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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 20:46
    
 Carnaval de Nice ;
 
Les chars...à l'époque des attelages
 
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Le terme Carnaval viendrait de « Carne levare » autrement dit « enlève la chair ». Dés le moyen âge, les Niçois avaient l’habitude de faire précéder les 40 jours du carême par une période festive. Autour de sérieuses agapes se développaient de nombreuses activités  composées de bals, mascarades, feux de joie,... Masques et déguisement permettaient de se moquer, sans risque, de tout à chacun.

Le premier cortège fut organisé, en 1830, en l’honneur des souverains de Piémont Sardaigne. Cette trentaine d’équipages défilant pour le roi et la reine entrainèrent une grande fête populaire. Jusqu’en 1872, la fête battit son plein dans les rues de Nice.     

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En 1873, le « comité de fêtes » créé par Andriot  Satéone fut chargé de donner de l’ampleur aux défilés. Il organisa des cortèges de char avec une mise en scène structurée et fit entrer pour la première fois, le 23 Février 1873, « Carnaval 1° » dans Nice.

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 Il ya bien longtemps que les chars ont été motorisés. Nous vous proposons donc cette petite perle regroupant 3 films colorisés de la Gaumont datant de 1913.

Je vous laisse admirer le gigantisme des chars et la maitrise des postillons. 

 
Consutez le film plein écran en cliquant sur ce lien:link
Le calme des chevaux, alors qu'il y a des lancés de plâtre, de farine , d'oeufs, est assez remarquable.  
Le film se termine par une autre manifestation niçoise; La fête des fleurs.
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Figoli
 
 
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Cette participation des attelages dans une manifestation est devenue trés rare.Pour le plaisir, retrouvez une des dernières dans l'article Carnaval d’Ivréa : un festival d’attelages en paire et à 4 chevaux

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:18

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Voitures américaines utilisées en France

L’attelage sportif d’autrefois ne s’est pas limité au coaching. A la fin du XIX° et au début du XX° se développa une forme d’attelage sportif utilisant des trotteurs et chevaux de sang. Ils étaient attelés à des voitures légères, majoritairement de type américain.  Nous vous présentons aujourd’hui un article sur l’histoire et les raisons de l’utilisation de ce type de voiture. Il a été édité en 1910 dans la revue « Le sport universel »

« Voitures américaines »

« Depuis quelques années déjà le goût des chevaux de sang, même utilisés comme chevaux de voiture, s’étant beaucoup développé en France et d’un autre côté l’automobile ayant aussi changé les conditions de locomotion, il était naturel que l’art du carrossier suivit le mouvement et évolua quelque peu.

L’emploi du cheval vite à la voiture, du trotteur en un mot, s’étant considérablement généralisé, une voiture spéciale s’imposait qui permit d’aller vite sans charger le cheval d’aucun poids inutile et qui offrit en même temps aux occupants un certain confort, tout cela sans compromettre la solidité du véhicule.

On connaissait déjà le sulky ou voiture de course, introduit pour la première fois en France en 1876, mais cette voiture est loin d’être confortable et il n’y a place que pour une seule personne.

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 Le road car n’est qu’une sorte de sulky, moins inconfortable mais un peu lourd. On l’emploie pour l’entrainement et aussi pour faire de la route. Mais tout cela ne constituait pas une véritable voiture.

amg476                                                                      Road car

C’est alors que certains amateurs se sont avisés de faire venir d’Amérique des voitures que leur construction spéciale rendait très légères, tout en les laissant suffisamment solides et confortables.

Il ne faudrait pas s’imaginer toutefois que les premières voitures n’aient fait leur entrée en France qu’il y a une dizaine d’année, époque depuis laquelle on a commencé à se servir d’une façon plus suivie de cette sorte de voiture. Il y a beaucoup plus longtemps que cela que la voiture américaine a fait son apparition dans notre pays. Ce fut dans les dernières années du second empire, vers 1866 ou 67 que les parisiens furent mis à même de contempler les voitures dont nous donnons ici les photographies.

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Quelques unes étaient attelées à deux chevaux. Plusieurs dandys de l’époque suivirent cet exemple et l’on put voir de ces voitures au bois de Boulogne pendant les années qui précédèrent immédiatement la guerre de 1870.

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La guerre leur fut fatale, comme à bien d’autres choses et plongea longtemps dans l’oubli la carrosserie américaine car ce n’est guerre qu’il y a une vingtaine d’année que ce genre de voitures redevint à la mode.

C’est à cette époque que nous voyons se servir de la voiture vulgairement appelée araignée parce que la caisse étant toute petite et les quatre roues immenses, on avait un peu l’impression de voir une araignée.

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Cette voiture était légère, mais peu pratique. Impossible de monter dedans sans braquer les roues, impossible également de faire un demi-tour complet, la caisse ne comportant pas de passage pour les roues. Cette voiture, qui a été longtemps la seule voiture américaine employée en France, s’attelait à un ou deux chevaux.

La voiture américaine le plus communément employée aujourd’hui ne date guère que de 1903 ou 1904.

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Ses principales particularités sont les suivantes : la voiture est montée sur une flèche, ce qui augmente sa solidité et sa rigidité, mais cela empêche de faire un demi-tour complet. Le brancard est droit devant et cintré à l’arrière, ce qui éloigne le cheval de la voiture et facilite le tourner. Les ressorts sont placés en travers. De cette façon, deux ressorts sont supprimés, un seul ressort est employé à l’avant, un seul à l’arrière, d’où économie de poids de deux ressorts. L’essieu est beaucoup plus mince et pèse moins lourd par conséquent. Pour le rendre aussi solide, on l’encastre dans une pièce de bois maintenue elle-même par des liens légers en acier. Les roues et les brancard sont en bois de hickory de seconde croissance, beaucoup plus solide que n’importe quel bois d’Europe, ce qui permet d’avoir des roues plus minces avec un degré de résistance égal à celui du bois de frêne ou d’acacia généralement employé pour cet usage. En somme, la légèreté de la voiture est obtenue par la légèreté de chaque pièce en particulier, légèreté de la caisse, des roues, des essieux, des brancards et cela sans compromettre la solidité comme nous venons de le voir.

Nous donnons ici la reproduction de divers genres de voiture. Les différents genres employés sont des voitures qui rappellent l’une le spider, l‘autre le boggy et un peu la première américaine l’araignée.

On remarquera que dans le boggy à quatre roues le siège de derrière se replie dans la caisse, où il disparait complètement au moyen d’un dispositif très simple.

 

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Quant au spider, ce n’est pas une voiture vraiment américaine, ce serait plutôt une voiture anglaise ; mais si la forme est anglaise, la voiture est montée à l’américaine, c'est-à-dire qu’elle jouit des particularités dont nous avons parlé.

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Quant aux américaines proprement dites, qui nous sont vendues comme telles par les carrossiers français, elles viennent bien d’Amérique en effet, au moins dans leurs parties essentielles, c'est-à-dire que les carrossiers achètent la caisse, les brancards, les roues, etc., dans les fabriques américaines qui fabriquent en gros et montent ensuite les voitures eux-mêmes en disant qu’ils les ont fabriquées.

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Il existe cependant à Paris un carrossier, peut être deux, qui fabriquent eux-mêmes les voitures américaines même dans leurs parties essentielles ; ils font simplement venir les matières premières d’Amérique.

Ils savent alors, tout en conservant les qualités de légèreté et de solidité qui ont fait le succès de la voiture américaine, lui donner ce cachet d’élégance et de fini qui est l’apanage exclusif de la carrosserie française.

Ainsi modifiée, la voiture américaine est certainement la voiture la plus élégante, la plus légère et la plus confortable qu’on puisse faire trainer à des trotteurs de prix. »

C.L.

Vous trouverez différents modèles de voitures importées ou réalisées en France en consultant l'album présentant la collection de Monsieur Leporeti americiane-Laporetti americiane-Laporetti  

Pour concurrencer les « américaines », les carrossiers français vont construire de nouvelles voitures légères répondant à cette nouvelle vogue sportive de l’attelage des chevaux de sang. Nous vous les présenterons dans un prochain article en début Mai

Par contre, aux états unis, certains carrossiers ont suivi le chemin inverse et ont alourdis ces voitures en y adaptant des caisses inspirées de voitures européennes.

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Texte et documentation: Figoli

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:11
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Le char du premier empereur chinois Qin Shihuang. 259-210 avant J.C 
 
Parmi les extraordinaires guerriers de terre cuite et les objets d’une pure beauté qui les accompagnent, sont, actuellement, exposés à la Galerie d’art de la Nouvelle Galles du sud, à Sydney, les deux chars en bronze retrouvés parmi les fouilles du mausolée de Qin Shiuang découvert à proximité du Mont Dabuzy, 150 km à l’ouest de la ville moderne de Xi’an, dans le Shaanxi. 
 
Des 130 chars exhumés, ne reste que peu de choses puisqu’ils étaient en bois. 
C’est donc une formidable opportunité, grâce à ces deux exemplaires en bronze, intacts, de se faire une idée de ce que pouvait être un quadrige en ces temps là.
  
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                             Photo du second char provenant d'une autre exposition.
 
Les chars sont des répliques à l’échelle 1/2, et seul celui qui était exposé à l’entrée du musée était autorisé à la photographie.  
 Le voici donc, avec des photos qui ne sont pas toutes parfaitement nettes, à mon grand regret !
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Ce char en bronze rehaussé d’or et d’argent, compte tenu de son échelle, mesure 106 cm de haut. L’original devait donc être imposant. Une porte à l’arrière permettait à l’empereur et à sa famille d’y accéder. Deux petites fenêtres sur le côté l’éclairaient. Le toit n’est autre qu’une immense ombrelle.
L’essieu et les roues à 30 rais, tout comme le meneur agenouillé et les différentes pièces qui relient les chevaux au véhicule et aux mains de son conducteur sont également en bronze.
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Le timon se prolonge jusque sous l’arrière du char.
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Le passage de l’essieu y est simplement cerclé. Pas de ressort. Sur ce passage est raccordée une barre torsadée qui vient se nouer sur le timon devant le siège du meneur par une sorte de chaine qui sert à attacher les guides intérieures des deux timoniers. 
 
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Le harnachement des chevaux et la manière dont ils sont mis à la voiture est complexe, mêlant le joug que l’on retrouve chez les égyptiens, à deux traits qui sont fixés sous le char, de part et d'autre du meneur, pour les chevaux extérieurs, et deux traits attachés à un piton sur le timon à mi-chemin entre le meneur et les chevaux, pour les timoniers.
 
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 Les chevaux extérieurs sont équipés d'un trait qui passe entre le cheval extérieur et le timonier. Ce trait, attaché sous la voiture, contourne le poitrail et, semble-t-il, se boucle, après être passé sous le surfaix, en retour, sur les mêmes traits, en deux endroits différents. L’histoire ne dit pas si les chevaux pouvaient respirer confortablement…
Les timoniers, également, sont équipés d'un seul trait, côté intérieur, mais leur point d'attache est sur le timon.

 
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Afin que ces chevaux extérieurs ne s’écartent pas, une chaine fixée aux colliers cloutés sur lesquels sont reliées les sous-gorges, est attachée de part et d’autre au joug des timoniers. Afin qu'ils ne se serrent pas non plus contre les timoniers, une grosse broche perpendiculaire est fixée à hauteur d’épaule sur le surfaix des timoniers face au surfaix des chevaux extérieurs. 
Les timoniers portent un joug retenu par quatre gros crochets aux extrémités d’une sorte de bricole. Deux crochets intérieurs y sont suspendus, dont les prolongements passent sous le ventre de ces chevaux pour s’attacher à l’extérieur des montants du joug. 
  
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Les queues sont retenues par des cordelettes passant entre les jambes des chevaux, et bouclées soit à un anneau fixé sur le côté intérieur des traits, soit après le joug. 
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Les chevaux sont embouchés avec ce que l’on pourrait considérer comme des filets à aiguilles. Certains ont même la lèvre protégée par des rondelles finement ciselées. 
Les brides sont faites de chaines d’or et d’argent, embellies de « masques » d’or et de longs pompons de soie. Le cheval extérieur de droite, lui est coiffé d’un plumet. 
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Les guides sont faites de pièces de bronze tubulaires qui deviennent plates quand elles arrivent dans la main du meneur.  
Les guides intérieures des timoniers passent par un œil prévu sur le dessus et au milieu du joug et sont attachées sur le timon, au pied du meneur. Celui-ci a donc trois guides dans chaque main. Deux qu’il tient à la française et deux autres qui sont croisées et qu’il tient entre le pouce et l’index.
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Á la française, dans la main gauche, les guides du cheval extérieur de gauche. Entre le pouce et l’index, croisée, la guide extérieure du timonier de droite qui rejoint le mors en passant dans un œil au dessus et sur le côté extérieur droit du joug.
Á la française dans la main droite, les guides du cheval extérieur de droite. Entre le pouce et l’index, croisée, la guide extérieure du timonier de gauche qui rejoint le mors par un orifice prévu au dessus et sur le côté extérieur gauche du joug. 
Les extrémités des guides sont libres. Un fouet est posé à droite du meneur, prêt à être utilisé. 
Pas de frein, enfin… sans doute n’avait-on peur de rien en ce temps là, sans suspension, de surcroit, et avec un essieu fixé aussi simplement !
C’est à la fois très simple, très complexe et plein d’astuces. En tout cas d’une sophistication qui laisse rêveur… nous n’avons rien inventé, mais ce n’est pas une nouveauté, et les chinois ont sans doute encore beaucoup de choses à nous enseigner.
 
Si cette exposition revient en France un jour, ne la manquez pas. Les chars sont extraordinaires et les guerriers impressionnants de force, de noblesse et de beauté. Ils aident à ne pas penser que cet empereur mégalomane qui commença, entre autres, la construction de la grande muraille de Chine et marqua son pays de réformes qui sont encore d’actualité, fut un monstre de cruauté.
mausolee qinshihuang
 
Texte et photos de Julie Wasselin
 
Vous trouverez dans l'article Vidéos: Chars chinois , nous vous proposerons plusieurs vidéos; sur la tombe de Qin, les différents types de chars , les harnais, et d'autres représentations de chars plus tardives.  
Les photos de ce reportage sont consultabhles en grand format dans l'album. char-chinois Premier empereur char-chinois Premier empereur
Voir aussi

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 22:03

 

De nombreux créateurs de modèles réduits s’intéressent au sujet de la voiture hippomobile et sont de fervents lecteurs de nos sites d'attelage. Nous laissons la parole à l’un d’entre eux qui, expert en l’art du travail du bois et de la marqueterie, nous présente ses oeuvres et ses motivations.

Je lui laisse la parole.

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Le fil conducteur : mon ami le cheval !

Je réalise des modèles réduits de voitures hippomobiles du XVII à fin XVIII. J’ai eu l’an passé, l’occasion d’exposer mes créations à une manifestation des « talents cachés » dans mon village, je garde un excellent souvenir du contact avec les visiteurs. Mon objectif principal est de susciter des passions, faire découvrir la conduite d’un projet, et aussi rappeler le temps ou le cheval avait sa place dans la société. C’est l’origine de ma motivation pour cette présentation.

Nous vivons, aujourd’hui encore, une  fulgurante évolution du moyen de transport. La période qui retient mon attention est jusqu’au début du XIX, avant le bandage des roues. Force est de constater la qualité du savoir-faire,  le niveau de précision,  la recherche du confort , de la sécurité.

Je fais référence, plus précisément, aux lanternes, décorations, que je considère comme de l’orfèvrerie. Le remarquable talent du travail du cuir, la complexité des suspensions et ses variantes. C’est aussi à la répartition des charges, l’ingéniosité des trains, du palonnier, brancards... La technique en conception des roues du charron (rais, enrayage, embattage…) L’art du carrossier qui conjugue le tout en harmonie (Binder, Kellner, Brice Thomas…)

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Il faut noter que bien des activités étaient dépendantes du cheval. Celui-ci avait un impact sur l’économie,  14000 chevaux à Paris en 1890 (article : la vie d’un cheval à Paris en 1890, blog FIGOLI). Il ne faut pas non plus négliger les métiers avec des conditions « pénibles ». Pour toutes ces raisons j’ai un profond respect.

Et aujourd’hui, la présentation des attelages durant un concours, ou un défilé, reste impressionnant, les équipages avec les distinctions vestimentaires, la beauté des voitures, l’élégance des chevaux (attelage simple, double, tandem…) J’ai de l’admiration.

Le coup de cœur : l’histoire !

Après avoir ciblé le type de voiture que  je vais travailler, qui dépend en grande partie de son histoire. Pour exemple : La « brouette », ou « vinaigrette » est une chaise à porteurs montée sur deux roues et munie de suspensions (ressorts). Un seul homme placé entre les brancards pour la tirer. En fait, bien souvent  femme et enfants devaient aider  à pousser la chaise.

 

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  Il est important de réunir une documentation complète.  Internet reste la source principale, mais je préfère, lorsque cela est possible, une visite bien réelle, afin d’apprécier le relief, le toucher…c’est autre chose. Cela me permet  de compléter mon dossier par des photographies des vues détaillées.

Mon constat est sans équivoque, à toutes les voitures hippomobiles que j’ai  admirées, rien n’est fait par hasard. Il n’y a pas de gadget, la plus petite pièce à une véritable raison d’être, tout est pensé, dûment réfléchi.

Je regroupe ces données, je réalise mes croquis, la mise à l’échelle au 1/10.

Rien n’est trop beau !

Chaque sous-ensemble (porte, châssis, casse, trains, lanternes…) est constitué de plusieurs éléments. Après fabrication, je réalise un montage à « blanc » du sous-ensemble, contrôle la symétrie. Quelques ajustements précèdent l’assemblage définitif des composants, puis c’est l’opération du ponçage de finition.

Je réalise chaque création  à la main, je n’ai pas de tour. C’est toujours un véritable challenge personnel pour la fabrication les pièces circulaires, heureusement j’ai une machine à chantourner, et du papier émeri. Toutes mes maquettes sont en bois uniquement, il n’y a pas de fer. Je ne me considère pas comme un maquettiste, je n’ai pas la prétention de tout connaître, c’est seulement par mon expérience, que j’enrichis mes connaissances. Ce ne sont pas des  reproductions fidèles  je laisse libre cours à ma créativité afin d’intégrer de la marqueterie.  Il me faut entre 8 et 12 mois pour une réalisation. Je réalise également un diorama pour chaque modèle. Les différents bois que j’utilise sont des essences courantes : pin, hêtre, samba, bois rouge…

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Il n’est pas rare, après avoir passé 15 ou 20 heures sur une pièce, au moment de l’intégrer dans son environnement, j’éprouve cette sensation du « mauvais gout ». La vue d’ensemble doit être parfaite, il m’est arrivé de refaire un élément plusieurs fois… Le temps ne compte pas, ce qui est important, c’est l’harmonie, l’accord entre chaque sous-ensemble, je donne le temps au temps, nécessaire à ma conviction personnelle.

Et pour que cela tourne rond :

Voici une présentation très succincte de la réalisation d’une jante : Le nombre de rais, l’intervalle, le diamètre intérieur et extérieur sont définis. Les segments de la jante sont débités, ajustés à blanc, c’est une étape de contrôle indispensable. Je trace les intervalles, puis par rapport au moyeu et à la largeur de la jante, je perce les orifices qui vont accepter les rais par emboîtement (pas de colle).

La roue, doit être de qualité, elle ne doit pas être excentrée par rapport au moyeu, ou vrillée. Elle ne sera acceptée seulement au moment de son adaptation avec le train, les freins, et son aspect avec l’ensemble (volume…).

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Il faudra bien décider, et n’en choisir qu’un… :

Projet 2011 : Deux modèles retiennent mon attention : Le coucou, véhicule de transport périphérique de Paris, et la « chaise de poste ». Similitude : Accès par l’avant.

Et tout cela grâce à :

 Je souhaite profiter de l’occasion pour remercier Mr Lacroix, directeur du musée de la voiture à cheval de Marcigny,  et aussi toutes ces personnes passionnées qui perpétuent la mémoire des métiers d’autrefois, et le patrimoine hippomobile.  Et également mon épouse, pour sa patience, sa dextérité à la confection des capotes…

Encouragements et respects aux sites FIGOLI, J&B Whips Fouets Attelage et Tradition.

Merci…

Réalisations, textes et photos de:  R.G.

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Vous trouverez de nombreuses autres réalisations dans l'album:

 Modèles réduits en marquetterie Modèles réduits en marquetterie

 

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:27

 

Les chars de Toutankhamon

Toutankhamon char

Au mois de Juillet 2010, à grand renfort de communication, un char, trouvé dans l’antichambre du tombeau de Toutankhamon par Edward Carter en 1922, était attendu pour être exposé aux Etats Unis. Ce char, prêté exceptionnellement par le musée du Caire, ne donne cependant qu’une idée restreinte de la somptuosité des chars découverts. Nous allons vous les présenter par des photos, prises au moment de leur découverte en 1922, ou peu après, en 1925. Pour vous mettre dans l'ambiance de ce moment, nous vous proposons de suivre Edward Carter dans sa découverte.

Après avoir agrandi une brèche, il découvre l’antichambre où s’amoncèlent une foule d’objets.

« C’était un vrai musée, une pièce meublée des objets les plus divers, les uns familiers, d’autres que l’on avait jamais vus, entassés les uns sur les autres, dans une profusion infinie….

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Sur la droite, notre attention fut attirée par deux statues…Partout autour, devant, derrière, entassés au dessus d’eux, il y avait une quantité d’autres objets ; d’exquises cassettes peintes et incrustées, des vases d’albâtre, certains façonnés avec le plus grand art ; d’étranges reliquaires noirs, l’un surtout d’où semblait s’échapper un grand serpent doré ; des bouquets de feuillages  et de fleurs ; des lits ; des sièges délicatement ciselés ; un trône incrusté d’or; un amas de curieuses boites blanches en forme d’œuf ; des récipients de toutes formes. Sous nos yeux, au seuil même de la chambre, une magnifique coupe d’albâtre transparent en forme de lotus ; sur la gauche, un amas confus de chariots renversés scintillants d’or et de pierres précieuses ;… »

Edward carter.

 toutankhamon-antichambre1

  Parmi les cinq chars retrouvés dans la tombe figuraient deux  chars d'apparat du pharaon.

« Revêtus de feuilles d’or, incrustés de verres de couleur et de pierres précieuses, ces deux chars constituent des objets uniques qui permettent d’admirer la science des lapidaires et des orfèvres de l’ancienne Egypte, il y a plus de 3000 ans.

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Corps d'un chariot royal, plaqué d'or et décoré de motifs en incrustations de verre de couleurs et de calcite; en haut, à droite, entre les deux barres: figurines horizontales présentant les ennemis de l'Egypte. 

L’un d’eux est particulièrement beau, avec ses panneaux travaillés et ses dessins en bas relief.

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Panneau de char, aux motifs recouverts de feuilles d'or. Au centre un écusson dans un cercle d'or fin, délicatement travaillé. Les incrustations sont en verre de couleurs, en arragonite et en obsidienne.

Les roues et les essieux sont recouverts d’or et richement incrustés. Le Roi lui-même était figuré aux deux extrémités sous la forme d’un sphinx foulant aux  pieds ses ennemis, qui sont représentés par des prisonniers aux armes liées.

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                      Détail des incrustations de l'essieu d'un des chariots royaux

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                                       Détail des incrustations d'or et de pierreries d'un essieu.

L’emblème du « Fils du soleil », titre porté par les monarques, se voit sur un timon : c’est l’épervier Horus soutenant le disque solaire.

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L'emblème royal du "fils du soleil": l'épervier Horus portant le disque solaire sur un timon de chariot.

Les moindres pièces du harnachement des chevaux étaient, elles aussi, prétexte à de fastueuses réalisations : telle cette tête du Dieu familier Bes, servant au passage des sangles,

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      Tête du dieu Bes, en or et argent incrusté, faisant partie du harnachement des chevaux.

ou cette paire d’œillères aux incrustations d’arragonite, d’obsidienne et de lapis-lazuli. »

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  Une paire d'oillères pour les chevaux du Roi; fond d'or avec incrustations d'arragonite et d'obsidienne, paupières et sourcils en lapis-lazuli

  

Texte et documentation : Figoli (journal « Illustration ».1922-1925)

 

 

Réponse au premier commentaire en images: .......des Biges. 

 

char

Les passionnés trouverons plus d'informations sur cette découverte en cliquant sur ce lien:

 

Mashable

 

dont voici quelques extraits.

 

Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon
Les chars de Toutankhamon

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:14

 

 

Cocking-cart

  Spyker 45256

La domestication du coq sauvage « Gallus-gallus » date de la sédentarisation des premiers agriculteurs. Le combat de coq est aussi vieux que sa domestication. Ces combats venus d’Asie se sont répandus dans différentes civilisations européennes grecques, romaines, phéniciennes,…

coq pompéi

                                                                     Mosaique de Pompéi

A partir du XVIII° siècle, ils furent particulièrement populaires en Angleterre, notamment dans l’aristocratie, comme le note le dictionnaire de la conversation de 1837.

« Ces combats sont un spectacle essentiellement anglais, ils forment une des nombreuses variétés de ces évènements appelés « sports », qui dans la Grande Bretagne absorbent une portion notable du temps et des idées des hommes riches ou oisifs. »

Tout naturellement, un véhicule spécifique à cette activité fut imaginé pour que le propriétaire des volatiles puisse les mener à l'arène du combat; le cocking- cart.

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  Cette voiture est composée d’un siège haut perché posé sur un coffre qui lui donne un peu l’apparence du devant d’un coach. A l’origine le coffre était équipé de clairevoies et contenait des caisses pouvant recevoir des coqs. La voiture était  attelée en tandem. Cet exemplaire d’origine américaine, construit par Kimball de Chicago et daté de 1890, nous permet d'en examiner le détail.

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 Vue d'arrière et de face

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  Détail du siège. La décoration du siège est imputable à la  récente restauration.

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Les passagers d'honneur à leur place

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 D’aprés « Discovering horse drawn véhicule » cette voiture devint à la mode à la fin des années 1790, peu après le « Crane neck speed » qui déjà avait des formes assez « extravagantes » et très hautes.

crane neck phaéton

Les cocking-carts  avaient la même réputation de dangerosité que le  crane neck phaéton .

amg246La trompe était donc une nécéssité  

CockingCartVoiture collection Norman Brossman

A croire que, possédés par la volonté de paraître, ces meneurs n’avaient pas compris la leçon de la fable de La Fontaine : Les deux coqs.

 

Les Deux coqs

   































 

 

Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint.
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage,
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour
Enfin, par un fatal retour
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet;
Car il eut des femmes en foule.

La fortune se plaît à faire de ces coups;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.

Jean de la Fontaine - Les Fables

     

 
         

 

A première vue, mis à part l’effet de mode, l’utilisation d'une si haute voiture pour transporter des coqs ne semble pas justifiée. Certes, aussi haut perché, le distingué meneur ne pouvait échapper aux regards de la gente féminine, au risque de tomber, tel le coq de la fable, dans les griffes acérées d’une ...jouvencelle!

Ceci n’est surement pas l’objet de cette charmante meneuse et de son insolite passager   

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Voiture présentée au concours de Siviglia en 2008 

 La conduite de l’un de ces modèles d’origine irlandaise était tellement risquée que celui- ci était nommé « suicide gig »

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Mais la taille de ce véhicule peut s’expliquer par d’autres raisons.

Au début de son utilisation, les routes n’étaient pas obligatoirement adaptées à une conduite sportive et de hautes roues permettaient de se sortir plus facilement des ornières.

Une autre explication, donnée par Sally Wallrond, est son utilisation comme "podium". Le meneur et ses invités pouvaient ainsi dominer les arènes pour mieux voir les combats. Cette pratique se serait étendue à d’autres manifestations comme les courses et le cocking-cart aurait fait fonction d’un coach à 2 roues.

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                            Cocking cart collection georges Mossman Angleterre

Cette hypothèse semble renforcée par l’évolution de la voiture. Pour assurer le surplus de poids entrainé par des passagers, le cocking-cart fut attelé en paire à la façon d’un curricle à pompe. Voir le détail de l'attelage précedemment présenté.

HPIM0930

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  Sur cette photos d’une voiture vendue par un restaurateur français (Mr Posselle),  on peut bien distinguer le montage du timon et la béquille de soutien.

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 A noter que cette voiture, n’ayant pas de clairevoie,  n’était pas destinée à transporter des animaux.

Cette évolution fut poussée à l’extrême et nécessita l’utilisation d’un attelage à trois chevaux de front

 

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  Destinée au transport des personnes, cette voiture présentée ci dessus, longue de 5,55, large de 1,94, d’une hauteur de 2,90 m, est montée sur des roues de 1,70m. En pleine charge cette voiture, de 350 kg à vide, au centre de gravité très haut, est difficile à équilibrer malgré un siège arrière monté sur glissière.

Le plan suivant nous permet d’en voir le détail sur une voiture de même type.

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 Une voiture de ce type, mais de structure plus légère, fut reconstituée par                 Mr Berreta qui l’attelle à de magnifiques andalous.

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Nous terminerons cet article en vous laissant admirer cet ensemble en action.

  Exposition 1878 006

  PASQUAL6

 

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Détail de l'attelage

 

 

Vous pouvez voir ces photos ainsi que des photos complémentaires en pleine page dans l'abum:cocking-cart cocking-cart 

 

 

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Equipages présentés au concours de Radobazel en 1982

 

Texte : Figoli

Documentation; HBP, I§B Whips,greenal carriages, Sociétà Milanese Redini Lunghe,... 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 21:45

 

 

CAPE CART

 

 

 

Cape-cart.jpg 

Nous venons de mettre en ligne un catalogue du carrossier Retief

 1-Retief 1-Retief  .

Ce carrossier, de la province du cap en Afrique du Sud, proposait 

vers 1900 une collection d'une esfhétique trés  différente de celle

des voitures européennes et même américaines.  paarl-geschichte-10g  

 Le plus étonnant, est le nombre de voitures deux roues attelées en paire, (regroupées sous le nom générique de "Cape car") que présente ce catalogue.

 

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 Ces "Cape car", voitures spécifiques de cette région,  sont attelées de façon trés particulière différente du "Garrick à pompe" européen.

  

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Le "Cape car" est une voiture légère à deux roues, attelée à 2 chevaux grâce à un timon sur lequel est suspendu un joug de bois ou « yoke » maintenu horizontalement devant les poitrails par une courroie de cuir munie de deux anneaux , qui coulisse librement dans le surcou des bricoles des chevaux..

 

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 Bricole d ecape cart - joug 083

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les modèles sont variéspaarl-geschichte-16g

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Cet attelage, populaire dans la province du Cap en Afrique du sud y a été amené par les hollandais.

 

 

Documentation: H.B/H.B.P.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 19:55
      Chars ... corporations
         et arts nouveaux

cortege anvers195

                         Chars des joaillers d’Anvers « La terre source des pierres précieuses »

Texte; Figoli

Documents : HBP/Figoli

La pratique  des processions remonte aux temps les plus anciens et se retrouve dans les vieilles fêtes paiennes ; mercuriales,... A Rome elles accompagnent les différents cultes .Mais dés cette époque l’aspect religieux se croise déjà avec des enjeux politiques, festifs, économiques,...voir l’articleL'origine de l'attelage sportif présentée par un "agitateur"(1) .
 Si les processions  apparaissent de façon ponctuelle au 11° siècle, suite par exemple à des épidémies,  elles se structurent autour de la vénération des Saints patrons et deviennent régulières  13° siècle.

Dés cette époque, les confréries professionnelles participent à toutes les manifestations religieuses. Ainsi à Bruges en 1291 dans le cadre de la procession du Saint sang, il apparait dans une charte de la guilde des « débardeurs » que cette participation leur était même imposée. Dans cette même ville, dés 1310 la procession se déroula lors de la foire annuelle. Cette interpénétration entre le cultuel et l’économique devint assez courante dés cette époque.

 Ces manifestations se composaient d’un défilé intégrant les cavaliers, les corporations, les corporations, les archers, la magistrature,… et bien sur le clergé portant la relique du Saint patron de la ville. Des « mystères » (scènes théatrales d’inspiration biblique) ponctuaient le déroulement du défilé.

Au 15° et 16° siècle, les géants apparaissent entre autres pays,  en Belgique.

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Il semble qu’ils représentaient les Saints patrons des villes ou des personnalités ayant préservé la ville d’une funeste augure par exemple une invasion.

Les chars apparaissent dans ces manifestations également au 16° et 17°siècle. Ces défilés prirent de plus en plus l’aspect de fêtes populaires et s’inscrivirent particulièrement  dans le Nord de l’Europe, dans la culture locale. Cela n’a pas été sans résistance du clergé qui interdisait régulièrement certains types d’expression comme par  exemple les Géants. A la fin du 19° et début 20° les corporations tenaient un rôle essentiel dans ces manifestations et présentaient des chars de plus en plus fastueux et pour certains assez exceptionnels. Les défilés étaient devenus des outils de promotion de villes et des corporations:
cortege anvers 2196


comme ici les Chars des  brasseurs de bière à Munich.
cortege 2201

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ou ce char des tapissiers au Danemark
cortege 3202


Il y avait une certaines concurrence entre les villes ainsi entre Anvers et Bruxelles. Le 16 Septembre  1894 Bruxelles organisa un cortèges des pierres Précieuses ou chaque char était dédié à une pierre particulière ;Diamant, Saphir Rubby,…. Le lendemain, le quotidien d’Anvers « het Handelsblad  van Hantwerpen » traitait  avec le plus grand mépris l’organisation de cette manifestation spécifiant bien entendu qu’il aurait été d’une autre qualité s’il avait été réalisé à Anvers.

En 1923 la parade de la joaillerie d’Anvers découragea tous ses concurrents. L’objet était bien d’affirmer la suprématie d’Anvers comme la capitale du diamant.

cortege anvers 4198
 par exemple avec ce char du "Marchand de bijoux japonais".
cortege anvers 3197

Ces chars pouvaient mesurer jusqu’à 5,45 m de large ce qui nous laisse apprécier la prouesse technique des meneurs pour faire passer ces édifices dans les rues étroites d’Anvers. 

La majorité de ces manifestations n’étaient pas spécialisées et tous les corps de métiers pouvaient être représentés dont  bien sur sellier et carrossiers.
cortege 4203                                               Char de selliers au Danemark

Chacun devait présenter des créations exceptionnelles de sa corporation. Il semble que ce traineau de style "arts nouveaux" conservé au musée de Bruxelles ait été réalisé spécialement vers 1900 pour un de ces défilés.
char-des-corporations 0148


Je vous laisse admirer cette étonnante réalisation de carrosserie métallique symbole du remplacement progressif de  l’utilisation traditionnelle du bois par la tôle dans la construction des véhicules.
char-des-corporations 0150

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 07:56

Fiche-Vente DROUOT,
16 mars 2010,
  salle 14

 profil en surplomb 2009 062

 

COUPE de VILLE, par ANQUETIN Carrossier à Paris


Pour attelage à deux chevaux.

Caisse ronde suspendue par des crochets à têtes mobiles de serpent, panneau avant à une vitre coulissante et à deux volets en acajou, un à jalousies mobiles, l’autre à fond de miroir (cassé) ; portes ouvrant vers l’arrière, à vitres coulissantes et à volets en acajou à jalousies mobiles. A l’avant, siège de cocher sur petit coffre-tonneau à coquille, sur traverse et lisoir ; à l’arrière planche de laquais sur traverses, montants à crosses sculptées réunis par une traverse.

Garniture extérieur : siège de cocher à grande housse à coins ronds doublée en drap monté plissé avec passementerie et ganses de larges galons à franges et grosses torsades. Planche de laquais garnie de cuir verni et baguettes en laiton ; courroies de laquais au panneau arrière.

Coup- 3-4 arri-re- porte ouverte 053
Garniture intérieure : banquette à fond cannée avec deux coussins et petit strapontin à fond canné escamotable en vis-à-vis ; garniture de soie jaune à boutons de capiton en laine jaune, et de drap et velours bleu, avec de larges passementeries à motifs bleus sur fond jaune pour les poignées de pilastres, les cordons de glaces, petites cantines ; moquette bleue à motifs feuillagés jaunes ; roulettes de châssis en ivoire. Les marchepieds à mécanique à deux palettes garnies de moquette et doublées de cuir noir, s’encastrent dans les panneaux intérieurs des portes, et présentent un carreau de drap bleu encadré de passementerie.

Coup- Int-rieur 047-copie-1
Train à flèche arquée en bois ferré. Quatre ressorts en C à crics avec soupentes en cuir et quatre ressorts à jambe de force. Essieu avant cintré, essieu arrière droit. Roues à bandages en fer (diam. av. 97 cm, ar. 134 cm). Avant-train à rond à sassoire et à fourche, sellette et lisoir droits, volée fixe sur armons. Arrière-train à planche de laquais sur traverses maintenue par des arcs-boutants cintrés en fer. Timon sans crapaud.

Train avant- face 2009 063

Peinture ancienne : bleu nuit.

Il est peint sur les portes et les panneaux de côtés, les armoiries de la famille de Maupas avec deux supports d’aigles debouts, entouré d’un manteau, surmontées d’une couronne.

Coup- profil 024
ESTAMPILLE de ANQUETIN sur les volets en acajou à jalousies mobiles.

 

Bon état d’origine. Repeints. 

Petits accidents aux panneaux et aux garnitures, fentes aux panneaux arrière gauche et arrière droit. Il manque  la tête de serpent à deux crochets de caisse pour les soupentes.   

Crochet de caisse 2009 037

 
Estimation :    20 / 25 000 €

 

  

ANQUETIN ébéniste, habitait 18 rue Coquenard en 1829 et 1830.
Ref . Almanach du Commerce.

ANQUETIN Carrossier à Paris en 1854-1878

Autre voiture connue de ce carrossier  :

Rare CALECHE ou WOURCH de voyage de la Famille de Felcourt, construite en 1827, présentée dans la Collection de Mr Felber lors de l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Ancienne collection Dominique Gautier (Saumur), aujourd’hui Collection Privée en Allemagne.

 

 

Coupés semblables :

- Vente Cheverny, 5 juin 2005 - Coupé de gala du carrossier Ehrler à Paris.

- Collection du Château de Vaux le Vicomte - Coupé du carrossier Ehrler à Paris.

- Musée des Carrosses à Versailles - Coupé de gala du Palais de l'Elysée.

- Museum of the Royal Carriage au Caire - Coupé de gala du Khédive d'Egypte

- Coll. Bernisches Historisches Museum, château d'Oberhofen - Coupé ayant appartenu au Comte Edgar Siméon, diplomate français (A. Furger – Kutschen Europas des 19. und 20. jahrhunderts, vol 1, p 44).

- Musée des Carrosses à Madrid, trois coupés, dont un du carrossier Mühlbacher à Paris, ayant appartenu au Roi Alfonse XII.

 

Documentations :

Musée Nat. Compiègne - Archives de DESOUCHES  Reproduction d’un coupé (A. Furger – Kutschen Europas des 19. und 20. jahrhunderts,
vol 1 p 202)

Le Panorama - Exposition Universelle, Musée Centennaux et Rétrospectifs - Coupé de ville, carrossier J. Grümmer & Cie.

Exposition Universelle de 1900 – Notice sur l’Exposition Centennale des Moyens de Transport.

FAVEROT de KERBRECH -  L’Art de conduire et d’atteler, Autrefois et Aujourd’hui. 1903. Photo d’un coupé.

 

 

HISTORIQUE

 

Cette voiture a été commandée pour Charlemagne-Emile de Maupas, né à Bar-sur-Aube (Aube), le 8 décembre 1818, mort à Paris, le 19 juin 1888. Par héritage elle devient la propriété de son neveu le comte Frédéric Chandon de Briailles (1858-1918), fils du Comte Gabriel Chandon de Briailles et d’Aurélie-Louise Michaut de Chassy, propriétaire des vins de Champagne Moët et Chandon. Cette voiture a été conservée dans la famille jusqu’à ce jour.

 

Charlemagne-Emile de Maupas, Ministre de la Police générale du 22 janvier 1852 au 21 juin 1853.

Après des études de droit, Charlemagne de Maupas entra sous Louis-Philippe dans la carrière préfectorale. Ecarté par la révolution de février, il fut réintégré sous la présidence de Louis-Napoléon. Il se fit alors remarquer par son zèle et par son manque de scrupules : lorsque, préfet de Haute-Garonne, il voulut faire arrêter des ennemis du régime, et que le magistrat qui assurait l'intérim du procureur de la République lui opposait le manque de charges, il répliqua : "Des preuves ? On en fabriquera."

Louis-Napoléon le nomma à la préfecture de police de Paris, le 27 octobre 1851, à la veille du coup d'Etat, dont, avec Morny et Saint-Arnaud, il fut l'un des principaux exécutants. C'est lui qui eut la charge de diriger toutes les arrestations préventives de ceux qui auraient pu faire obstacle à l'opération. Au cours de ces journées décisives, il fut en désaccord avec la tactique adoptée, qui consistait à laisser l'émeute prendre consistance avant de l'anéantir ; il eût préféré que l'armée déployât sa force et occupât le terrain afin d'impressionner Paris et de dissuader toute velléité de résistance. Cette méthode, tout en comportant le risque de voir la troupe se fatiguer inutilement, se démoraliser puis fraterniser avec les insurgés, aurait peut-être atteint son but et évité que le sang ne coule.

Le 22 janvier, fut créé pour Maupas un ministère de la Police générale. Il avait 34 ans. Ayant pour mission de "faire parvenir jusqu'au prince la vérité qu'on s'efforce trop souvent de tenir éloignée du pouvoir", il se vit comme un nouveau Fouché. N'hésitant pas à utiliser au besoin des agents provocateurs, il exerça une répression sans indulgence contre les opposants, et notamment contre la presse (à laquelle il infligea 91 avertissements en un an et demi), et remplit avec ardeur son rôle d'informateur politique.

Ses excès finirent par lasser Napoléon III. De plus, le ministre de l'Intérieur et celui de la Guerre voyaient d'un mauvais oeil ce ministère nouvellement créé qui empiétait sur leurs attributions. Celui-ci fut supprimé le 21 juin 1853. Maupas fut alors nommé sénateur, ambassadeur à Naples, puis préfet du Rhône. Il resta fidèle à l'Empire jusqu'à la fin de sa vie. D'abord défenseur ardent du régime autoritaire, il se rallia ensuite à l'Empire parlementaire autant par haine de Rouher que par conviction. En 1870, il chercha à entrer dans le cabinet formé par Emile Ollivier, mais sa nomination eût été, dans ces circonstances, une provocation. Candidat bonapartiste malheureux en 1876 et en 1877, il donna son adhésion peu de temps avant sa mort au mouvement boulangiste.

(Cf. : Francis Choisel in Le Dictionnaire des Ministres, Perrin, 1990, dir. B. Yvert)
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Charlemagne de Maupas



Texte et photos Y Dauger.   

Informations  supplémentaires pour toute personne désirant voir le coupé :
Hôtel des Ventes
9, rue Drouot
75009 Paris
Station de métro Richelieu-Drouot
Parking de l'Hôtel des Ventes, entrée rue Chauchat
VENTE du COUPE le Mardi 16 Mars à 14 h précise, salle 14
Exposition le Mardi de 11h à 14h sur le trottoir de l'Hôtel des Ventes
Téléphone portable de Yves DAUGER : 06 09 82 85 38

 

Yves  DAUGER                                         
Expert en meubles et objets d’art

 Expert en véhicules hippomobiles

 Expert agréé CVVMEP    

 39, rue d’Auteuil

 75016    PARIS

 Tel & Fax : 01 45 20 42 97

  Port. : 06 09 82 85 38

 E-mail : ydauger@free.fr

 

 

Maître Thierry de MAIGRET

Commissaire-Priseur

5 rue de Montholon

75009 PARIS

tel. : +33 (0)1 44 83 95 20

fax. : +33 (0)1 44 83 95 21

site : www.thierrydemaigret.com

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 22:23


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Cet article est extrait d'un ouvrage privé de Jean Pierre Binder :
"LA COMTESSE MERLIN"

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Notes de Figoli :

Découverte par Christophe Colomb le 28 octobre 1492, l’ile de Cuba fut colonisée en 1511 par Diégo Velasquez de Cuellar. Nommé gouverneur, il exploita l’or et le cuivre en transformant en forçats les différentes tribus indiennes qui peuplaient ce territoire. En 5 ans, la population indigène fut réduite de 100000 à quelques centaines. Les colons firent alors appel aux esclaves noirs. Les mines d’or et de cuivre s’étant épuisées, l’économie locale se reconvertit dans la culture du tabac et de la canne à sucre.


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Utilisés par les lourds charriots agricoles, les rares chemins étaient difficilement praticables. Le seul moyen de circuler dans ces pistes défoncées était d’utiliser  le  « Quitrin ». Ce type de cabriolet se  distinguait par ses roues  très grandes qui facilitaient la traction et évitaient de se renverser dans les fondrières. Les brancards très longs et la suspension par suspente de cuir amélioraient le confort et l’équilibre de la voiture.

200910260650421 

Une capote permettait de protéger ses passagers des ardeurs du soleil cubain. Vu les difficultés du terrain, cette voiture fut attelée initialement à  trois chevaux. Généralisée et devenue à la mode dans toute l’ile, elle n’était attelée qu’à un ou deux chevaux dans les villes et sur les voies carrossables.



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Il en existait plusieurs modèles. Les voitures de maître des grandes maisons étaient dotées d’ornement en argent et garnies de soie blanche, perle, bleue, pourpre,… De luxueux tapis recouvraient le plancher.

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 En fait, le niveau de luxe dépendait de la classe sociale du propriétaire et d’autres voitures avaient un aspect plus sobre.
 Des modèles plus petits étaient utilisés comme voitures de louage.

 






Une autre caractéristique est leur mode de menage. Dans cette société coloniale, il ne pouvait être question de s’asseoir auprès d’un esclave ou plus tard d’un domestique noir. Le conducteur de l’attelage était donc monté en selle. Je ne reviendrai pas sur sa présentation qui est largement évoquée dans l’article précédent.

11

Vous trouverez de différentes présentations de ces voitures dans ce diaporama.

 

 
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