, la calèche est une voiture de grand luxe, utilisée à la belle saison, dans des cortèges, à la promenade en ville et dans les parcs. Elle possède une caisse à deux fonds, généralement symétriques, contenant chacun un siège pour deux personnes. Le plus important, à l’arrière, est généralement abrité par une capote. On y accède par deux petites portières ouvertes au centre des panneaux latéraux. 

 

2.	Calèche construite en 1872 par Binder Frères pour le comte de Chambord (château de Chambord)

2. Calèche construite en 1872 par Binder Frères pour le comte de Chambord (château de Chambord)

3.	Calèche du carrossier parisien Moussard, médaille d’argent à l’Exposition de 1849.

3. Calèche du carrossier parisien Moussard, médaille d’argent à l’Exposition de 1849.

 

La formule la plus élégante combine une caisse arrondie et un train à flèche à ressorts en C, ou, mieux encore, à huit ressorts. Cette forme arrondie est qualifiée des appellations bateau ou nacelle selon la hauteur plus ou moins grande des panneaux. 

 

4.	Calèche nacelle de l’empereur d’Autriche François 1er, construite à Vienne par le carrossier Armbruster  vers 1815. (Vienne, palais de Schönbrunn, Wagenburg)

4. Calèche nacelle de l’empereur d’Autriche François 1er, construite à Vienne par le carrossier Armbruster vers 1815. (Vienne, palais de Schönbrunn, Wagenburg)

5.	Calèche nacelle à huit ressorts construite par le carrossier Banié à Paris, deuxième moitié du XIXe siècle. (Bornem, Coll. comte J. de Marnix de Sainte Aldegonde)

5. Calèche nacelle à huit ressorts construite par le carrossier Banié à Paris, deuxième moitié du XIXe siècle. (Bornem, Coll. comte J. de Marnix de Sainte Aldegonde)

 

Le siège du cocher peut être à housse pour les versions de gala très luxueuses.

 

6.	Calèche de gala, à huit-ressorts, caisse en nacelle et siège à housse à la française, modèle de Million-Guiet à Paris.

6. Calèche de gala, à huit-ressorts, caisse en nacelle et siège à housse à la française, modèle de Million-Guiet à Paris.

 

 Mais le plus souvent, il est monté sur de simples ferrures ou, à l’anglaise, sur un coffre carré ; dans ces deux cas il est démontable et permet l’attelage à la d’Aumont. Les calèches attelées ainsi possèdent un siège pour un ou deux valets de pied à l’arrière de la caisse.

La perfection que la calèche atteint sous le Second Empire est le résultat d’une longue évolution depuis le XVIIsiècle où elle est apparue pour la première fois.

 

 

« Marquis, allons au cours, faire voir ma calèche… »

 

Grâce aux comptes des Trésoriers des Ecuries du Roy, on peut observer le succès grandissant de cette voiture tout au long du règne de Louis XIV. La première à entrer aux Ecuries royales, en 1643, année même où le jeune Louis monte sur le trône, est « une petite calèche ». Le 26 août 1660, après son mariage avec Louis XIV, Marie-Thérèse d’Espagne, nouvelle reine de France, fait son entrée dans Paris à bord d’une « calèche à la romaine » célébrée par le fabuliste Jean de La Fontaine :

« On dit qu’elle était d’or, et semblait d’or massif, et qu’il s’en fait peu de pareilles »

A l’occasion de ce mariage royal, le cardinal Mazarin avait reçu une nouvelle calèche garnie de velours de Milan.

Relatant les fêtes données à Fontainebleau au cours de l’été 1661, en l’honneur d’Henriette d’Angleterre, Madame de La Fayette nous renseigne sur l’usage festif des calèches : « après souper, on montait dans des calèches, et au bruit des violons on s’allait promener une partie de la nuit autour du canal ». En 1663, les comptes des Ecuries mentionnent trois calèches, dont une « en forme de vaisseau ». En 1665, trois nouvelles acquisitions enrichissent les écuries royales : une calèche verte, une calèche vitrée et une calèche à ressorts. En 1671, Madame de Sévigné se rend au château de Fouesnel dans une calèche à six chevaux : « il n’y a rien de plus joli, s’émerveille-t-elle, il semble qu’on vole ». En juillet 1676, notre marquise épistolière donne une description précise de la calèche : « A six heures on monte en calèche, le Roi, Madame de Montespan, Monsieur, Madame de Thianges et la bonne d’Heudicourt sur le strapontin. Vous savez comme ces calèches sont faites : on ne se regarde point, on est tourné du même côté. La Reine était dans une autre avec les princesses ».

La même année 1676, Madame de Montespan utilise aussi une calèche à six chevaux pour aller à Vichy. En 1679, Le Mercure de France décrit « une magnifique calèche » offerte au roi par le Maréchal duc de Vivonne. En 1683, six nouvelles calèches sont achetées, dont une vitrée, deux ouvertes et une de couleur violette.

Depuis qu’il s’était cassé le bras en courant le cerf en 1683, Louis XIV suivait la chasse dans une calèche « tirée par quatre petits chevaux qu’il menait lui-même à toute bride, avec une adresse et une justesse que n’ont pas les meilleurs cochers » selon Saint-Simon, admiratif. Un tableau du peintre J.D. Martin montre le roi menant cette calèche basse, en bois doré, à train rouge, attelée à quatre chevaux noirs (Musée national de Fontainebleau). 

 

7.	Louis XIV conduisant sa calèche à la chasse. Peinture de J.D. Martin. (Musée national de Fontainebleau)

7. Louis XIV conduisant sa calèche à la chasse. Peinture de J.D. Martin. (Musée national de Fontainebleau)

 

Parce qu’elle est à la pointe de la mode, c’est elle que Molière mentionne dans sa pièce Les Fâcheux (1661) comme la voiture la plus apte à satisfaire la vanité d’un jeune homme du monde :

« Marquis, allons au cours faire voir ma calèche ;

    Elle est bien entendue, et plus d’un duc et pair

    En fait à mon faiseur faire une du même air. »

 

C’est alors une voiture légère, à quatre roues, découverte, ou équipée d’une capote de cuir, appelée soufflet — par extension, le mot est appliqué aux voitures munies d’une telle capote —. On l’utilise pour la promenade dans les parcs ou pour la chasse. Certaines plus richement ornées et couvertes d’un dais, inspirées des chars de triomphe, prennent place dans les cortèges officiels.

La calèche reste en vogue durant tout le XVIIIe siècle. « On n’est point à la mode, dit Le Mercure d’août 1714, si l’on n’a à présent un soufflet pour aller se promener la nuit au cours ». 

 

8.	Calèche.  Dessin de Haberman, vers 1740.

8. Calèche. Dessin de Haberman, vers 1740.

 

En 1724, deux grandes calèches de campagne sont livrées à Louis XV : équipées d’un siège établi tout autour de l’espace intérieur et adossé aux quatre côtés de la caisse, elles sont du type “gondole”, l’une à dix places, l’autre à douze. Celle-ci, magnifiquement ornée des attributs de la chasse sculptés sur le train par Haise et peints sur les panneaux par Jean-Baptiste Oudry, est l’œuvre du carrossier La Fontaine ; c’est sans doute avec elle que le roi et onze seigneurs qui l’accompagnaient, versèrent le 28 octobre 1726, lors d’une chasse en forêt de Fontainebleau. Entre 1734 et 1745, dans les neuf grandes compositions qu’il consacre aux chasses de Louis XV Oudry représente fidèlement différentes versions de calèches que le roi utilise à la chasse.

En 1771, dans son ouvrage sur la menuiserie en voitures, Roubo décrit ainsi les calèches : « Les calèches sont des voitures de campagne destinées à la promenade ou à la chasse, lesquelles sont à plusieurs rangs de bancs, ouvertes de tous côtés au-dessus de l’appui ou fermés seulement par des rideaux, et dont l’impériale est soutenue par des montants de fer […] Ces sortes de voitures sont faites pour jouir de l’air et de la vue de la campagne ». 

 

9.	Calèche (Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques (sic) avec leur explication, volume illustrant L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, 9ème volume, 1771, article Sellier-Carrossier, pl. VIII)

9. Calèche (Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques (sic) avec leur explication, volume illustrant L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, 9ème volume, 1771, article Sellier-Carrossier, pl. VIII)

 

De cette longue période couvrant un siècle et demi ne subsistent que quelques pièces, conservées aux  Kurpfalzisches Museums de Heidelberg, à la Wagenburg du Palais de Schönbrunn à Vienne, au château de Strömsholm (Suède), au château d’Augustusburg (Allemagne), au Musée Piersanti à Metalica (Italie), au  Nationalmuseet de Lyngby (Danemark), à Moscou au Palais des Armures du Kremlin et au Musée Historique d’Etat.

 

Dans les dernières années du XVIIIe siècle, la calèche acquiert sa forme définitive, caractérisée par une caisse arrondie en partie couverte d’une capote, comme le montre un dessin de Pujin paru dans Le Magasin des Modes Nouvelles, le 30 septembre 1787. 

 

10.	Calèche. Dessin de Pujin, paru dans Le Magasin des Modes Nouvelles, le 30 septembre 1787.

10. Calèche. Dessin de Pujin, paru dans Le Magasin des Modes Nouvelles, le 30 septembre 1787.

 

Les calèches féériques de l’Impératrice Eugénie

 

Les calèches à la d’Aumont apparues sous le Premier Empire seront parmi les plus belles réussites de la carrosserie parisienne de tous les temps : caisse aux courbes parfaitement symétriques, allégée par des brancards à jour, comme celles représentées sur les toiles de Joseph Bidault et Horace Vernet (Paris, Musée Marmottan) et d’Alexandre Dunouy (Palais de l’Elysée), et dont subsistent deux exemplaires exceptionnels : le premier, œuvre du carrossier Prelot (Chantilly, Musée Condé, en dépôt au Musée vivant du cheval) et l’exquise petite calèche du Roi de Rome, réalisée par le carrossier Tremblay avec une incomparable finesse d’exécution (Vienne, Palais de Schönbrunn).

 

11.	Calèche à la d’Aumont. Détail du tableau Le château de Benrath peint par Alexandre Dunouy, 1806 (Paris, Palais de l’Elysée)

11. Calèche à la d’Aumont. Détail du tableau Le château de Benrath peint par Alexandre Dunouy, 1806 (Paris, Palais de l’Elysée)

12.	Calèche d’enfant du Roi de Rome, construite à Paris en 1812 par Tremblay d’après un projet d’Antoine Carassi (Vienne, Palais de Schönbrunn, Wagenburg)

12. Calèche d’enfant du Roi de Rome, construite à Paris en 1812 par Tremblay d’après un projet d’Antoine Carassi (Vienne, Palais de Schönbrunn, Wagenburg)

 

La beauté de ces voitures leur vaut la faveur des élégantes les plus exigeantes, comme le constate dès 1815 l’Almanach des modes et annuaire des modes réunies : « la voiture sans contredit la plus agréable, celle dans laquelle, nonchalamment et mollement assise, une femme est vue de la tête aux pieds, c’est la Calèche. Les dames ont pour cette voiture une prédilection particulière ». A sa mort en 1814, l’ex-impératrice Joséphine en possède trois, abritées dans les remises de La Malmaison : une à fond jaune et noir, une à fond bleu et or à décor de perles, une bleu de ciel à parasol blanc.

 

13.	Calèche à brancards de caisse à jour, d’époque 1er empire, telle que devaient être celles de l’ex-impératrice Joséphine. Modèle extrait des Dessins de voitures par D.M. Duchesne, 1808.

13. Calèche à brancards de caisse à jour, d’époque 1er empire, telle que devaient être celles de l’ex-impératrice Joséphine. Modèle extrait des Dessins de voitures par D.M. Duchesne, 1808.

 

Sous Louis-Philippe, de nombreuses calèches assurent le service du roi : à sa chute, en 1848, sur quarante et une voitures royales affectées aux membres du gouvernement provisoire de la nouvelle République, dix-sept sont des calèches, dont sept briskas.

La calèche connaît son apogée sous le Second Empire. Les équipages atteignent alors un degré de raffinement et de perfection jamais égalé. Le service à la d’Aumont des Ecuries impériales comprend à lui seul douze calèches huit-ressorts, toutes signées Ehrler, carrossier favori de l’empereur, et dont la spécialité depuis 1860, était, justement, la fabrication de grandes calèches. L’Impératrice Eugénie donne le ton : sort-elle dans une calèche tirée par quatre bais splendides dont le front est empanaché de grappes de glycine, qu’aussitôt, toutes les dames fleurissent la tête de leurs chevaux, telle Madame Feuillant qui pare les brides des grands chevaux noirs de sa calèche avec des violettes de Parme ! Attelée à la d’Aumont, la calèche bleue à rechampis jaune de Cora Pearl, maîtresse entre autres du duc de Morny, fait sensation dans Paris.

Les clichés des célèbres photographes équestres Delton père et fils nous montrent la calèche du prince Constantin Radziwill et celle de la princesse de Metternich, toutes deux à huit-ressorts et impeccablement attelées, ou celle du comte Boni de Castellane si parfaite que les cochers de fiacre l’applaudissaient, debout sur leur siège, lorsqu’elle descendait les Champs-Elysées !

 

14.	Calèche à la d’Aumont du prince Constantin Radziwill, 1906. Photo Delton, Le Monde du cheval.

14. Calèche à la d’Aumont du prince Constantin Radziwill, 1906. Photo Delton, Le Monde du cheval.

15.	Le prince et la princesse de Metternich avec le prince de Sagan dans la calèche de l’ambassade d’Autriche à Paris, 1867. Photo Delton, Le Monde du cheval.

15. Le prince et la princesse de Metternich avec le prince de Sagan dans la calèche de l’ambassade d’Autriche à Paris, 1867. Photo Delton, Le Monde du cheval.

16.	Calèche du comte Boni de Castellane. Photographie Delton, Le Monde du cheval.

16. Calèche du comte Boni de Castellane. Photographie Delton, Le Monde du cheval.

 

Bien qu’elles soient peu à peu remplacées par les sociables et les vis-à-vis, moins ostentatoires, les calèches, selon Brice Thomas, gardent toujours la faveur « des dames élégantes qui, au lieu d’être entièrement enterrées dans un véhicule et de passer inaperçues, préfèrent être complètement à découvert et laisser voir la finesse, la délicatesse de leur goût en fait de toilette, leur aisance dans les manières et leur cachet de distinction ».

 

 

Wourch, Briska, et autres variantes

 

Rouler en calèche aux beaux jours, imposait d’avoir pour l’hiver une voiture fermée, berline ou coupé. Les carrossiers imaginèrent à l’intention de leurs clients insuffisamment fortunés pour assurer la dépense d’un véhicule supplémentaire, de transformer certaines calèches en voitures fermées, utilisables par mauvais temps. Un châssis vitré et un toit en cuir, amovibles, adaptés sur la partie antérieure de la caisse, venaient compléter l’abri offert par la capote, et former un habitacle entièrement clos. 

17.	Calèche transformable, ou Wourch. Fabricant inconnu, vers 1820 (Bâle, Historisches Museum)

17. Calèche transformable, ou Wourch. Fabricant inconnu, vers 1820 (Bâle, Historisches Museum)

Ce système ingénieux et économique, mais peu pratique, s’utilise généralement sur des calèches moins luxueuses et simplement montées sur des ressorts à pincettes. Appelées calèches transformables, ou plus communément wourchs, elles sont très répandues durant tout le XIXe  siècle. Ce système de fermeture amovible vitrée est cependant plus ancien ; il existe en effet sur une voiture de la fin du XVIIIe siècle conservée dans la collection du Musée communal de Macerata en Italie.

 

18.	Calèche transformable, fin du XVIIIe siècle. (Macerata, Musée Communal)

18. Calèche transformable, fin du XVIIIe siècle. (Macerata, Musée Communal)

 

Parce qu’elle offrait à ses passagers, lorsqu’elle était décapotée, une vue circulaire et un contact direct avec la nature environnante, la calèche fut aussi une voiture de voyage appréciée par tous ceux qui désiraient découvrir et admirer au mieux grâce à une vision panoramique les sites et les paysages traversés. En juin 1817, Laure Junot, duchesse d’Abrantès, quitte Paris pour l’Italie. Voulant profiter du beau temps estival, elle choisit de rouler en calèche. Sur la route du Simplon « Je me mis sur le siège de ma voiture, écrit-elle, et laissant l’intérieur à mes gens, je me laissai aller à jouir du spectacle magnifique qui m’entourait ».

L’iconographie est riche en représentations de calèches de voyage surchargées de bagages et cartons à chapeaux, lancées à pleine vitesse sur les routes et les chemins, par monts et par vaux, traversant des gués, gravissant des côtes abruptes, dévalant au grand galop des pentes vertigineuses, embourbées dans des ornières, emportées par des attelages affolés par l’orage, attaquées par des brigands de grand chemin…

Rien ne les distingue des modèles de luxe et de ville, sinon leurs trains plus forts, les coffres solidaires de la caisse à l’avant et à l’arrière, et les montagnes de bagages empilés jusque sur la capote.

 

19.	Calèche de voyage surchargée de coffres et de malles. Dessin de Nicolas Koller, Vienne, vers 1830.

19. Calèche de voyage surchargée de coffres et de malles. Dessin de Nicolas Koller, Vienne, vers 1830.

 

Seule la briska forme un type distinct. Selon Brice Thomas, elle dériverait de la britschka « chariot recouvert d’osier dont se servent les russes et qu’ils transforment en traîneau l’hiver, en en retirant les roues ». Elle est reconnaissable à la grande robustesse du train, des roues et des ressorts, et surtout au fond plat de la caisse, hérité du traîneau. Deux passagers peuvent y voyager, jambes étendues et protégées par un tablier de cuir recouvrant la partie antérieure, et le corps à l’abri derrière un châssis vitré amovible, appelé vasistas, que l’on peut fixer à volonté sous le premier arceau de la capote. Deux grands coffres à bagages sont solidaires de la caisse. Sur le premier, à l’avant, est fixé le siège du cocher. Le second, à l’arrière, supporte un siège pour deux domestiques.

 

20.	Calèche-Briska, dessin de Thomas Baptiste à Paris, vers 1825.

20. Calèche-Briska, dessin de Thomas Baptiste à Paris, vers 1825.

 

Ces magnifiques calèches ont disparu pour la plupart. Aujourd’hui il est très rare de pouvoir admirer des calèches correctement attelées, en grandes guides ou à la d’Aumont, ailleurs que dans les quelques capitales européennes sièges d’une monarchie, Londres, La Haye, Copenhague, Stockholm, à l’occasion de cérémonies officielles. La plus féérique de toutes est la calèche de couleur crème, construite par le carrossier M.L. Hermans en 1898 pour la reine Wilhelmine des Pays-Bas, dont la caisse arrondie en nacelle se balance gracieusement sur huit ressorts, à l’occasion de ses sorties dans les rues de La Haye, au trot d’un attelage de Frisons pleins de feu, aux splendides crinières d’un noir intense qui se mêlent à la soie blanche des guides et des enrênements : rien n’est plus beau ! 

 

 

La calèche: Bellissima!    Jean Louis Libourel

 

Texte et Documentation:

 

Jean Louis Libourel

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 07:38

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1900: un des derniers sursauts du coaching!

1900: un des derniers sursauts du coaching!

En 1900, année de l’Exposition universelle à Paris, les gazettes du sportman, comme La vie au grand air, Le sport universel illustré, mettent largement en avant les sports à la mode; tennis, yachting, cyclisme et, tout particulièrement, le nouveau sport à la mode; l’automobile.

Pourtant, une activité équestre fait de la résistance et semble revenir à la mode comme à ses plus beaux jours; le coaching.

 

1900: un des derniers sursauts du coaching!

 

L’impulsion générale donnée par l’ouverture de l’Exposition universelle n’y est sûrement pas étrangère. Ainsi, parmi les multiples initiatives sportives pour se rendre au salon; des échassiers faisant la route de leur Landes natales, l’ouvrier venant d’Autriche avec sa brouette, un autre groupe de musiciens venant de Vienne à pied, des rouleurs de barriques, les inévitables automobiles…, plusieurs projets de voyage inclurent des coaches. Une des initiatives les plus en vues et qu’accompagnèrent de nombreux coachmen tout au long de sa réalisation fut le voyage Londres-Paris en mail-coach. Il fut impulsé par l’américain Fowness et soutenu par quelques personnalités de la haute société londonienne. Ce voyage a été relaté dans les colonnes du Sport universel Illustré du 28 Avril 1900.

 

En Mail-coach de Londres à Paris

 

1900: un des derniers sursauts du coaching!

 

« Deux Mails prenaient part à l’expédition, l’un conduit par M Fowness lui-même, l’autre dirigé par une sportwoman distinguée, Miss Eastwick, qui s’est acquis dans le coaching international une réputation considérable. » Miss Eastwick, native de la nouvelle Orléans, était accompagnée de sa sœur et de MM Denison, Dana et Dickson.

« Les deux mails étaient en tout point semblables, carrosserie de couleur marron foncé ; le train des roues en rouge. Les chevaux étaient des hunters excellents, robustes, très dociles, très endurants. Alors que le mail de miss Eastwick était attelé de quatre chevaux bais, celui de M Fowness comptait trois bais et un gris pommelé.

Le départ de Londres s’effectua le 6 Avril de Piccadilly parmi un grand concours d’amis et de curieux qui firent aux voyageurs des ovations frénétiques lorsqu’au claquement des fouets et dans la musique perçante des trompes les attelages s’ébranlèrent dans leur majestueuse ordonnance et leur gracieux convoi de jolies femmes et leurs chargements pittoresque de bagages.

A Newhaven les mails furent chargés à bord d’un steamer pour effectuer la traversée de la manche. Ce fut le plus pénible moment du voyage. Le mauvais état de la mer, les tempêtes, nécessitèrent deux ou trois jours d’attente avant qu’il fut possible de tenter, sans danger pour les chevaux, la traversée du Détroit.

A Dieppe, les mails reprirent la route et après avoir roulé de concert, les deux mails se séparèrent : celui de M. Fowness prenait une étape d’avance.

Le jeudi 19 Avril, « The Rocket » faisait escale à Saint Germain au pavillon Henri IV. Le mail de miss Eastwick le suivait à un jour d’intervalle.

L’étape finale fut réglée, pour l’un comme pour l’autre, de façon à permettre une entrée dans Paris aux heures à sensation, au retour du bois, de 5 à 6 heures.

Le vendredi 20 Avril, The « Rocket » arrivait à Paris par le bois de Boulogne, descendait les Champs Elysées et, conformément à un itinéraire fixé d’avance, allait faire contrôler son apparition avenue de l’Opéra par nos confrères du New York Herald.

Le lendemain, samedi 21 Avril, le mail de miss Eastwick faisait à son tour son arrivée avenue de l’Opéra.

Des déclarations faites par M Fowness il résulte que le voyage s’est effectué – à part les conditions climatiques- dans d’excellentes conditions. Pas un seul accident ni incident en cours de route. Les chevaux, supportant l’effet avec un bel entrain, n’ont pas souffert un seul instant. Les étapes quotidiennes ont été en moyenne de 58 kilomètres.

1900: un des derniers sursauts du coaching!

Plus tard dans la saison, les visiteurs américains regagneront Londres de la même manière.

A l’initiative de la Société des guides, de nombreux coaches et voitures accompagnèrent les deux américains tout au long du parcours et particulièrement à partir de St Germain. Cet événement  démarra une saison brillante où de très nombreuses excursions furent organisées en forêts de St Germain, de Sénart, à Chantilly, à St Cloud,…sans oublier les grands moments habituels:

 

- la journée des drags à Auteuil. 

Rassemblement  avant le départ vers Auteuil

Rassemblement avant le départ vers Auteuil

Arrivée des coaches

Arrivée des coaches

Les participants à la pesée

Les participants à la pesée

 

- Réception de la société de polo à Bagatelle

 

Invitée par le Club de polo, la Société des guides proposa à ses membres d'assister du haut de leur coach au match de Polo se déroulant à Bagatelle. Pour donner une image réaliste de ce type de rassemblement mondain, il faut souligner qu’un orchestre viennois accompagna le déroulement du match et, bien sûr, le goûter qui clôtura la manifestation.

 

Les mails sur la pelouse du Club de polo

Les mails sur la pelouse du Club de polo

 

Les coaches ayant accepté l’invitation étaient ceux du marquis de Villaviéja, J. Boussaud, duc de Noailles, duc de Brissac, baron de la Caze, J. Pastré, Nagelmakers, comte d’Alincourt, le Roux de Vilers, comte du Douët de Graville.

 

1900: un des derniers sursauts du coaching!
1900: un des derniers sursauts du coaching!
1900: un des derniers sursauts du coaching!
1900: un des derniers sursauts du coaching!
1900: un des derniers sursauts du coaching!

 

- Concours international hippique

 

Si le concours hippique fut globalement semblable aux concours précédents, les journaux ; « Le sport universel illustré» et « La vie au grand air » soulignèrent, par contre, l’exceptionnelle participation de meneurs au défilé des coaches.

Équipage du gagnant M Nagelmacker

Équipage du gagnant M Nagelmacker

« Le concours d’attelage a été remarquable. Trente et un coaches dont plusieurs venus de Belgique avaient répondu à l’appel du comité. La piste n’était pas assez grande pour les contenir tous. Le premier prix a été attribué à M Nagelmacker ,… » -La vie au grand air-

 

1900: un des derniers sursauts du coaching!

Voici, pour les passionnés de coaching, la liste des participants :

Le comte Geoffroy d’Andigné, comte J d’Arlincourt, A Chanu, Georges Chaudoir, comte du Douët de Graville, O. Galice, M de Guadalmina, Max Guillaume, J.Hennessy, baron de la Caze (avec 2 mails), Paul Lambert, comte de Lariboisière, H Jonh Mandi, Georges Nagelmakers, (avec 2 mails), baron de Neuflize, duc de Noailles, Orban, Prince Orlof, Georges Pauwels, de Poliakoff de Saint Léger, G Saint Paul de Sincay, L Thom, baron de Veauce, P Vernes, J de Warn, comte G de Zogheb, baron de Zuylen de Nyevelt.

1900: un des derniers sursauts du coaching!
1900: un des derniers sursauts du coaching!
1900: un des derniers sursauts du coaching!
1900: un des derniers sursauts du coaching!

Si le chroniqueur du Sport illustré lie perfidement la hauteur de la participation au montant particulièrement élevé des dotations, ceci ne semble pas suffisant pour expliquer cet exceptionnel engouement qui est à l’image de la mise à l’honneur des coaches, en cette année 1900.

Il faut cependant spécifier que cette envolée concerne les voitures de parade et de fêtes, de type « Drag », utilisées pour les courts trajets alors que pour les longs trajets, la pratique du road coaching concurencée par le sport automobile, tend à disparaître progressivement. 

 

 

Les raisons de ce renouveau.

 

Les raisons de cet engouement pour le coaching en 1900 sont multiples et, en premier lieu, la persistance dans un certain monde d'intégrer les sports hippiques à la vie mondaine.

 

Persistance du fort lien entre vie mondaine et activités hippiques

 

 Cette attitude de déjeuner, entre amis sur l'herbe, et de se montrer  amuse le chroniqueur de la « Vie au grand air »:

Le mail coach* « est une diligence perfectionnée, améliorée, dont les grands coffres au lieu de bagages contiennent des tables, des paniers de champagne et les victuailles nécessaires pour improviser promptement les lunchs en forêt ou sur la pelouse des champs de course. La mode adoptée est de n’occuper que les places extérieures du mail ; siège, plate forme et banquettes, en laissant les hommes de l’attelage et les valets de pied se prélasser à l’intérieur. Seul reste sur la banquette le sonneur de tuba.

Il va donc de soi que la participation, juché sur un mail, à une quelconque manifestation liée à l’exposition universelle, soit très recherchée.

 

La dynamique donnée par l'exposition universelle

 

 

En dehors de l'impulsion donnée à toute activité lors d'une exposition universelle, le coaching benéficia surement de la surreprésentation de l'hippomobile au champ de Mars en 1900.

 Deux caractéristiques de cette exposition ont pu induire la résistance de l'attelage sportif et du coaching face aux sports liés au cyclisme et à l'automobile:

-L'espace dédié au transport ayant été limité, la majorité des exposants de cycles et d'automobiles fut reléguée à l'extérieur de Paris, 

Rapport du Jury de l'exposition de Paris
Rapport du Jury de l'exposition de Paris

Rapport du Jury de l'exposition de Paris

-la restrospective d’un siècle de transports était adjointe aux stands et a pu inciter les passionnés d’attelage à mettre en avant un moyen de transport qui, on le voyait bien, allait devenir obsolète face à l’automobile.

Exposition centenale

Exposition centenale

Mail coach 1° empire conservé par le comte d'Espeuilles présenté dans la rétrospective
Mail coach 1° empire conservé par le comte d'Espeuilles présenté dans la rétrospective

Mail coach 1° empire conservé par le comte d'Espeuilles présenté dans la rétrospective

 

Si effectivement un sentiment de nostalgie a pu pousser les passionnés de four in hand à se mobiliser, il faut noter qu'ils y furent incités par le secteur de la construction de voitures hippomobiles.

 

La mobilisation des constructeurs d'attelage de luxe.

 

 En 1900, ce secteur représente un impact économique considérable: 20000 entreprises en France dont 3500 fournisseurs de voitures de luxe.  

Rapport du Jury de l'exposition de Paris

Rapport du Jury de l'exposition de Paris

 

 Les Coaches, en déambulant dans les lieux les plus fréquentés par les grandes fortunes, étaient un support publicitaire indéniable pour l’image des grands constructeurs et ceci, paradoxalement, même dans leur mutation vers l’automobile.

« Du reste, le mail semble devoir redevenir une voiture très à la mode ; certains industriels en ont même fait construire tout spécialement pour leur servir de réclame ambulante, et c’est certainement une bonne réclame ; car l’attention des promeneurs des boulevards et des champs Elysées est forcément attirée par ces grandes voitures attelées de quatre chevaux et dont la venue est annoncée par le valet de pied sonneur de tuba, un instrument qui est certes plus agréable que la trompe des automobiles. »-la vie au grand air-

Si effectivement l’année 1900 a montré un sursaut du coaching, sport qui, par la suite, va doucement péricliter, il faut souligner qu’elle montre, à contrario, un certain abandon des traditions, particulièrement dans le choix des chevaux dédiés à être attelé à un coach ce qui confirme la primauté donnée aux attelages de parade. Nous terminons donc cet article en citant Paul Megnin qui, dans « La vie au grand air », décrit, tout en la déplorant, cette évolution.

« Il semble qu’au point de vue de l’attelage la tradition se perde pour les mails : la faveur va aux steppeurs tandis qu’elle aurait du rester aux beaux routiers ayant du dos, de la hanche, de l’encolure, du corsage, et des actions étendues, mais plutôt basses ; parmi ceux qui respectent la tradition, nous avons remarqué les attelages du baron de la Caze de M Octave Gallice ? Max Guillaume…

Les autres attelages étaient des carrossiers aux gestes ronds et élevés plutôt que des routiers ; les chevaux de coach ne doivent pas être des chevaux de gala.

…Comme chevaux de coaches, aucuns ne sont comparables comme force, courage et travail au cheval hongre anglais de grande taille, plus doux, plus sociable que les juments flamandes (qui sont cependant excellentes, attelées en coach) également plus endurant au travail et pouvant servir plus longtemps. Les polonais sont bons aussi mais trop petits souvent et d’un caractère trop violent.

Nos coachmen cherchent depuis quelques années la diversité dans les couleurs ; certains prétendent que rien n’égale « le damier » : encore une tradition qui se perd. Les chevaux de coach devaient autrefois être de même couleur ; il fallait même que leurs marques fussent semblables. Ainsi par exemple, si l’un avait la face blanche, des balzanes antérieures ou postérieures, ou de couleur pie il fallait que les autres eussent les mêmes marques. Aujourd’hui, on ne cherche plus à réunir que trois conditions ; mêmes allures, même caractère, même force ; il est vrai que, sans elles, on n’aurait que des attelages désunis et qui se fatigueraient très vite.

1900: un des derniers sursauts du coaching!
Le mail de Philippe Verne

Le mail de Philippe Verne

Le mail de M Chanu

Le mail de M Chanu

Le mail du comte de Douet de Graville

Le mail du comte de Douet de Graville

Voici, d’après l’auteur du « Livre du cheval » qui fait autorité de l’autre côté du détroit (Angleterre), quel doit être le vrai type du cheval de coach :

« Tête bien proportionnée; confort ; poitrine pleine ouverte et ronde ; membres plats, court-jointés, secs et biens garnis de poils ; côtes arrondies, dos fort, croupe bien ronde, forte charpente, grande stature. »

 

Un débat qui semble resté ouvert jusqu'à nos jours.

 

 

Texte:

 

Patrick Magnaudeix

(Figoli)

 

A noter, pour certains journalistes de l’époque, que le terme Mail désigne la voiture et le terme Drag l’ensemble de l’équipage : « On emploie quelquefois le mot « drag » pour désigner un « mail » mais, cette appellation manque d’exactitude ; le mail est la voiture seulement tandis que drag signifie l’ensemble de l’équipage »

 

 

 

Documentation:

 

Collection Figoli

Exposition centenale des moyens de transport. 

Sport Universel illustré avril, Juin 1900

La vie au grand air Juin 1900

 

Cnum/cnam:

Rapport du Jury internationnal exposition universelle 1900.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 07:18

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Paris dessiné par Crafty en 1894

 

 

Auteur de plusieurs ouvrages alliant dessins et humour, l'illustrateur Crafty  avec "A travers Paris" nous introduit dans les petits secrets de la "ville lumière" à la fin du XIX° siècle. Que dire de plus, sinon vous proposer de découvrir ce piquant hommage à la ville de Paris, à sa population et bien sûr,... à ses chevaux. 

 

 

 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894
 Paris dessiné par Crafty en 1894

 

Documentation:

"A travers Paris" :collection de Patrick Magnaudeix (Figoli)

 Paris dessiné par Crafty en 1894

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 07:23
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages

 

 

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 Musée de la voiture.

 

Museum of carriages.

 

Chateau de Compiègne

 

 

Dans l"article "Musée National dela voiture et du tourisme de Compiègne",         nous vous avons présenté l'histoire de ce musée et l'impossibilité pour le public d'en admirer les plus belles pièces. Alors, pour que cette collection ne tombe pas dans l'oubli, nous vous en présentons aujourdhui le catalogue le plus récent édité en....1950!!! Malgré son grand âge, il a un avantage; celui d'être traduit en Anglais, ce qui facilitera la découverte de ce patrimoine exceptionnel par nos amis anglophones.

 

 

 

Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
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Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages
Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages

Documention: 

​Musée de la voiture

Chateau de Compiègne

(Photos: de M Hutin Compiègne / Texte: Jacques Robiquet et Max Terrier éd.1950)

 

provenant de la collection de Patrick Magnaudeix (Figoli)

Compiègne: Musée de la voiture. Museum of carriages

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 08:00

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Voitures et camions de livraison;

 

rois du pavé parisien

 

 

2/ camions, charrettes,...

 

 

 

Cet article fait suite à l'article;

 Voitures et camions de livraison;rois du pavé parisien: 1 les fourgons.

 

Certains fourgons de livraison avaient des formes particulières adaptées à la forme des marchandises transportées comme, ici dans les années 1900, une voiture de livraison de pianos de la maison ERARD (constructeur de pianos et de harpes).

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

D'autres étaient de véritables voitures réclame, dignes de la caravane du Tour de France. Par mesure de sécurité, elles furent interdites à circuler en France, dès 1900, mais leur utilisation perdura en Angleterre et aux Etats Unis.

Voiture publicitaire américaine.
Voiture publicitaire américaine.

Voiture publicitaire américaine.

 

Ainsi, une multitude de véhicules aux formes, parfois originales, adaptées à leur utilisations se croisaient sur la chaussée parisienne, comme cette voiture de livraison de bain à domicile, que nous vous avons présentée dans l'article:

 

Voitures de porteur d'eau et de livreur de bain. 

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

Nous n'avons pu trouver de films englobant les différents modes de transport dans Paris. Pour vous donner une idée de l'éclectisme du parc hippomobile d'une grande ville, nous vous proposons cette série de petits films, tournés par "Pathé" en Angleterre.

 

 Hormis les fourgons, les principaux véhicules de transport de marchandise que vous avez pu observer sont donc des charrettes, tombereaux  à deux roues, des chariots et camions à quatre roues. 

 

Charrette:

 

Voiture à deux roues, "...la charrette est constituée de deux longues pièces de bois, de forte section, sur lesquelles sont établies un plancher et des ridelles et qui se prolongent vers l'avant pour former des brancards..." Martin Darbel,1923.

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

Tombereau:

 

Voiture de charge à deux roues dont la caisse est formée de quatre panneaux pleins. Il peut être simple et se décharger en se renversant complètement vers l'arrière ou posséder un mécanisme permettant le basculement de la caisse.

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

Chariot:

 

Terme trés ancien, apparaissant dès 1268 dans le "Livre des métiers", définissant un véhicule à quatre roues muni de ridelles et destiné au transport de charges et fardeaux.

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

Camion

 

Ce véhicule, à quatre roues de faible diamètre, se compose essentiellement d'un long plateau qui, pour maintenir ses marchandises, est légèrement incurvé sur les côtés ou muni de ridelles. 

Modèle présenté par le guide du carrossier en 1896
Modèle présenté par le guide du carrossier en 1896

Modèle présenté par le guide du carrossier en 1896

Vous trouverez des descriptions complètes, extraites du Guide du Carrossier, dans l'article:

 

Guide du carrossier; Camion

 

 Suivant le type de marchandises transportées, il se décline sous différentes formes.

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

Une même activité économique pouvait utiliser l'ensemble de ces véhicules: tombereaux, charrettes, chariot, camions, comme, par exemple, les voitures de sociétés laitières; voir l'article

 

Voitures de transport du lait 

Voiture à lait photographiée par Atget (source BNF Gallica)

Voiture à lait photographiée par Atget (source BNF Gallica)

 

Nous allons donc vous présenter un album (certes non exhaustif) des différents véhicules de transport en ne les classant pas par type (voir pour celà l'excellente typologie des voitures réalisée par Jean Louis Libourel) mais en les regroupant par type d'activité.

 

Voitures

 

de limonadiers, cavistes, brasseurs,... dont l'incontournable et dangeureux haquet.

Haquet photographié par Atget (source Gallica BNF)

Haquet photographié par Atget (source Gallica BNF)

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

des glacières

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

de charbonniers et minotiers.

L'équipage Bernot est une photo d'Atger (source Gallica BNF)
L'équipage Bernot est une photo d'Atger (source Gallica BNF)
L'équipage Bernot est une photo d'Atger (source Gallica BNF)

L'équipage Bernot est une photo d'Atger (source Gallica BNF)

d'approvisionnement en eau...ou d'évacuations

Visite de contrôle des tonnes à eau

Visite de contrôle des tonnes à eau

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

de transporteurs

Les containers et palettes n'existant pas, les marchandises étaient souvent transportées enveloppées dans des ballots ou regroupées dans des malles en osier et autres caisses en bois.

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

...

La circulation était rendue encore plus difficile par la circulation des grands équipages à quatre chevaux, spécialisés dans le transport des charges lourdes et encombrantes.

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

De plus, il ne faut pas oublier que Paris, à la fin du XIX° siècle, était continuellement en chantier et que de multiples voitures de déblaiement, de transport de pierre envahissaient chaque jour la capitale.

Chantier sous Napoléon III photo Charles Marville (Source Carnavalet)
Chantier sous Napoléon III photo Charles Marville (Source Carnavalet)

Chantier sous Napoléon III photo Charles Marville (Source Carnavalet)

Les carriers utilisaient des voitures spécifiques
Les carriers utilisaient des voitures spécifiques
Les carriers utilisaient des voitures spécifiques
Les carriers utilisaient des voitures spécifiques
Les carriers utilisaient des voitures spécifiques

Les carriers utilisaient des voitures spécifiques

 

A tout cet aéropage de véhicules s'ajoutaient des convois exceptionnels que nous vous avons présentés dans l' article:

 

Convois exceptionnels

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

..., sans oublier les aliments necéssaires à l'alimentation des 70 à 80000 chevaux qui sejournaient dans la capitale; voir les articles:

 

A la rencontre des pailleux 1; un peu d'histoire

 

A la rencontre des pailleux 2: Attelages

 

A la rencontre des pailleux 3: Témoignages

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

Et, au milieu de toutes ces voitures, les nombreuses charrettes à ane et à bras des petits métiers se risquaient à leurs risques et périls dans la circulation.

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2
Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

 

Cette circulation intense d'animaux entraînait quelques salissures au pavé parisien!!.

Photo de Charles Marville (source Carnavalet)

Photo de Charles Marville (source Carnavalet)

 

Dès l'aube, les services de nettoyage rendaient à la capitale un aspect et ...une odeur acceptables en récupérant les déchets.

Cartes de vœux des éboueurs distribuées au moment des étrennes de fin d'année.
Cartes de vœux des éboueurs distribuées au moment des étrennes de fin d'année.
Cartes de vœux des éboueurs distribuées au moment des étrennes de fin d'année.

Cartes de vœux des éboueurs distribuées au moment des étrennes de fin d'année.

photo d'Atget (source Gallica BNF)

photo d'Atget (source Gallica BNF)

Texte:

Patrick Magnaudeix

(Figoli)

Photos:

Collection Figoli,  collection privées, Gallica BNF, Carnavalet.

 

Documentation:

Voitures hippomobiles de Jean Louis Libourel

Pour ceux qui ne sont pas encore en possession de cette "Bible" du patrimoine hippomobile, précisons que cet ouvrage, actuellement en rupture de stock aux Editions du patrimoine, sera réédité début 2016.

 

 

Voitures et camions de livraison;  rois du pavé parisien/ 2

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 07:40

N'hésitez pas à consulter les 1200 articles, vidéos,albums... de ce blog que vous trouverez classés dans "thèmes favoris" sur la colonne de droite de cette page d'accueil.

 

Voitures et camions de livraison;

 

rois du pavé parisien

 

1) Les fourgons à deux et quatre roues,

 

 

 

 

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

Les représentations ont la vie dure et, pour beaucoup, les voitures qui parcouraient  Paris ne pouvaient être que calèches et landaus de grandes maisons,... 

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

 Certes, ces voitures circulaient dans Paris mais, essentiellement, à certaines heures:

      - dans l'aprés-midi, pour se montrer dans les endroits préférés de la bourgeoisie et de l'aristocratie; bois de Boulogne, Champs Elysées,...

      - la nuit, pour se rendre, entre gens de bonne compagnie, aux invitations à des soirées privées ou aux spectacles divers et variés de la capitale.

Mais, même à ces heures là, ce sont les voitures de transport public; fiacres, voitures de location, omnibus,.... et de livraison; fourgons, charrettes,... qui, par leur nombre, étaient les reines du pavé parisien.

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

Cet article ne traitera pas des omnibus, fiacres, voitures de location que nous vous avons déjà présentés dans différents articles:

"La vie d'un cheval à Paris"

 

"Location de chevaux et de voitures à la fin du XIX°"

 

"Le cheval de fiacre"

 

 

 Nous nous limitons donc, aujourdhui, à la présentation d'un album de photos et dessins des différents véhicules qui concouraient à l’activité économique de la capitale; fourgons, camions, charrettes, fardiers, fourgons, tapissières,...

Dans un premier temps nous traitons des fourgons.

 

1) Fourgons à deux et quatre roues

 

Nous vous avons précédemment présenté les fourgons de livraison de la maison Potin.

"Les attelages de Felix Potin"

 

Vous avez pu constater qu'ils se déclinaient en voitures à deux ou quatre roues. Pour chaque catégorie de véhicule, la différenciation provenait essentiellement de son adaptation à la spécificité, à l'encombrement et au poids des marchandises transportées.

A l'origine voiture militaire destinée au transport de vivres et de munitions, l'utilisation du fourgon va par la suite se généraliser au transport et à la livraison de toutes sortes de materiels et denrées. Voici la définition qu'en apporte Jean Louis Libourel dans son ouvrage "Voitures hippomobiles":

"Voiture fermée, à deux ou quatre roues, pour le transport ou la livraison de marchandises et objets divers. Il comporte à l'avant un siège de cocher protégé par une capucine ou un prolongement rigide du pavillon et des panneaux latéraux."

Il est nommé tapissière quand les panneaux de la caisse sont remplacés par des rideaux en toile ou en cuir. La charrette à deux roues complètement fermée est, quant à elle, nommée Limousine.

Voici les descriptions de deux fourgons de messagerie fermés, à quatre roues. 

 

 

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

De nombreux modèles furent mis en service et nous en retrouvons des exemplaires, plus ou moins spécialisés, dans les publications professionnelles comme cette série de dessins des années 1880-1900 du "Guide du Carrossier".

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
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Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

Vous pouvez constater la grande élégance de certains modèles et, sur les panneaux des fourgons, les espaces pouvant être agrémentés d'inscriptions. De fait, ces fourgons de livraison, en complément de leur fonction utilitaire, servaient d'emblèmes publicitaires. Ils étaient porteurs de l'image de marque du magasin ou de l'entreprise.  Les grands magasins, tout particulièrement, apportaient un grand soin à la présentation et à la qualité des chevaux, harnachements, véhicules et  tenues des salariés.

Faisant donc suite aux voitures de la maison Potin, nous vous présentons, en premier, des clichés des voitures de livraison des grands magasins:

 

-Le "Bon marché"

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

 

- Le "Printemps"

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

 

- Le "Louvre"

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
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Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

 

- différents autres grands magasins

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

 

En fait, dès la fin du XIX°, pratiquement chaque magasin; épicerie, meubles, vêtement,...avait son service de livraison.

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
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L'utilisation de véhicules s'étendait à l'ensemble des prestataires de service qui utilisaient des fourgons à quatre roues et des charrettes à deux roues carrossées,

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
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Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

 

et, bien évidemment, aux entreprises de messagerie ou de transport.

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

 

Toutes les usines étaient également dotées de services de livraison pour acheminer les produits vers leurs clients. Certaines avaient des succursales dans les grandes villes. Ces agences prenaient en charge les produits à la gare et les distribuaient chez leurs clients grâce à leur propre parc hippomobile.

 

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
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Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
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Des modèles de fourgons et tapissières, quelquefois plus modestes dans leur qualité, furent utilisés par les commerçants ambulants; bouchers, boulangers, ...

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Elegante voiture de boulangerie digne d'un grand magasin mais attelée avec un harnais incomplet: Pour la photo la sellette a été remplacée à la va vite par une ficelle. Les documents d'époque peuvent être trompeurs et doivent toujours être observés avec circonspection!!!
Elegante voiture de boulangerie digne d'un grand magasin mais attelée avec un harnais incomplet: Pour la photo la sellette a été remplacée à la va vite par une ficelle. Les documents d'époque peuvent être trompeurs et doivent toujours être observés avec circonspection!!!
Elegante voiture de boulangerie digne d'un grand magasin mais attelée avec un harnais incomplet: Pour la photo la sellette a été remplacée à la va vite par une ficelle. Les documents d'époque peuvent être trompeurs et doivent toujours être observés avec circonspection!!!

Elegante voiture de boulangerie digne d'un grand magasin mais attelée avec un harnais incomplet: Pour la photo la sellette a été remplacée à la va vite par une ficelle. Les documents d'époque peuvent être trompeurs et doivent toujours être observés avec circonspection!!!

et autres métiers qui approvisionnaient aussi bien les marchés des grandes villes et de leurs banlieues, que ceux des plus modestes villages; vendeurs de quincaillerie, chaussures,.. 

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1
Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

Mais les fourgons ne répondaient pas à tous les services de transport. Ceux-ci étaient donc assurés par d'autre types de véhicules; charrettes, camions,... dont certains étaient trés spécialisés et que nous retrouverons dans le prochain article.

Texte:

Patrick Magnaudeix

(Figoli)

Photos:

Collection Figoli,  collection privées, Gallica BNF

 

Documentation:

Voitures hippomobiles de Jean Louis Libourel

Pour ceux qui ne sont pas encore en possession de cette "Bible" du patrimoine hippomobile, précisons que cet ouvrage, actuellement en rupture de stock aux Editions du patrimoine, sera réédité début 2016.

Voitures et camions de livraison; rois du pavé parisien.1

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 07:00

 

 

Précédemment, nous vous avons communiqué le "catalogue de la vente au haras Pau Gelos du 17 Octobre 2015".

Nous vous présentons aujourdhui quelques photos des voitures mises en vente, (A noter qu'elles sont en majorité conservées dans leur jus), et également celles de ce harnais du XVIII° siècle.

 

 

Album photos vente Pau; Harnais XVIII°, voitures,...

 

212 - Exceptionnel HARNAIS de GALA pour deux chevaux.

212 - Exceptionnel HARNAIS de GALA pour deux chevaux. En cuir noir vernis, bouclerie et garniture en bronze richement ciselé et doré de cartouches aux armoiries des rois de Hanovre avec la devise «Nec Aspera Terrent», aux Ordres royaux des Guelfes, de la Jarretière et de Saint-Georges, de couronnes royales, de guirlandes de feuilles de laurier et de feuilles de chêne entrelacées, de rinceaux feuillagés. Il comprend : 2 brides à panurges avec enrênements, à cocardes, frontaux avec chanfrein, 2 mors à bossettes couronnées avec filets et gourmettes, 2 colliers anglais avec attelles et boucleteaux, 2 martingales, 4 traits, 2 chaînettes en cuir, 2 mantelets, tapis de mantelets, croupières, reculements, porte- traits. Bon état d’origine. Guides rapportées. (petits accidents et usures). Ce harnais faisait peut-être parti d’un harnais pour six ou huit chevaux.                                                                      30 000 /35 000

 

Georges de Hanovre (1819-1878), duc de Brunswick-Lüneburg, comte d’Armagh (pairie d’Irlande) et duc de Cumberland et Teviotdale (pairie de Grande-Bretagne), né le 18 novembre 1851, hérite du trône de Hanovre de son père Ernest-Auguste Ier de Hanovre (1771 - 1851) troisième fils de George III d’Angleterre, en raison de la loi salique encore en vigueur dans les États Allemands qui écarte la Reine Victoria d’Angleterre du trône. Il régna sous le nom de Georges V de 1851 jusqu’en 1866 date de sa déposition, après l’annexion du royaume de Hanovre par la Prusse.

Album photos vente Pau; Harnais XVIII°, voitures,...
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213 - PARC DRAG ou DRAG par DESTRIBATS Frères à Biarritz

Album photos vente Pau; Harnais XVIII°, voitures,...

 

A quatre chevaux. Caisse bateau à deux portes à volets mobiles et peints, marchepieds à mécanique ; grand coffre à l’avant ouvrant sous la coquille, surmonté de la banquette à l’anglaise à jupe en cuir ; grand coffre à l’arrière ouvrant par un panneau formant plateau, surmonté de la banquette à l’anglaise à jupe en cuir, sur ferrure. Impériale à coffre de pique-nique fixe, en acajou, couvercle à deux panneaux mobiles formant plateaux, et deux banquettes à l’anglaise réunis par des filets en cuir, à dossiers mobiles et coussins capitonnés.

Intérieur à deux banquettes, garniture capitonnée de drap vert. Train sans flèche. Avant-train à deux tirants et deux armons, à rond à sasseoire, ressorts à pincettes à mains à l’anglaise. Arrière-train à ressorts droits et ressort de travers à menottes et palettes. Essieux patents à huile, frettes bouchées. Quatre roues à bandages en fer (diam. av. 86 cm, ar. 120 cm). Frein à double mécanique, à levier à l’avant et à manivelle à l’arrière, et sabot d’enrayage avec chaîne. Timon. Echelle pliante en fer. Peintures anciennes : vert foncé, noir et rouge brique, chiffré d’un monogramme PB (Paul BOLO) dans un cartouche. Bon état d’origine. Fente au panneau de droite au coffre avant. Accidents et manques à la garniture. Manques : le tiroir et les deux casiers du coffre arrière, balances.

Caisse haut. 140 cm larg. 121 cm DRAG haut. 250 cm long. 380 cm

Provenance Miguel d’ARCANGUES, Marquis d’IRANDA.                    40 000/50 000

 

Ce PARC DRAG a été fabriqué à Biarritz entre 1905 et 1908, sur commande de Paul Marie BOLO, dit Bolo Pacha (1867-1918) natif de Marseille. Paul BOLO fut un aventurier très entreprenant qui se lança dans de nombreuses entreprises commerciales, bancaires et philanthropiques non seulement en France mais aussi en Espagne et en Argentine. En 1904, il s’installe à Paris et épouse la veuve d’un riche négociant en vins de bordeaux. Il se lie à d’importants hommes politiques. En 1914, il devient le conseiller financier d’Abbas II Hilmi, khédive d’Égypte et reçoit le titre de pacha, il menait la grande vie à Biarritz. En janvier 1917, Aristide Briand et Clemenceau ordonnent une enquête par les services secrets français. Paul Marie Bolo est déféré devant le Conseil de guerre de Paris pour fraude bancaire et intelligence avec l’ennemi. Il fut fusillé en avril 1918.

 

Entre-temps, le Parc Drag est devenu la propriété de Miguel d’ARCANGUES, Marquis d’Iranda, capitaine de dragons attaché à l’état-major de la division de Bayonne. En 1900, il reconstruit le château d’Arcangues, propriété familiale depuis le XII ème siècle. Pierre Loti et Edmond Rostand y venaient en voisins. Le Roi Edouard VII d’Angleterre, la Reine de Serbie, son fils le Roi Alexandre comptent parmi les plus célèbres invités à Arcangues.

Selon la tradition familiale, Miguel d’ARCANGUES était un excellent cavalier et homme de cheval. Il avait pour habitude de se rendre aux fêtes de Pampelune en compagnie de ses amis, menant lui-même son Parc Drag avec une certaine fougue.

 

La particularité de ce Parc Drag de petites dimensions est de présenter un train sans flèche à l’instar de certaines fabrications de grands carrossiers italiens. C’est la seule voiture aussi importante, connue à ce jour, construite par DESTRIBATS Frères (Pierre Destribats, carrossier, domicilié à Biarritz, est né le 20 novembre 1856).

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208 - Rare PHAETON ou CHAISE pour enfant XVIIIème siècle

 

Caisse et train en bois sculpté de rinceaux feuillagés et coquille, laqué rouge et doré ; panneaux peints de trophées militaires dans des encadrements or sur fonds laqués rouges. La caisse, à petite banquette sur coffre, est suspendue, par des sangles tressées, au train à deux brancards cintrés avec moutons réunis par des traverses et entretoises, renforcé d’arcs-boutants en fer doré ; quatre roues à bandages en fer (diam. av. 38 cm, ar. 83 cm). Timon à crapaud (accidenté). Fentes aux panneaux, petit accident à un brancard et xylophages.

Manque une raie à la roue arrière gauche. Petite banquette sur ferrures rapportée sur la traverse arrière. Garnitures en tissus bleu refaite.

Panneau fermant le coffre a été changé. Long : 217 cm larg. : 98 cm.

Provenance Miguel d’ARCANGUES, Marquis d’IRANDA. 20 000 / 30 000

 

Cette exceptionnelle voiture pour enfant, qui n’a pas d’équivalent dans les collections françaises, est un bel exemple d’ébénisterie et de charronnage de la première moitié du XVIIIème siècle, pouvant être attelé à des chèvres ou des petits poneys. Elle présente les mêmes caractéristiques, en modèle réduit, que les voitures tirées par des chevaux pour la promenade dans les parcs des demeures princières.

 

Les voitures pour enfant que nous connaissons ont été réalisées pour le jeune roi Louis XV (Coll. J. J. Kerrigan de New-York) et les Dauphins de France dont le futur Louis XVII (Versailles), le Duc de Bordeaux, du Roi de Rome (Schönbrunn, Vienne), du Prince Impérial Louis-Napoléon Bonaparte (Coll. privée) mais aussi pour la Maison des Wittelsbach, famille souveraine d’Allemagne occidentale, l’une des plus anciennes et des plus puissantes du Saint-Empire romain germanique.

Album photos vente Pau; Harnais XVIII°, voitures,...
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215 Spider phaéton par Mills à Londres.

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211 Dog cart par Guiet à Paris.

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210 Milord par Morgan § co à Londres

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209 Coupé par J. Rotschild § Fils à Paris.

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207 Petit duc

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206 Gig par Perry § Cie à Bristol et Cardiff

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205 Landau par Wilh. Hölzen à Löningen 

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203 Vis à vis par Maleval § Vacher à Paris N° 1732

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202 Coupé de chez Millon § Guiet

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201 Phaeton

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200 Voiture à chèvre type char à banc.

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