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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 07:44

 

 

Georges Kellner 

 

 

Un carrossier à la production très éclectique

 

 

Cet article du 20 Septembre 2009 est, pour des raisons techniques, réédité et remis à jour

 Gouache des années 1870 archives familiales Paget.
 Gouache des années 1870 archives familiales Paget.

Gouache des années 1870 archives familiales Paget.

 

Georges Kellner, est né le 26 Février 1831 à Léopoldstadt à Vienne. Après un apprentissage de sellier, en Autriche, il travaille en 1851 chez Proust et Cammaerts à Bruxelles puis part se perfectionner chez le carrossier Barker à Londres où il reste jusqu'en 1855. Il part alors travailler à Paris chez un carrossier situé rue Lafitte avant de se faire engager comme sellier chez le carrossier Aigner, au 16 rue de l'Arcade. Il devient contremaître puis directeur de l'entreprise Aigner jusqu'en 1860. En Janvier 1861 Il s'installe à son propre compte cité Godot rue Moccador à Paris.  Sa reconnaissance comme constructeur de voitures de luxe semble avoir été très rapide. En 1864,Il s'installe dans des locaux plus grands au 135 Boulevard Hausmann avant d'investir en 1867 des locaux supplémentaires dans le même 8° arrondissement; un local de stockage rue Messine, un atelier de forge au 217 rue du faubourg St Honoré. Cette même année, preuve de la qualité de ses productions, il expose ses voitures à l’Exposition universelle de Paris. 

 Il y fait déjà preuve de sa capacité de création et d’invention  en y présentant un de ses brevets de portes de  landau, «  le système Kellner ».  Les  portes « étaient brisées à l’aide de charnières à la hauteur de l’appui de glace et de telle façon que la partie supérieure puisse se plier  en dedans de la partie inférieure »

 

Landau Kellner conservé au musée de Tucson (aurait été commandé par Napoleon III pour le sacre de Maxililien à Mexico)

Landau Kellner conservé au musée de Tucson (aurait été commandé par Napoleon III pour le sacre de Maxililien à Mexico)

 

Cette invention fut remplacée par un système à coulisseau plus simple, que l’on rencontre sur la plupart des landaus actuellement sauvegardés. La volonté d’être un précurseur, un innovateur est une des caractéristiques de George Kellner. Cette recherche de modernité s’accorde cependant avec le style et le « cachet » de cette maison,  basés sur la sobriété des lignes et le classicisme.

Vu l’importance prise par son entreprise il installe en 1873 une grande fabrique, au 109 Avenue Malakoff dans le XVI° arrondissement, qui emploiera de  500 à 600 ouvriers.

 

Manufacture et magasins de l'avenue Malakoff

Manufacture et magasins de l'avenue Malakoff

Présent en 1873 à l'exposition de Vienne, en 1874 celle de Bruxelles , … il est vraiment reconnu comme faisant partie de la « fine fleur »  des carrossiers Français de voitures de luxe. Il revendique d’ailleurs une clientèle internationale et une capacité de construire des voitures adaptées aux conditions climatiques et au réseau routier de chaque pays. Il livra des voitures au Khédive d’Egypte (dont une est conservée au musée du Caire), aux sultans Ottomans (dont 2 sont conservées au musée Topkapi à Istanbul) aux cours de Suède, d’Autriche,…

 

Georges Kellner

 

 En 1878 il est célébré par de nombreux journaux pour la qualité de ses productions, sa réussite commerciale et bien sûr,  pour sa médaille d’or obtenue à l’exposition universelle.

Extrait d’un article du journal « Le sport » du 30 octobre 1978

« Nous sommes heureux d’apprendre à nos lecteurs que la Maison Kellner, 109 Avenue de Malakoff, vient d’obtenir à l’exposition universelle une grande médaille d’or. Nous sommes d’autant plus satisfaits de la haute distinction que cette maison a obtenu qu’on y fabrique réellement la voiture d’un bout à l’autre, ce qui est rare en carrosserie. Ce n’est pas d’ailleurs la première fois que nous voyons le nom de Monsieur Kellner figurer parmi les Lauréats admis à de hautes récompenses…D’après les écriteaux placés sur les voitures exposées, la maison Kellner nous parait être celle qui a fait le plus d’affaires à l’exposition. »

Sa fabrication est très diversifiée et l’on pouvait admirer plus de 300 modèles différents  dans le hall d’exposition intégré à la fabrique.
Vous aurez une idée de cette production en consultant quelques dessins provenant des archives familiales Paget.

 

Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Gouaches des archives familiales Paget.
Gouaches des archives familiales Paget.
Gouaches des archives familiales Paget.
Gouaches des archives familiales Paget.
Gouaches des archives familiales Paget.
Gouaches des archives familiales Paget.
Gouaches des archives familiales Paget.

Gouaches des archives familiales Paget.

 

Vous trouverez un catalogue complet datant des années 1880 conservé à la BNF à la fin de cet article.
 Vous pourrez y constater que beaucoup de voitures sont décorées d’armoiries. Il s’agit en fait d’une pratique commerciale. Fin 19°, si vous n’étiez point noble, lune des façons d’acquérir une position sociale était d’être de la « noblesse de cheval ». Pour ce faire 2 solutions : entrer au Jockey club ou acquérir une voiture haut de gamme d’un grand Maître carrossier parisien. Mr Kellner avait bien intégré ce fonctionnement et décorait largement ses voitures d’armoiries de Baron. Mais gare à celui qui ne payait pas son dû. Il se faisait alors roidement  appelé « sieur untel » dans les lettres d’assignation.

 

Georges Kellner

 

Dans ses catalogues, Kellner met en avant ses spécialités comme la production de Park-drags ( souvent appelés Coachs dans les catalogues de cette époque) et bien sûr de Cabs à quatre roues (plus connus sous la dénomination de Cab Français ou Milord fermé).

 

Park drag :

 Georges Kellner le présente donc sous le nom de Mail coach et met en valeur la spécificité de sa construction et  son originalité.

 

Georges Kellner

 

« Le Mail Coach a conservé son type primitif avec tous ses avantages en subissant toutefois une modification dans ses côtés incommodes ; on a trouvé moyen de supprimer l’échelle, si dangereuse, en la remplaçant par 4 marchepieds qui tiennent à la voiture et qui deviennent invisibles une fois repliés. Les ouvertures de l’intérieur et du dessous sont justement appréciées par les amateurs »

Voici un exemplaire de road-coach Kellner conservé au musée de Vaux le Vicomte et une photo d'un road coach archivé au musée de la voiture de Compiègne.

 

Georges Kellner
Georges Kellner
Road-coach  (Fond Kellner musée National de la voiture de Compiègne.

Road-coach (Fond Kellner musée National de la voiture de Compiègne.

 

La recherche de la diminution du poids de la voiture amena Kellner à imaginer un autre Drag quelque peu original sans flèche présenté sous le nom de petit Mail coach.

 

Georges Kellner

 

« Le petit Mail coach, à forme carrée, que j’ai également créé, beaucoup plus léger que les Mails ordinaires quoiqu’ayant les mêmes commodités et qui est bien plus pratique que ces derniers pour faire toute sorte d’excursions, surtout dans les pays accidentés ; ceux de nos clients qui s’en servent en ont été enchantés.  D’autre part, par l’enlèvement des sièges du dessus, il constitue une sorte d’Omnibus et, dans ce cas, il peut aisément n’être attelé que de deux chevaux. »

 

Le Cab à quatre roues :

Cette voiture originale est le résultat de la fusion entre un Hamson cab anglais et un Milord.

 

Hamson-cab à deux roues et cab inversé Kellner (archives familiales Paget)
Hamson-cab à deux roues et cab inversé Kellner (archives familiales Paget)

Hamson-cab à deux roues et cab inversé Kellner (archives familiales Paget)

 

La maison Kellner  garde encore aujourd’hui sa renommée de constructeur de  Cabs  de luxe et on lui attribue souvent la création du Cab à quatre roues. Même si d’autres constructeurs ont créés des Cabs privés comme Rothshild (Voiture conservée au haras du pin et déclarée monument historique), Binder,...,Kellner en était effectivement un spécialiste.
Par contre, il y a des doutes sur sa paternité de l’invention de ce type de voiture. Le guide du carrossier d’Août 1903 indique  ne pas connaitre l’origine de la voiture  mais note que la représentation la plus ancienne de cette voiture est un dessin de 1839 du carrossier Baslez installé à Paris.

Kellner construisit son premier modèle en 1877. Son objectif était de faire une voiture de louage plus légère qu’un coupé, offrant une meilleure aération et plus d’abri en cas de pluie qu’un Milord. D’autre part, construit très bas, ce Milord fermé est plus facilement accessible. La « Compagnie générale des petites voitures » fit l’acquisition de 50 voitures. Son intérêt était, en utilisant cette voiture mixte utilisable pour toute saison, de diminuer le nombre de voitures de son parc de fiacres. Mais le public bouda ce véhicule dont l’habitacle fut jugé exigu et inconfortable. Le dessinateur  Graphti, dans son ouvrage Paris à cheval de 1889, résume ainsi l’opinion générale : «  Au carrossier qui a eu le premier l’idée d’emprisonner sous châssis d’innocents voyageurs dans l’épouvantable voiture désignée sous le nom de cab Français »                                                              

 

 

Ceci ne découragea pas Kellner qui se réorienta vers la production de Cabs privés. Dans l’introduction de l’album présentée en fin d'article,  il spécifie que cette voiture est « très appréciée des grandes dames ». Vous pourrez apprécier la qualité et la diversité des créations Kellner en regardant ces différents modèles  dont ces assez surprenantes voitures à huit ressorts. 

Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner
Gouaches de Cabs à quatre roues Archives familiales Paget.
Gouaches de Cabs à quatre roues Archives familiales Paget.
Gouaches de Cabs à quatre roues Archives familiales Paget.
Gouaches de Cabs à quatre roues Archives familiales Paget.

Gouaches de Cabs à quatre roues Archives familiales Paget.

 

Il semble que ces Cabs Français eurent un certain succès commercial, et ils apparaitront en nombre conséquent dans les albums jusqu’en 1900, où leur carrière parait se terminer.

 

Cabs français Kellner (archives musée de la voiture de Compiègne)
Cabs français Kellner (archives musée de la voiture de Compiègne)

Cabs français Kellner (archives musée de la voiture de Compiègne)

 

L'entreprise sous la dénomination Kellner § fils construira des modèles automobiles.

 

Cab carrossés par Kellner sur chassis Panhard (archives musée de la  voiture de Compiègne)

Cab carrossés par Kellner sur chassis Panhard (archives musée de la voiture de Compiègne)

 

 Il créa également un autre type de voiture à partir de ce même principe de « voiture hybride », le Duc Cab. A ma connaissance, une de ces voitures est conservée dans une collection privée espagnole et l’autre, le Duc-cab Kellner n°1217 fut retrouvé dans une remise suisse et remise en état de rouler par Christian Fouquet. 

 

 

Il m'a aimablement fourni ces photos de cette voiture "dans son jus"

 

Georges Kellner
Georges Kellner
Georges Kellner

 

Comme vous pouvez le constater, elle est parfaitement conservée. Les caisses et le train sont verts très foncé. La caisse est agrémentée de filets vermillon très fins, les roues et ressorts de larges bandes de la même couleur. La garniture intérieure est en drap bleu marine mais il semblerait qu’elle fut verte à l’origine comme le sont la moquette et les galons. Comme beaucoup de Ducs, elle pouvait être équipée,  à l’avant, d’un petit siège de cocher. Bien que ses formes soient très angulaires, la finesse de ses roues (à la jante en uniquement 2 parties), l’équipement des mains de ressort de bobine de caoutchouc, l’élégance de l’ensemble,… montrent qu’il s’agit là d’une voiture de luxe de grande qualité.

Vous trouverez plus d'information sur cette voiture dans l'article de Jean Louis Libourel: "Duc cab Kellner n°1217 , étrange et rarissime."

 



 En 1890, les enfants de Georges Kellner;Georges Junior et Paul, intègrent la société qui devient: « Kellner et ses fils »  L'entreprise est présente à l'exposition universelle de Paris en 1900 et dans divers autres salons étrangers;1904 St Louis aux états unis, 1906 Milan, l1908 Londres, 1910 Bruxelles.

 

Georges Kellner
Char à bancs exposé à l'exposition internationale de Paris 1900

Char à bancs exposé à l'exposition internationale de Paris 1900

Modèles de Kellner et ses fils Archives musée de la voiture de Compiègne.
Modèles de Kellner et ses fils Archives musée de la voiture de Compiègne.
Modèles de Kellner et ses fils Archives musée de la voiture de Compiègne.

Modèles de Kellner et ses fils Archives musée de la voiture de Compiègne.

 

A partir de 1894 l’entreprise, tout en maintenant une production hippomobile, s’oriente progressivement vers le carrossage d’un autre type de véhicule : la voiture automobile de luxe. Elle a un partenariat assez important avec la maison Renault, mais également avec d'autres constructeurs Panhard, Peugeot,....Cette nouvelle activité amène l'entreprise à agrandir ses locaux en 1898, 1902. En 1906, Kellner et fils vend les locaux de Malakoff. La maison installe ses bureaux  au 127 avenue des champs Elysées et ses ateliers à Boulogne Billancourt. 

 

Arcuives musée de la voiture de Compiègne.
Arcuives musée de la voiture de Compiègne.

Arcuives musée de la voiture de Compiègne.

limousine Gardner Serpollet carrossée par Kellner. (photo  Vanaret)

limousine Gardner Serpollet carrossée par Kellner. (photo Vanaret)

 

Comme ses concurrents, la maison Kellner a du évoluer pour s’adapter à l’apparition du moteur à explosion. Elle alla cependant plus loin et mérite bien l’attribut  de « production éclectique »  donné dans le titre.
En effet, l’entreprise participa également à l’aventure de l’aviation. L’avion Forman  MF1 est l’œuvre de Maurice Forman, de l’ingénieur Neubauer et du carrossier Kellner. Il effectue son premier vol le 6 Février 1909. Ce modèle ne sera pas construit en série mais donnera naissance à une lignée dont les MF7 et MF8 qui  se distinguèrent durant la grande guerre de 14-18. La construction aéronautique perdurera jusqu'en 1940.

 

Georges Kellner

 

En 1910 Georges Kellnet quitte l'entreprise qui devient "Kellner Frères". Georges meurt en 1915 à l'age de 86 ans. 

Durant la première guerre mondiale, l'entreprise participe à la production de matériels militaires; ambulances auto-canon mitrailleuse,... A la sortie de la guerre l'entreprise s'investit dans la carrosserie de voitures de grand luxe, hispano souza, Roll royce. et d'avions. En 1942 le dernier directeur de la maison;Jacques Kellner fut fusillé pour actes de résistance par les allemands. 

 

 

Texte:

 

Patrick Magnaudeix

 

Documentation et iconographies:

 

Jean Louis Libourel, François Vanaret, archives familiales Paget, Archives musée de Compiègne, collection de l'auteur,Gallica.

 

 A lire sur le même sujet l'ouvrage de François Vanaret "Kellner une dynastie de carrossiers"  qui comporte une grande partie sur la fabrication automobile.

 

Georges Kellner

 

 

ALBUM  KELLNER 

 

Source Gallica

 

 

Georges Kellner
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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 08:16

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____________________

 

 

 

Quelques informations sur

 

 

la carrosserie Faurax

 

 

à Lyon 

 

 

 

 

 

Que nos lecteurs le sachent, reconstituer l'histoire d'une entreprise de carrosserie n'est point chose facile!

Mis à part quelques fonds conservés dans des collections familiales ou confiés aux musées nationaux, les archives des milliers de carrossiers et charrons, ayant exercé ne serait ce qu'au XIX° siècle, ont majoritairement disparu. Les seules traces ne sont souvent que les inscriptions aux répertoires de commerce, des compte-rendus d'expositions, des publicités dans les revues professionnelles, quelques lettres ou factures éparses, ... A cela se rajoutent parfois des articles de journaux qui, au XIX°, manquent assez souvent d'objectivité. 

A part de rares exceptions, nous sommes confrontés à ce genre de difficultés quelque soit la notoriété du carrossier étudié. Ma recherche de documentation sur la carrosserie de luxe Faurax à Lyon, est un cas d'école car j'ai été confronté au manque d'éléments généalogiques, à la quasi absence d'archives, à des articles de presse ou compte rendus d'exposition sujets à caution. 

L'étude des voitures conservées, qui peut souvent compléter la recherche documentaire, est ici peu opérante. Les 52 voitures encore conservées, recensées à ce jour par le travail de J. L. Libourel, sont toutes estampillées, sur les bouchons de roues et autre pièces, sous la seule dénomination de "Faurax Lyon" sans que l'adresse ou autres informations ne permettent d'en préciser la datation.

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

Voici quelques exemplaires des voitures conservées.

 

Road coach (collection privée Argentine)

Road coach (collection privée Argentine)

Vis à vis en osier (collection privée)

Vis à vis en osier (collection privée)

Break de chasse
Break de chasse

Break de chasse

Omnibus conservé à Marcigny (collection Lacroix)

Omnibus conservé à Marcigny (collection Lacroix)

Coupé carré (haras national Rosières aux Salines)

Coupé carré (haras national Rosières aux Salines)

Phaéton (collection privée)

Phaéton (collection privée)

 

C'est une difficulté supplémentaire pour l'étude d'une entreprise dont le fondateur commence son activité professionnelle en 1808 et qui construit des voitures sous diverses directions  jusqu'en 1920.

 

 

 Création de l'entreprise à Paris.

 

Les articles de presse retrouvés ainsi que la plaquette éditée en 1908 pour marquer le centenaire de l'entreprise affirment qu'elle a été créée à Paris, en 1808, par P.F. Faurax (sans plus de précisions sur le prénom exact). Aucun document indiscutable attestant l'exactitude de cette information n'a, à ma connaissance, été trouvé.

Un article du "Panthéon de l'industrie" de 1879 (donc trés tardif),  commentant l'activité de "Faurax frères", affirme que P.F. Faurax crée son entreprise en 1808 et a participé à la construction de carrosses pour Napoléon 1°.

"Cette vaste fabrique, l'une des plus anciennes et la première de France par son importance, fut fondée par P.F  Faurax, carrossier à Paris. Ce fut lui qui construisit une partie des carrosses de Napoléon 1° ..."

La véracité de ces propos reste à questionner par l'activité même de ce journal ainsi présentée par Mermet dans l'annuaire de la presse de 1880: "Ce journal, fait en vue des expositions, n'a aucune attache sérieuse dans l'industrie. Organe de réclame et rien de plus. Les annonces financières seules sont admises dit le journal; mais tous les articles ne sont que des annonces payées"

Pourtant cette assertion reparaît dans un document de la chambre de commerce de Lyon, en 1891; "Les entreprises  lyonnaises à l'Exposition universelle de 1889". 

"La maison Faurax est la plus ancienne maison de carrosserie de France. Fondée en 1808, à Paris, par P.F. Faurax, le grand-père du propriétaire actuel, Léon Faurax, elle construisit plusieurs voitures pour la cour de Napoléon, dont une est conservée au petit Trianon à Versailles"

Les seules voitures  de l'époque napoléonienne exposées à Versailles sont celles ayant participé au mariage de l'empereur avec Marie-Louise qui ont été construites entre décembre 1809 et mars 1810.

Il est étonnant qu'on ait confié à un carrossier, venant de s' installer en 1808, la réalisation pleine et entière de voitures d'une telle qualité  dans un délai aussi court que 3 mois. De plus, il n’apparaît pas dans la liste des carrossiers auxquels ont été confiés ces travaux et qui étaient tous des carrossiers parisiens de grande renommée : Chilbourg, Deloche, Devaux, Guetting et Rasp. La décoration extérieure des voitures ayant été confiée à Gautier. (voir l'article que nous avons précédemment diffusé)


 

 

Il reste la possibilité que P.F. Faurax ait travaillé en sous-traitance ou à la tache pour ces carrossiers à moins qu'il leur ait vendu une voiture déjà commencée. En l'absence d'autres informations confirmant la participation de P.F. Faurax à la construction de voitures destinées à l'empereur,  nous pouvons envisager que nous sommes peut-être confrontés à une simple "légende familiale" dont nous ignorons l'origine. La deuxième information diffusée dans ces articles, impliquant, sans plus d'éléments de vérification, P.F. Faurax dans la construction du carrosse du sacre de Charles X,  pourrait confirmer cette hypothèse. En effet, dans la facturation des artisans ayant participé à la construction du carrosse du sacre,  le nom de Faurax n'est en aucun moment cité.

(voir l'article que nous avons précédemment diffusé)

 

Par ailleurs, dans son inscription au Répertoire du commerce de Paris de 1828, on peut s'étonner que P.F. Faurax ne revendique pas cette construction  et ne se présente que comme "fabriquant de voiture"  alors que,  dans ce même document, un des acteurs reconnus de cette réalisation; le carrossier d'Aldringen, soigne sa promotion en se présentant comme "carrossier du roi" ayant "fait la voiture du sacre".

Ces deux allégations sur la participation du fondateur de la dynastie à la construction de voitures pour Napoléon et Charles X sont donc impulsées tardivement par ses petits-fils qui,  gérant une entreprise, certes, ancienne et importante, n'hésitent pas à la présenter comme la plus ancienne et la plus grande en France. Ceci dénote d'un certain sens,  sinon de l'affabulation, du moins de l'exagération de dynamiques commerçants.

Il reste une dernière hypothèse qui serait que 1808 corresponde à l'entrée de P.F. Faurax dans la profession comme apprenti et/ou ouvrier chez un des carrossiers ayant participé à la réalisation de ces voitures historiques. 

L'absence de l'entreprise Faurax dans les répertoires du commerce de 1808 à 1825 pourrait appuyer cette hypothèse.

 

 

1825-1841 activité parisienne

 

 

A partir de 1825, la présence de Faurax dans le Répertoire du commerce de Paris semble confirmer les allégations des successeurs de P.F. Faurax sur l' activité parisienne de celui-ci (cependant sans les prénoms et l’absence d'autres informations, il est difficile d'affirmer avec certitude que nous sommes dans la même filiation).

Une société Faurax, cise au 46 rue St Nicolas d'Antin, se présente  dans les répertoires de 1825 à 1830 comme carrossier "fabricant de voitures en tous genres dans les goûts le plus modernes. Prend des voitures en remise" 

 

De 1832 à 1834: la société est domiciliée au 52 rue St Nicolas d'Antin

 

De 1835 à 1837: nous la retrouvons au 10 rue de l'arcade

 

Décembre 1836:  différentes revues judiciaires, dont la Gazette des tribunaux, font état de la déclaration de faillite au tribunal de commerce du carrossier Faurax,  domicilié au 10 rue de l'arcade.

 

De 1839 à 1841: l'entreprise est de nouveau inscrite au Répertoire du commerce parisien. toujours rue de l'arcade mais au N°6.

 

A partir de 1841: aucune notification de la présence de cette carrosserie à Paris n'a, à ma connaissance, été trouvée.

 

 

Vers 1840, implantation à Lyon

 

L'article du Panthéon de l'industrie de 1894 indique que "Monsieur Faurax fonda une succursale à Lyon qui devint plus tard le centre de fabrication". Cette information est corroborée par le rapport sur la présence des entreprises lyonnaises à l'exposition de 1889. "En 1840, un des fils du fondateur monta une grande maison à Lyon, centre, à l'époque, du charbon, de la métallurgie et de la production de bois. La fabrication fut peu à peu centralisée à Lyon et la maison de Paris ne conserva que des magasins de vente."

Ce n'est qu'à partir de 1855 que nous allons avoir des informations sur les activités lyonnaises de la maison Faurax par le biais des compte-rendus d'expositions universelles;  deParis (1855 ), Lyon (1872),..

 

 

Participation à l'exposition universelle de Paris en 1855

 

L'installation définitive à Lyon et la qualité de la production sont confirmées par le compte-rendu de cette exposition, paru dans "Le travail universel" de 1856, qui nous permet de trouver enfin quelques données techniques sur la qualité et la spécificité des fabrications de l'entreprise. A cette exposition, contrairement aux entreprises parisiennes qui ont exposé des voitures transformables, les entreprises, dites des départements, ont proposé des voitures à une seule fin ce qui est apprécié par les rapporteurs doutant de l'intérêt des acheteurs pour les voitures à fonctions multiples.  "Les envois de quelques grandes maisons des départements, au lieu de ces voitures mécaniques et multiples, ont exposé des produits simplifiés destinés à un seul emploi.  Nous citerons à cette occasion les noms de M Bergeon de Bordeaux et Faurax de Lyon". Le catalogue officiel de l'exposition précise que la voiture est présentée par Charles Edmond Faurax.

Cette voiture, honorée d'une médaille d'honneur de 1° classe, a été particulièrement appréciée par les rapporteurs qui la présentent comme le produit le plus remarquable de la carrosserie française. Cette appréciation est à souligner car le rapport, hormis pour les maisons Belvalette frères et Delongueil, est assez critique sur la qualité des voitures exposées.

Une description détaillée de la voiture est même intégrée au rapport.

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

Au vu de cette représentation à Paris de la maison Faurax par Charles Edmond, on peut faire l'hypothèse que celui-ci est l'un des fils du fondateur et qu'il assure au moins la direction technique de l'entreprise, ce qui semble être confirmé par un dépôt de brevet en 1860. 

C'est un brevet d'invention de 15 ans pour un "essieu à graissage permanent et hermétique dit essieu Faurax". Il est déposé par Charles Edmond Faurax. Ce dossier précise l'implantation de l'entreprise au 5 rue de Noailles.  

C'est toujours sous le nom de Faurax que l'entreprise obtient des médailles d'or aux expositions de Marseille en 1861 et Porto en 1865.

En 1862,  sous la dénomination; Faurax carrossier, un brevet, concernant "des perfectionnements aux essieux à graissage permanents et hermétiques dits essieux Faurax",  est déposé. 

En 1867, nous avons un changement de représentation de la société avec cette nouvelle appellation; Madame veuve Faurax.

En effet, l'entreprise est présente à l'Exposition universelle de Paris de 1867 et y reçoit une mention honorable attribuée à Madame veuve Faurax. M Hurry est également récompensé comme "contremaître de la maison Faurax".

En 1868, un nouveau brevet, concernant des"perfectionnements aux fermetures de landau, est déposé par 'Mme veuve Faurax et fils',  sous l'adresse;  4 rue de la Ferrandière (adresse personnelle de la famille?). 

Nous constatons que, jusqu'à 1867, l'entreprise n'est nommée que sous l'appellation de Faurax alors que, depuis au moins 1840, les fils sont impliqués dans l'entreprise. Cette apparition tardive de la mention 'veuve Faurax' puis son changement l'année suivante en 'veuve Faurax et fils' peut signifier que le fondateur P.F. Faurax soit décédé peu avant et que nous sommes dans une période d'organisation de la succession.

En plus de Charles Edmond, je n'ai retrouvé qu'un autre fils du fondateur de la maison Faurax; Charles Louis Claude. Nous connaissons son identité par le dossier militaire d'un de ses fils; Marius Paul Faurax mort au Dahomey, en 1892 (plus connu sous le nom du commandant Faurax).

Livret militaire de Marius Paul Faurax fils de Charles Louis Claude

Livret militaire de Marius Paul Faurax fils de Charles Louis Claude

 

Charles Louis Claude eut deux autres fils Léon et Albert.

Léon Faurax est né 17 janvier 1846 et se mariera avec Marie Marell, descendante d'une  famille de sidérurgistes de St Etienne. Nous retrouverons plus tard le nom de cette famille dans l'histoire de la maison Faurax. Je n'ai pas  trouvé de date de naissance pour Albert.Les deux frères participent à la guerre de 1870(1).

Ce sont eux qui vont prendre en main la destinée de l'entreprise qui prendra le nom de "Faurax frères" entre 1868 et 1872.

 

 

Faurax frères

 

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

Les premières informations sur cette nouvelle société nous sont données par le compte-rendu de l'Exposition universelle de Lyon intitulé; "Les merveilles de l'industrie à l'Exposition de Lyon" par Henry de Lagorce". Elle y est notifiée sous le nom de "Faurax frères" et est dirigée par Léon et Albert.

 

 

Participation à l' Exposition de Lyon en 1872

 

Qualifiés de premiers carrossiers de Lyon par le rapporteur de la section transport, l'entreprise est récompensée par la médaille d'or et présente 6 voitures. 

 

"-Un trés joli coupé léger, merveille de légèreté, .... La caisse et le train sont noirs d'ivoire rechampi paille, L'intérieur est doublé en satin noir.

 

-un délicieux duc aussi élégant qu'une voiture parisienne,...

 

-un confortable omnibus à six places, avec siège et impériale; fort belle voiture qui peut porter douze personnes au moins, construite sur le genre anglais.

 

-un phaéton à huit ressorts en blanc,... cette voiture est d'un fini remarquable aux pièces de forge merveilleusement traitées.  Nous avons remarqué pour la première fois des jantes de roues d'une seule pièce.

 

-le chef d'oeuvre de MM Faurax c'est selon nous un splendide landau à huit ressorts, peint et doublé en marron ton sur ton, à train noir; C'est un équipage d'un grand style et d'une rare distinction. Il est fait pour les gens chics, selon la théorie de Morel, qui prétend que chaque individualité veut un type de voiture qui se modifie selon les personnes et qui, avant d'accepter une commande, vous inspecte des pieds à la tête. Il appelle cela: prendre votre mesure.

 

Ce rapport spécifie par ailleurs que la qualité de ces voitures est égale à celle des fabrications des carrossiers parisiens et anglais qu'elle concurrence par le "bon marché". Une autre caractéristique mise en valeur est l'autonomie totale de l'entreprise qui regroupe en une seule entité tous les corps de métier:

"Il est réellement curieux de visiter cet atelier modèle, où l'on voit fabriquer toutes les pièces de la voiture jusqu'aux moindres détails (et l'on sait qu'il y en a) et le nombre des genres d'ouvriers différents dont doit se servir un carrossier, depuis les lanternes de la voiture qu'il construit, jusqu'aux essieux, depuis la capote en cuir, jusqu'à la menuiserie et au charronnage".

Voici quelques informations sur les ateliers, toujours installés au 5  rue de Noailles.

Ces ateliers sont immenses et forment toute une île. Au rez de chaussée est la fabrication, à gauche les forges et les machines, à droite la menuiserie et le charronnage. Dans les ateliers, on se sert d'un outillage mécanique et à vapeur d'un genre nouveau; les principaux outils machines étant de l'invention de MM Faurax.

Au premier, sont d'immenses galeries qui font tout le tour du rez de chaussée qu'elle domine. Ces galeries servent de magasins à la maison Faurax et contiennent plus de deux cents voitures qu'un treuil à vapeur, d'un système nouveau, fait descendre ou monter suivant les besoins.

 

Les compte-rendus de la participation de Faurax frères à l'Exposition universelle de Paris, en 1878; rapport officiel du Jury et article du "Panthéon de l'industrie" de 1879, vont nous permettre de compléter nos informations sur le fonctionnement et la production de l'entreprise. 

 

 

 

Participation à l'exposition universelle de Paris en 1878

 

 

L'article de 1879 du "Panthéon de l'industrie" insiste encore  sur  la spécificité de l'organisation du travail chez Faurax frères; " La maison Faurax est la seule en France qui fabrique tout chez elle; essieux, ressorts, caisse, pièces forgées, peinture, garniture, lanternes et travaux, pour lequel elle emploie 250 ouvriers."  Ce mode de production leur permet de réaliser des voitures de luxe à la qualité reconnue, tout en proposant des prix "bon marché". Cette organisation s'accompagne, depuis les débuts lyonnais de l'entreprise, d'une politique commerciale ambitieuse,  visant le marché national et international en s'appuyant sur:

 

-l'implication dans de nombreuses expositions où la maison Faurax obtient  diverses récompenses; Médailles de première classe aux expositions de Paris 1855, Porto 1865, Paris 1867. Diplôme d’honneur à l’exposition de Paris 1862,  médailles d’or aux expositions de Marseille 1861 et  Lyon 1872. 

 

-l'implantation d'un réseau de comptoirs en France; Bordeaux, Marseille,.. et à l'étranger; Egypte, Espagne, Portugal...

 

-son statut de fournisseur de maisons royales; cours d'Egypte, du Portugal, d'Autriche.

 

Comme toute grande carrosserie de luxe, Faurax frères s'efforce à donner le ton de la mode en innovant dans l’esthétique des modèles proposés et dans la recherche d' avancées technologiques.

Des brevets sont déposés dans de nombreux domaines et équipent les voitures proposées à l'Exposition universelle de 1878:

 

-un système d’essieux breveté qui a retenu l'attention des rapporteurs de l'exposition de Paris 1878

 

-roues légères, avec jantes cintrées en deux pièces seulement, montées sur un moyeu à enveloppe métallique

 

- un système de ressort permettant de manipuler les capotes de landau sans descendre de la voiture

 

-un système de fermeture permettant d'ouvrir les portières des landaux sans baisser les glaces

-....

Ces avancées ne sont pas trop  appréciées par les juges parisiens qui en notent la qualité tout en critiquant leur utilité comme le montre le rapport sur la calèche huit ressorts présentée.

 

Rapport officiel de l'exposition

Rapport officiel de l'exposition

 

L'entreprise expose plusieurs voitures dont:

 

-la calèche à huit ressorts, citée ci-dessus, avec un train sans boulons, forgé de toute une pièce, dont l'ingénieur des arts et manufactures apprécie la qualité esthétique.

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

-un coupé de nouvelle forme, rappelant la chaise à porteurs Louis XV, qui supprime le cuir qui recouvre habituellement les coupés.

Album 1878 Charles Gourdin

Album 1878 Charles Gourdin

 

-un landau muni du système de manipulation des capotes, simple et utilisable d'une seule main.

 

Album 1878 Charles Gourdin

Album 1878 Charles Gourdin

-un duc caractérisé par sa grande légèreté.

 

Mis à part la calèche, aucune autre des productions de Faurax frères n'est mise en valeur par le rapport officiel de l'exposition et celui de l'ingénieur Anthony. Cependant, leur qualité a permis, à deux d'entre elles, d'être retenues pour figurer dans l'album des principales voitures de l'exposition, réalisé par Charles Gourdin. Faurax frères n'obtiendra qu'une médaille d'argent. 

La société Faurax frères va encore continuer son activité jusqu'en 1883. La dissolution de la société Faurax frères, 5 rue de Noailles, est définitive à compter du 31 décembre 1883. Les deux frères ont maintenant chacun leur propre entreprise; Léon gardant  les ateliers de Lyon et Albert créant sa propre carrosserie à Marseille à partir, probablement, du comptoir qui y avait été établi par Faurax frères.  En 1889, ils se présenteront d'ailleurs séparément à l'Exposition universelle de Paris en y décrochant chacun une médaille d'or.(2)

 

 

Faurax Léon

 

La nouvelle maison continue sa dynamique politique commerciale en participant, dès 1884, à l'Exposition de Nice. Son exposition va avoir un franc succès et, comme en 1878, puis 1889 et 1894, l'entreprise aura droit à un article élogieux dans les colonnes du Figaro qui, dans chaque article, la place  au même niveau de qualité que les plus grandes carrosseries parisiennes. En 1884, le journal, en précisant que Paris est le pôle de la carrosserie de luxe, n'hésite pas à affirmer que Lyon en est le deuxième avec la seule entreprise Faurax.

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

 

Les ateliers lyonnais passés sous sa coupe, Léon Faurax met tous les moyens nécessaires à la sauvegarde de leur réputation, n'hésitant pas à utiliser les voix juridiques si nécessaire. Ainsi, en 1886, gagne-t-il un procès contre un autre carrossier lyonnais Charrel. Celui-ci avait remanié une voiture construite par la maison Faurax et l'avait revendue sous son propre nom en changeant les  inscriptions des chapeaux de roue. Mais le combat de Léon Faurax  sur le respect de la propriété des marques de fabrique ne s'arrête pas là car sa position fut contestée par Brice Thomas, directeur du "Guide du carrossier". Il s'en suivit, étalé de 1886 à 1888, un long échange d'explications, publié dans le GDC. Il n'agit pas seulement pour sa propre entreprise mais pour l'ensemble de la profession car Léon Faurax est alors président de la Chambre syndicale des carrossiers du Rhone.

Nous retrouvons des informations sur l'entreprise, toujours installée dans les immenses locaux de l'avenue de Noailles, dans L'étoile artistique (journal parisien) du 8 aout 1887.

Locaux Faurax Léon en 1890 (source: Fondation Berliet Lyon)

Locaux Faurax Léon en 1890 (source: Fondation Berliet Lyon)

 Le journaliste parisien met en avant " l'honnêteté dans la fabrication et le bon goût" et la diversité des modèles proposés. Il s'étonne de l'importance de la production qui s'établit à 300 voitures par an; "chiffre énorme que nos industriels parisiens ont rarement dépassé", et de la fabrication de toute la voiture dans les locaux de l'entreprise.

"Et je l'avoue, j'ai été surpris, trés surpris, de voir, avenue de Noailles, une chose pour ainsi dire unique et non pratiquée par nos carrossiers parisiens; celle-ci: la fabrication dans la maison même de tout ce qui est l'accessoire: les ressorts, les essieux, en un mot; tout ce qui a trait à la voiture. C'est là un avantage considérable puisque, dans ces conditions, il est facile de se rendre compte des matières premières que l'on emploie."

Par ailleurs, il salue la dynamique politique commerciale à l'exportation, mise en place par l'entreprise, en faisant même un exemple.

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

Ces quelques photos, plus tardives car datant des années 1890, donnent une idée de la qualité des voitures que le journaliste de "L'étoile artistique" a pu observer dans les salles d'exposition du 5 rue de Noailles

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
(source: Fondation Berliet Lyon)

(source: Fondation Berliet Lyon)

(source: Fondation Berliet Lyon)

(source: Fondation Berliet Lyon)

(source: Fondation Berliet Lyon)

(source: Fondation Berliet Lyon)

Ces commentaires émis par ce journal mondain, culturel parisien donc plus objectif que les parutions chauvines lyonnaises, soulignent le statut national de l'entreprise lyonnaise qui, rappelons le, bien que citée, n'avait pas obtenu de médaille de prestige à Paris à l'époque de Faurax frères. Cette montée en reconnaissance de l'entreprise se confirme à l'Exposition universelle de Paris. 

 

 

Participation à l'Exposition universelle de Paris de 1889

 

"Faurax Léon" y expose pourtant que quatre voitures:

 

--un mail-coach, avec avant-train en bois. Les ressorts sont disposés en chassis avec menottes en fer. Un frein à levier est placé au siège de devant et au siège de derrière.

Rapport sur les entreprises lyonnaises à l'Exposition universelle de Paris (éd Stook 1891)

Rapport sur les entreprises lyonnaises à l'Exposition universelle de Paris (éd Stook 1891)

-Un landau, à trois cintres accusés sans moulures de portes, monté à cinq ressorts derrière avec crosses en bois et muni d'un frein à friction sur le derrière du moyeu.

Rapport sur les entreprises lyonnaises à l'Exposition universelle de Paris (éd Stook 1891)

Rapport sur les entreprises lyonnaises à l'Exposition universelle de Paris (éd Stook 1891)

 

-Un coupé rond, d'une bonne forme et bien fini. Le ressort d'essieu est attaché de travers par des ronds.

Rapport sur les entreprises lyonnaises à l'Exposition universelle  (éd Stook 1891)

Rapport sur les entreprises lyonnaises à l'Exposition universelle (éd Stook 1891)

-Un tilbury à capote, monté sur ressorts d'essieu en C, avec soupentes prises entre le ressort et l'essieu et venant s'attacher à la main; siège derrière sur ferrures.

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

Dans cette exposition, où il remporte la médaille d'or, Léon Faurax confirme au niveau national son statut de grand fabricant de voitures de luxe  qui participe, par sa politique d'exportation, à propager l'image de marque de la carrosserie française à l'étranger. C'est alors une personnalité reconnue du monde de la carrosserie et il sera, d'ailleurs, nommé expert auprès du Jury de l'Exposition de 1900 à Paris et réalisera régulièrement, de 1897 à 1907, des rapports sur la production carrossière qui seront publiés dans le journal "La carrosserie française".

Trois ans plus tard, en 1894, il fait partie du comité de patronage et d'organisation  de l'Exposition universelle et coloniale de Lyon. La responsabilité de la section carrosserie lui est confiée. Il y est également présent comme exposant.

 

 

Participation à l'Exposition universelle et coloniale de Lyon de 1894

 

L'Exposition universelle de Lyon de 1894 permet à l'entreprise de montrer la qualité et la diversité de ses voitures de luxe en y exposant pas moins de 15 voitures.

 

 

Extrait Panthéon de l'industrie
Extrait Panthéon de l'industrie

Extrait Panthéon de l'industrie

L'entreprise offre donc à sa clientele l'ensemble des services nécessaires à la pratique de l'attelage en restant à la recherche de l'innovation dans tous les domaines.

La recherche de l'excellence est toujours la priorité, comme nous pouvons le découvrir dans cette grande wagonnette de promenade avec siège intermédiaire, exposée au salon et décrite, en 1895, dans la revue "La carrosserie française",  sous la dénomination: break d'excursion. 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

Acteurs de cette qualité de production, différents contremaîtres de "Faurax Léon" y sont médaillés:  Convert; médaille d'argent, Van Cauwelaert, Delery, Collin; médaille de bronze, Ventajol et Dufour; mention honorable. 

 

En tant qu'organisateur, Léon Faurax  propose une exposition rétrospective de l'art de la carrosserie.  A cette époque, certains grands carrossiers comme Mühlbacher, Grümmer..., mais aussi Faurax, cherchent à préserver le patrimoine historique de la carrosserie et n'hésitent pas à mettre à disposition des expositions certaines pièces de leurs collections personnelles. 

Aussi, Léon Faurax présente t il dans cette rétrospective différents documents et véhicules, dont:

-des dessins de voitures de cour; ceux du carrosse du sacre de Charles X !,  de la berline d’Ismaël Pacha, réalisée en 1872 par Faurax frères,...,

-différentes voitures; une fliguette, une litière, des chaises à porteur,...

Certaines de ces pièces historiques seront ultérieurement exposées à l'exposition centennale organisée dans le cadre de l'exposition universelle de 1900 à Paris.

Fliguette et chaises à porteur exposées par L Faurax en 1889 et 1900
Fliguette et chaises à porteur exposées par L Faurax en 1889 et 1900

Fliguette et chaises à porteur exposées par L Faurax en 1889 et 1900

 

 

Le break présenté à Lyon est également exposé, avec deux autres voitures, à l'Exposition de Bruxelles, en 1897.

 

 

Participation à l'Exposition de Bruxelles de 1897

 

Le break y est accompagné d'un phaéton de dame et d'un coupé.

 

-Phaéton de dame

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

-Coupé

"Le coupé rond est garni en drap et en maroquin avec la même passementerie que le phaéton.  A l'exception du pavillon, tout l'interieur est capitonné en maroquin; l'avant est orné d'une belle cantine, les petits accessoires sont en ivoire. Cette voiture est peinte, caisse et train, en bleu corbeau; le train est également rechampi d'une large bande orange."

 

 

 

En 1900, Léon Faurax est présent à l'Exposition  universelle de Paris à plusieurs titres:

 

- expert auprés du jury.

- participant à l'exposition centennale; prêt de voitures, dessins dont, emblèmes de la famille, ceux du carrosse du sacre de Charles X, déjà exposés à Lyon)

- exposant de productions hippomobiles. 

 

 

 

Participation à l'Exposition universelle de Paris de 1900

 

A Paris, il expose quatre voitures dans la section carrosserie, dont un mylord à portières aussi nommé américaine et un phaéton qui seront décrits par le GDC et la carrosserie française .

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

-Américaine; mylord à portières

 

(GDC 1076)

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

 Carrosserie française 255

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

-Phaéton de dame

 

Carrosserie française 266

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

GDC 1074

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

Nous complétons la présentation des productions hippomobiles, de 1890 à 1900, par ce diaporama d'autres voitures "Faurax Léon".

(source: Fondation Berliet Lyon)
(source: Fondation Berliet Lyon)
(source: Fondation Berliet Lyon)
(source: Fondation Berliet Lyon)
(source: Fondation Berliet Lyon)
(source: Fondation Berliet Lyon)
(source: Fondation Berliet Lyon)

(source: Fondation Berliet Lyon)

 

En cette fin de siècle, l'entreprise est confrontée à la mutation de l'activité de la carrosserie de luxe qui va progressivement s'engager dans la production automobile. Comme nous l'avions présenté dans l'article c- joint "Cachez ce moteur... que je ne saurai voir",  les premières voiturettes "Panhard", "Berliet"... n'attirent, au début, que des sportifs et atteignent difficilement la clientèle des voitures de luxe. Commence alors l'adaptation, entre autre par les plus grands carrossiers, de caisses de voitures hippomobiles sur des châssis de voitures à pétrole ou électrique.

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

 

Saint Loup, dans sa fiction "Marius Berliet l'inflexible", attribue à Léon Faurax un certain détachement vis à vis de cette situation.

"Le comte de Chabannes, homme de cheval, passionné de rallyes et d’automobile, maître d’équipage des drags, a fait carrosser sa Rochet Schneider par le célèbre Faurax qui ne croit pas à l’avenir de la voiture à pétrole et déclare :

Les coachs que j’ai construits pour les grandes familles de Lyon, cela représente bien une douzaine de véhicules au maximum. Il en sera de même pour l’automobile."

Cette position, si elle est réelle, doit dater du début des années 1890 car elle est contredite par les écrits  de Léon Faurax de 1897.

Ses rapports sur l'évolution du commerce de la carrosserie, rédigés dans le cadre de ses fonctions de président du syndicat de la carrosserie lyonnaise, montrent nettement qu'en 1897, malgré l'augmentation continue du parc de véhicules hippomobiles sur le territoire français, il s'inquiète de la rapide progression des ventes d'automobiles et de cycles.

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
extrait du rapport statistique 1897 de Léon Faurax

extrait du rapport statistique 1897 de Léon Faurax

 

Sa prise de conscience d'une mutation se confirme ultérieurement. Ainsi, les états statistiques de 1900 font état, sur les trois dernières années, d'une baisse des exportations des voitures et une nette augmentation de celle des automobiles. Cette progression des ventes d'automobiles fut si rapide que les organisateurs de l'exposition universelle n'avaient pas prévu un espace assez grand pour accueillir et durent externaliser des exposants en cycles et automobiles. 

Tout en continuant à construire des voitures, il développera l'activité automobile en s’associant avec Jules Marrel, membre de la famille de sidérurgistes de son épouse, toujours sous la marque Faurax puis Faurax § Cie  avec la même réussite que dans sa production de voitures.

"Nous remarquons également une limousine signée Faurax, le grand carrossier lyonnais dont le nom est un sûr garant de confort et de luxe" -Compte rendu de "Grands sports" sur le salon de l'automobile de 1906.-

 

 

collection Albert Arnheim

collection Albert Arnheim

Comme ses concurrents locaux et nationaux, Faurax § Cie aura pour activité de carrosser des châssis de constructeurs, pour lui essentiellement lyonnais; Rochet Schneider, Cottin-Degoutte, Berliet,......

Faurax-Rochet Schneider 1907

Faurax-Rochet Schneider 1907

Faurax Cottin-Degoutte 1906
Faurax Cottin-Degoutte 1906

Faurax Cottin-Degoutte 1906

Faurax Berliet

Faurax Berliet

 

En 1908, la maison est acquise par Jules Marrell et prend le nom de: Ancienne maison Faurax§Cie. Pour fêter les cent ans d'activité de Faurax, elle édite une plaquette sur l'histoire de la carrosserie en France.(3)

.

 Lèon Faurax meurt en 1917 et Jules Marrel en 1922. En 1919, l'entreprise devient Faurax Jarsaillon§ Cie, puis, en 1920, elle fusionne avec la carrosserie Chaussende et  se spécialise dans la construction de camions et de cars.

Ossature Faurax§Chaussende sur châssis Panhard

Ossature Faurax§Chaussende sur châssis Panhard

Carrosserie Faurax§Chaussende sur châssis Rochet Schneider

Carrosserie Faurax§Chaussende sur châssis Rochet Schneider

Faurax§Chaussende" sera intégré à Berliet, en 1969, puis à Rénault véhicules industriels, en 1976.

Cet article, s'il met en perspective la place incontournable de de la dynastie Faurax dans le monde de la carrosserie de luxe, est, comme nous vous en avions prévenu, très incomplet.

Aussi, nous comptons sur vous, chers lecteurs, pour le compléter par vos informations ou documentations personnelles. 

 

 

 

 

 

 

Texte:

Patrick Magnaudeix

 

Sources:

Archives personnelles de l'auteur, J L Libourel, Fond GDC; Fédération française de carrosserie, fondation Berliet, Gallica BNF, CNUM.....

 

Documentation:

Les merveilles de l'industrie Lagorce 1872 Exposition Lyon

Pantheon de l'industrie 1879, 1894

L'étoile artistique mondain scientifique, août 1887

Rapport officiel Exposition universelle de Paris

Archives des dépots de brevets de l'INPI

Le travail universel, revue complète des arts et de l'industrie exposés à Paris en 1855 Collectif sous la direction de JJ Arnoux

Rapport officiel classe 62 Exposition 1878

Figaro 1878, 1884, 1889, 1894,

Rapport officiel Exposition 1889

....

 

 

1)

Présentation des voitures de Albert Faurax, alors carrossier à Marseille, qui lui ont permis d'obtenir la médaille d'or à l'Exposition internationale de Paris de 1889.

 

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

(2)

Léon Faurax, lieutenant d'ordonnance du général Bressone, sera fait chevalier de la légion d'honneur à titre militaire au 25 Juillet 1871 puis officier de la légion d'honneur en décembre 1897

 

 

 

(3) Plaquette "Cent ans de carrosserie".

Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.
Quelques informations sur la carrosserie Faurax à Lyon.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 08:46

 

 

 

Catalogue du carrossier

 

 

 

L. Jean de Versailles

 

1896-1906

 

 

Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles

 

 

Nous n'avons que peu d'informations sur le carrossier L Jean domicilié à Versailles:

 

15  rue Sainte-Adélaîde de 1892 à 1894.

26 Boulevard du Roi de 1896 à 1906.

 

 A ces deux adresses il propose les mêmes activités:

 

Carrosserie en tous genres, voitures neuves et d'occasion, peintures et carrosserie. 

 

Il doit avoir eu une certaine importance car l'entreprise BF; fabricante de ressorts, le présente dans une publicité, parue dans le N° 227 du G.D.C. d'octobre 1894, comme faisant partie de sa clientèle.

 

  Nous vous proposons de découvrir ses fabrications dans ce catalogue dont nous n'avons pas de date exacte d'édition.

Au vu de l'adresse ( Boulevard du Roi), nous pouvons situer sa parution entre les années 1896 et 1906.

 

 

 

 

 

Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles
Catalogue du Carrossier L Jean de Versailles

 

Catalogue:

collection Patrick Magnaudeix

 

Documentation:

Jean Louis Libourel

 

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 08:10

 

 

Carrosserie Baptiste Thomas.

1820-1877

 

 

 

Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877

Jean Baptiste Thomas est un élève de Jean Duchesne, l'un des plus grands carrossiers du XVIII° siècle, actif de 1820 à 1877. 

Il est rapidement reconnu comme l'un des carrossiers les plus importants de Paris.

"Ce fabricant et quelques uns de ses confrères...se recommandent par les soins et l'attention scrupuleuse qu'ils mettent dans l'exécution de tous les ouvrages de carrosserie qui sortent de leurs ateliers" -Journal des haras des chasses et des courses de chevaux. 1828- 

"Thomas Baptiste fournit journellement aux amateurs les plus difficiles de la France et de l'étranger des voitures remarquables par leur élégance, le fini de leur travail et leur solidité" -Journal des haras des chasses et des courses de chevaux. 1829- 

C'est sous la dénomination de sellier que nous le trouvons pour la première fois inscrit  à l'almanach du commerce de Paris.

De 1820 à 1825, nous le trouvons domicilié au 13 rue de Provence.

De 1826 à 1828, il est inscrit au 18 rue Pelletier et référencé également au 23 dans certains dessins.

 

Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877

 

En 1830, la revue "La Mode" le désigne comme "Le premier des carrossiers de Paris"  en illustrant son propos par une série de dessins.

 

Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877

 

Nous trouvons également dans ce journal des indications sur la clientèle de Baptiste Thomas et les différents modèles qu'il propose.

 

Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877

 

Dans une parution de 1829, "La mode"  souligne qu'en raison d'une suspension plus confortable, le tilbury à sept ressorts remplace le Stanhope en donnant en exemple ce tilbury de Baptiste Thomas.

Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877

 

Malheureusement, peu de voitures de ce constructeur ont été conservées et il reste, à notre connaissance, 5 voitures recensées:

 

-un Mail-phaéton

 

Mail phaéton n° 3086 conservé au chateau d'Espeyran à St Gilles du Gard
Mail phaéton n° 3086 conservé au chateau d'Espeyran à St Gilles du Gard

Mail phaéton n° 3086 conservé au chateau d'Espeyran à St Gilles du Gard

 

-Un coupé de Gala

 

 Coupé de gala appartenant au grand duc du Luxembourg et conservé au musée de Peppange.

 Coupé de gala appartenant au grand duc du Luxembourg et conservé au musée de Peppange.

 

-Calèche à huit ressorts.

Calèche huit ressort numéroté 3356 conservée au musée de Farneze

Calèche huit ressort numéroté 3356 conservée au musée de Farneze

 

-Phaéton.

Phaéton conservé dans une collection privée espagnole.
Phaéton conservé dans une collection privée espagnole.

Phaéton conservé dans une collection privée espagnole.

 

-Break-omnibus.

Break-omnibus, par Thomas Baptiste à Paris. (collection Caesar Wirth)

Break-omnibus, par Thomas Baptiste à Paris. (collection Caesar Wirth)

 

La renommée de Baptiste Thomas  perdurera jusque sous le second empire.

Parmi les plus anciennes maisons qui se distinguent dans la carrosserie de luxe, une des plus grandes réputations d'il y a trente ou quarante ans c'est la maison de Thomas Baptiste aux champs Elysées"  - "Le cocher Français", juillet 1869.

 

 

 

Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877
Carrosserie Baptiste Thomas.1820-1877

 

Texte:

H.B. Paggen

Sources:

L'almanach du commerce de Paris

Le journal "la mode"  

Le journal des haras

Documentation Jean Louis Libourel.

 

Informations complémentaires sur les adresses de production et de commercialisation de la carrosserie Baptiste Thomas..

Nous retrouvons ce carrossier inscrit à l'almanach du commerce de Paris jusqu'en 1875 mais nous n'avons que des informations très limitées sur son activité après 1830:

-1828-1834

rue d'Angoulème et 1 Avenue de Neuilly

-1835-1875.

Ateliers Avenue des Champs Elysées et 38 rue de la Charte

-1836-1840

Partenariat avec R. Geville Toulouse et Gaibel Ainé Paris pour la production de roues.

-1841

Magasins 1 rue de Saint Louis Honoré

-1843-1847

Magasins 62 Avenue de Neuilly.

-1845-1850

Partenariat avec le carrossier Robert 12 rue du chemin vert

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 08:00

 

La maison Chicot s'établit, en 1876, comme fabricant de pièces de voitures; roues brancards,..., au 32 rue Hannequin, à Paris. Ses réalisations de grande qualité sont primées dès la première année, en étant récompensées par une médaille d'honneur à l'Exposition de Philadelphie de 1876.

En 1878, c'est la médaille d'or qui est attribuée à l'entreprise Chicot lors de l'Exposition internationale de Paris. Dans les années 1880, elle ouvre sa production à la construction de sulkys légers et de "squeletons"

Catalogue carrosserie Chicot

 

Suite à un continuel développement, les ateliers sont déménagés et installés au 78 cours de Arts, à Levallois Perret.

Catalogue carrosserie Chicot

 

Leur compétence dans le travail du bois va les amener, progressivement, à construire des voitures légères de type américain. Le premier catalogue est édité en 1898-1899. L'entreprise va également élargir son commerce par l'importation de voitures et harnais d'origine américaine.

 

Catalogue carrosserie Chicot

 

Ce catalogue de 1909 nous permet de découvrir les différentes activités de l'entreprise, en commençant, bien entendu, par une de leur première spécialité; la réalisation de sulkys pour lesquels cette maison a été de nombreuses fois primée.

Catalogue carrosserie Chicot

 

Sulky

Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot

 

Ces sulkys, ne pesant que 20 et 24 kilos, sont un exemple de l’extrême légèreté de l'ensemble des réalisations de cette entreprise. Ce tableau vous en donne une idée d'ensemble.

Catalogue carrosserie Chicot

 

Road-carts

 

Une voiture de ce type photographiée par Delton en 1876
Une voiture de ce type photographiée par Delton en 1876
Une voiture de ce type photographiée par Delton en 1876

Une voiture de ce type photographiée par Delton en 1876

 

Voitures à 2 roues.

 

Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Source "Tradition Fahrkrunst"
Source "Tradition Fahrkrunst"
Source "Tradition Fahrkrunst"

Source "Tradition Fahrkrunst"

 

Voitures à 4 roues.

 

Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot

 

Le catalogue propose également la vente de voitures et harnais importés des Etats Unis d'Amérique.

 

Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot
Catalogue carrosserie Chicot

 

Texte:

Patrick Magnaudeix

 

Documentation: Collection de l'Auteur

Compte rendu exposition 

Catalogue Chicot 1909

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 07:58

 

 

« Où sont les mules de Réjane ? »

 

 

Les voitures de Madame Réjane la plus

parisienne des comédiennes

 

Jean-Louis Libourel

 

 

 

 

Les femmes ont été les premières à apprécier le confort et le luxe des voitures. Pour ces élégantes et délicates passagères, les carrossiers ont donné aux voitures qui leur étaient destinées un plus grand confort et un plus grand raffinement intérieur : tissus précieux, couleurs assorties avec soin, finitions impeccables, abondance de poches et rangements divers pour loger toutes sortes de petits objets indispensables aux voyageuses, cantines agrémentées de miroirs et de petits nécessaires, bouillottes, chaufferettes, petits vases à fleurs etc.

 

Dans son numéro du 15 septembre 1901 le journal professionnel La Carrosserie Française, en publiant les descriptions et les dessins réalisés par Louis Lagard de deux voitures créées par la maison de carrosserie Bail aîné à Paris pour la célèbre comédienne Réjane, livre un témoignage irremplaçable sur ces voitures de femmes, élégantes et raffinées.

 

Le Cab et le Char-à-bancs  construits en 1901 pour la comédienne Réjane. Dessins de Louis Lagard (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

Le Cab et le Char-à-bancs construits en 1901 pour la comédienne Réjane. Dessins de Louis Lagard (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

 

« La plus parisienne des comédiennes »

 

Gabrielle-Charlotte Réju, dite Réjane, est née le 5 juin 1856 à Paris. Elle y décèdera le 14 juin 1920. Elle fut, avec Sarah Bernardt, l'une des comédiennes françaises les plus populaires du début du XX° siècle. http://www.histoire-image.org/etudes/rejane-comedienne-interprete-belle-epoque

Lien copié

Souveraine incontestée du genre comique et brillant, mais aussi fine interprète dramatique, Réjane a été la reine du Boulevard, « la plus parisienne des comédiennes » (Le Petit Parisien, 1899).


 

Portrait de Réjane. Photographie du Studio Reutlinger.

Portrait de Réjane. Photographie du Studio Reutlinger.

 

Entrée au Conservatoire d’art dramatique à quinze ans, elle y gagne le second prix d’interprétation en 1874. Quatre ans plus tard, grâce à Coquelin aîné, elle obtient un contrat au prestigieux théâtre du Vaudeville. Barbey d’Aurevilly voit en elle « la grande actrice de l’époque nouvelle » et la compare à Rachel, l’immense comédienne de l’époque romantique. Passant du répertoire populaire aux pièces d’avant-garde, elle fait montre d’un talent multiple qui s’est exprimé, entre autres, dans les rôles d’héroïnes des pièces Germinie Lacerteux des frères Goncourt (1888), La parisienne d'Henry Becque (1893), Une maison de poupée d'Ibsen (1894).

 

 

Portrait de Réjane. Photographie du Studio Reutlinger.

Portrait de Réjane. Photographie du Studio Reutlinger.

 

Mais c'est le rôle-titre de Madame Sans-Géne, pièce de Victorien Sardou créée au théâtre du Vaudeville en 1893, qui lui apporte véritablement la célébrité. Sa tournée en Amérique en 1895 dans ce rôle lui confère une notoriété internationale. New York lui fait un triomphe. Elle incarnera encore ce personnage pétillant dans deux versions cinématographiques de Madame Sans-Gêne en 1900 et en 1911.

Partout où elle joue, elle fait salle comble : aux Etats-Unis, en Angleterre, à Berlin, à Vienne. En1899, elle effectue une tournée d’hiver en Italie, en Espagne et au Portugal. Elle quitte Lisbonne après un succès énorme, comblée d’égards et de cadeaux par le roi et la reine de Portugal.

En 1906 Réjane rachète le Nouveau-Théâtre d’Aurélien Lugné-Poë, qu’elle rebaptise Théâtre Réjane et qu’elle dirige jusqu’en 1918. Elle y donne, en 1911, la première française de L’Oiseau bleu de Maurice Maeterlinck. Racheté en 1918 par Léon Volterra, le Théâtre Réjane devient le Théâtre de Paris.

 

Réjane était l’arrière-grand-mère du photographe Jean-Marie Périer et de l’acteur de cinéma Marc Porel (1949-1983) qui apparaît, notamment, dans Ludwig ou le crépuscule des dieux (1972) et dans L'innocent (1976), deux chefs d'oeuvre de Luchino Visconti.

 

 

La carrosserie Bail à Paris : luxe et fantaisie

 

L’entreprise de carrosserie Bail, à Paris, figure dans l'Almanach du commerce de Paris, de la France et des Pays étrangers pour la première fois en 1845. Elle y est ensuite mentionnée chaque année, sans discontinuité, jusqu’en 1914.

Ses différentes branches, Bail aîné, Bail aîné et frère, Bail jeune, Bail fils, Bail jeune Frères, ont obtenu des prix et médailles dans les grandes expositions universelles en 1854, 1867, 1875, 1878, 1879, à Nice en 1884, des médailles d'or à Paris en 1889 et 1900, un grand prix à Milan en 1906. 

Elles ont occupé divers emplacements dans Paris : avenue du Roi de Rome, avenue des Champs-Elysées, avenue Kléber, avenue d’Eylau, avenue Victor Hugo.

La maison Bail était réputée pour l’excellence de ses fabrications. C. Duhamel écrit dans Le Figaro illustré du mois de mai 1893 : « le seul luxe que pourront se permettre les jeunes, c’est le buggy, correctement attelé par Gabriel Clément [sellier réputé], que construisent si bien les frères Bail, et que vous voyez crânement conduit par la petite femme dessinée par Vallet ».

 

Dame conduisant un Buggy construit par les frères Bail, harnais de Gabriel Clément. Dessin de Louis Vallet (Le Figaro Illustré, mai 1893)

Dame conduisant un Buggy construit par les frères Bail, harnais de Gabriel Clément. Dessin de Louis Vallet (Le Figaro Illustré, mai 1893)

 

La raison sociale Bail aîné apparaît en 1860. Bail aîné fabrique « toutes espèces de voitures de luxe et de fantaisie pour la France et l'étranger » (Almanach du commerce de Paris...). On trouve dans ses magasins un grand choix de voitures à huit ressorts. Ainsi, en 1867 Bail aîné réalise une calèche à la d' Aumont à huit ressorts pour le Khédive d'Egypte Ismael Pacha et une calèche à huit ressorts et à siège de cocher à housse pour l'ambassade de Turquie.

 

Daumont du Khédive d’Egypte Ismaïl Pacha, par Bail. Harnais de Clément père. 1867 (Le Figaro Illustré, mai 1893)

Daumont du Khédive d’Egypte Ismaïl Pacha, par Bail. Harnais de Clément père. 1867 (Le Figaro Illustré, mai 1893)

Voiture de l’ambassade de Turquie, par Bail. Harnais de Clément père. 1867 (Le Figaro Illustré, mai 1893)

Voiture de l’ambassade de Turquie, par Bail. Harnais de Clément père. 1867 (Le Figaro Illustré, mai 1893)

 

Il  fournit à partir de 1870 les Grands Magasins du Louvre en voitures de commerce. En 1880, il présente dans ses magasins un  « choix considérable de voitures d'été » . La maison est par ailleurs réputée pour ses omnibus.

 

Omnibus à 6 places d’intérieur, par Bail aîné, à l’Exposition universelle de Paris en 1889 (Charles Gourdin, Album des principales voitures exposées en 1889)

Omnibus à 6 places d’intérieur, par Bail aîné, à l’Exposition universelle de Paris en 1889 (Charles Gourdin, Album des principales voitures exposées en 1889)

Omnibus pour service de courses, excursions, etc. par Bail aîné, à 12 places d’intérieur et 12 d’impériale ;  caisse jaune de chrome, train noir et jaune, garniture en drap gris, poids 2550 kilos (La Carrosserie Française, 15 mars 1891)

Omnibus pour service de courses, excursions, etc. par Bail aîné, à 12 places d’intérieur et 12 d’impériale ; caisse jaune de chrome, train noir et jaune, garniture en drap gris, poids 2550 kilos (La Carrosserie Française, 15 mars 1891)

 

Bail aîné est nommé membre du conseil de la chambre syndicale des carrossiers pour 1890 et 1891 ; il est réélu en 1894, 1906 et 1907.

A l’Exposition Universelle de Paris en 1900 il présente quatre voitures dont un carrick à pompe à caisse et train verts, réchampi noir avec deux filets blancs sur les moyeux, garniture en drap gris noisette, un coupé avec « électricité partout : au milieu du pavillon, aux lanternes et au cadran indicateur, placé en avant sur la coquille, et commandé de l’intérieur, roues caoutchoutées, caisse et train noirs, filets rouges à la caisse, deux baguettes rouge cerise sur moyeux seulement », et… une automobile !

 

Carrick à pompe, par Bail aîné, à l’Exposition universelle en 1900 (Ch. Gourdin, Album des principales voitures figurant à l’Exposition Universelle de Paris 1900)

Carrick à pompe, par Bail aîné, à l’Exposition universelle en 1900 (Ch. Gourdin, Album des principales voitures figurant à l’Exposition Universelle de Paris 1900)

Marque Bail Aîné. Chapeau de roue d'un Coupé trois-quarts (Collection privée)

Marque Bail Aîné. Chapeau de roue d'un Coupé trois-quarts (Collection privée)

 

Par suite de cessation de commerce la maison Bail Aîné fait une vente générale de toutes ses voitures le 11 décembre 1906.

 

Publicité Bail aîné (La Carrosserie Française, 15 septembre 1892)

Publicité Bail aîné (La Carrosserie Française, 15 septembre 1892)

Petit coupé huit ressorts, dit “petit d’Orsay”, par Bail aîné (Ancienne collection René Couture)

Petit coupé huit ressorts, dit “petit d’Orsay”, par Bail aîné (Ancienne collection René Couture)

 

Le Cab à quatre roues

 

La première voiture construite en 1901 par Bail aîné pour Réjane est un Cab à quatre roues. Cependant, La Carrosserie Française l’appelle simplement Cab, bien que ce terme désigne une voiture à deux roues. Le Cab ou Hansom Cab, d’origine anglaise, est une curieuse voiture à caisse fermée, montée sur deux grandes roues et menée par un cocher haut perché, en périlleux équilibre sur un siège minuscule placé tout à l’arrière de la caisse. Elle inspira une étrange création, le milord fermé, appelé aussi cab à quatre roues, ou cab à la française, voiture hybride résultant de l’amalgame entre un milord et un cab anglais. L’opération consiste à greffer sur un milord un habitacle de cab, à panneaux de custodes et toit rigides, enfermant complètement le siège des passagers.

 

Hansom cab, par Healey carrossier à New York (Canada, Bromont, coll. Paul Bienvenu)

Hansom cab, par Healey carrossier à New York (Canada, Bromont, coll. Paul Bienvenu)

Milord fermé ou cab à quatre roues ou cab à la française (Haras national du Pin)

Milord fermé ou cab à quatre roues ou cab à la française (Haras national du Pin)

 

Le Guide du carrossier d’août 1903 précise que « le nom de cab à quatre roues a été étendu à ces voitures de la forme qu’ont les milords dont la capote est remplacée par des custodes fixes et dont l’avant est muni d’une porte », mais avoue ignorer l’origine de cette voiture, et cite comme référence la plus ancienne, un dessin du carrossier parisien Baslez, publié en 1839. Ce dessin, premier exemple connu d’une caisse de cab anglais montée sur quatre roues, laisse supposer une origine française à cette invention, ce que semble confirmer l’appellation cab à la française.

 

Cab de voyage à quatre roues. Dessin du carrossier parisien Baslez, 1839.

Cab de voyage à quatre roues. Dessin du carrossier parisien Baslez, 1839.

 

On lui prêta d’abord toutes les qualités : plus facile à mener qu’un Hansom cab, plus fraîche l’été qu’un coupé, mieux protégée de la pluie qu’un milord. Malgré ses avantages comme voiture utilisable en toutes saisons, et « en dépit des efforts de quelques constructeurs, le milord fermé n’a jamais obtenu, en France, la faveur du public » (Le Guide du carrossier, 15 octobre 1900). « Comme voiture de luxe on ne le voit que dans un petit nombre de remises ». Sans doute le public parisien la bouda-t-il à cause de son aspect peu esthétique et de son peu commode accès, deux défauts reprochés par l’humoriste Crafty « au carrossier qui a eu le premier l’idée d’emprisonner sous châssis d’innocents voyageurs dans l’épouvantable voiture désignée sous le nom de cab français » (Paris à cheval, 1889).

Le réputé carrossier parisien Georges Kellner qui en revendiquait abusivement l’invention, en avait fait sa spécialité. En 1900, à l’Exposition universelle de Paris, la maison Kellner et Fils présentait encore un milord fermé, unique exemplaire de ce type de voiture figurant à l’Exposition. Le Guide du carrossier observait à son sujet : « seule la maison Kellner qui, depuis longtemps, étudie le cab à quatre roues et s’est fait une réputation pour sa construction, pouvait en exposer un spécimen avec quelque chance de n’avoir pas à le conserver en magasin après l’Exposition ».

 

Cab à quatre roues présenté par la maison Kellner à l’Exposition Universelle de Paris 1900 (Le Guide du Carrossier, 15 octobre 1900)

Cab à quatre roues présenté par la maison Kellner à l’Exposition Universelle de Paris 1900 (Le Guide du Carrossier, 15 octobre 1900)

 

La Carrosserie Française, publication spécialisée rivale du Guide du Carrossier, considère le Cab à quatre roues de Madame Réjane comme « une des nouveautés à sensation de la saison » et le décrit avec précision : « Caisse brun tabac foncé, filets jaune d’or, train noir d’ivoire, réchampi de deux filets jaune d’or aux moyeux et aux flammes seulement ». Les châssis de glace sont gainés de drap marron. L’intérieur est tendu de drap gris clair, ainsi que le coussin de guides à l’anglaise. Les lanternes sont de forme fantaisiste dite « cabochon ». Le plaqué est argenté. Les roues ont des bandages en caoutchouc plein assurant un meilleur confort et un roulement silencieux.

On accède à l’intérieur par deux demi-portières verticales surmontées par un « vasistas », vitrage mobile « en deux parties articulées, celle du bas se repliant sur celle du haut, le tout étant maintenu relevé sous le pavillon à l’aide d’une espagnolette à cran d’arrêt de chaque côté ».

 

Cab construit dans les ateliers de Mr Bail aîné pour Mme Réjane. Dessin de Louis Lagard (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

Cab construit dans les ateliers de Mr Bail aîné pour Mme Réjane. Dessin de Louis Lagard (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

 

L’élégance et l’originalité de cette voiture sont dues à une combinaison subtile de lignes courbes : impériale cintrée, panneaux de brisement et grand panneau de derrière arrondis, profil des panneaux de custodes légèrement concave sur le devant, « lunettes rondes » des panneaux de custode. Cette inhabituelle forme d’ouvertures est très rare. Sur 67 Cabs actuellement recensés quatre seulement ont des ouvertures circulaires : trois exemplaires de Nichols & Company à New York dans les collections Aranda (Espagne), Gloria Austin (U.S.A.) et dans l’ancienne collection Coson (U.S.A.) ; un très élégant exemplaire avec ouvertures ovales, de Reinbolt & Christé& à Bâle, au Musée Suisse des Transports à Lucerne. Quant aux cabs à quatre roues comparables à celui de Réjane, c’est-à-dire avec lunettes rondes, on ne peut citer qu’un exemplaire construit à Londres par Windover, conservé à Vérone dans la collection Carrozze d’epoca della Fiera di cavalli.

 

Cab par Reinbolt & Christé& à Bâle (Lucerne, Musée Suisse des Transports)

Cab par Reinbolt & Christé& à Bâle (Lucerne, Musée Suisse des Transports)

 

Un attelage excentrique

 

Cette voiture, si originale fut-elle, serait sans doute passée inaperçue si elle n’avait été tirée par un attelage inhabituel à Paris : un attelage de mules. « Cette jolie voiture, faite pour notre grande actrice parisienne Madame Réjane, est toujours attelée de deux mules ravissantes qui lui ont été données par S. M. le roi de Portugal ; le bon goût et l’originalité de cet équipage ont réuni tous les suffrages et ce n’est que justice » (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901).

Le chroniqueur mondain Gabriel-Louis Pringué dans son livre 30 ans de dîners en ville, donne une autre version sur la provenance de cet attelage : « Je déjeunais de temps à autre chez Mme Stern avec Mme Réjane [...] qui arrivait rue du Faubourg-Saint-Honoré dans un équipage particulier : une voiture affectant la forme d'un cab anglais, mais à quatre roues, traînée par des mules harnachées de grelots et de pompons, cadeau du roi d'Espagne, Alphonse XIII, qui admirait la conversation de la célèbre artiste ».

Dans son livre de souvenirs, Monsieur Proust, Céleste Albaret rapporte des propos de l'écrivain,  ami de la grande comédienne qui l’hébergea un temps, évoquant aussi cette provenance espagnole : « Au cours d’un passage en Espagne, elle fit un tel triomphe que le roi lui envoya en cadeau un carrosse avec des mules, et à son retour à Paris je l’ai vue remonter les Champs-Elysées dans cet attelage. C’était magnifique ! ».

Roi du Portugal ? Roi d’Espagne ? A la vérité, ce qui importe c’est l’hommage ainsi rendu par des têtes couronnées au talent et à l’art, peut être aussi au charme et à la beauté...

 

Cet insolite attelage de mules, qui aurait été banal à Madrid ou à Séville, ne pouvait qu’être très remarqué à Paris, au point d’être immortalisé par certains artistes. L’illustrateur et caricaturiste, Sem [Georges Goursat, 1863-1934] grand témoin de la vie mondaine parisienne au début du XXe siècle, l’a croqué dans son Album “Les Acacias” (1904), suite de lithographies en couleurs qui, mises bout à bout, forment un panorama de 6 mètres de longs représentant un défilé de cavaliers et de voitures, allée des Acacias dans le Bois de Boulogne, haut-lieu des élégances équestres parisiennes. Dans Les feux de Paris, poème chanté plus tard par Jean Ferrat, Aragon plein de la nostalgie d’une époque heureuse, hélas enfuie, interroge tristement : « Où sont les mules de Réjane ? ».

 

Le Cab et son attelage de mules dans l’allée des Acacias. Sem : Les Acacias, 1904.

Le Cab et son attelage de mules dans l’allée des Acacias. Sem : Les Acacias, 1904.

 

Ainsi célébrées, les mules de Réjane entrent dans l’univers merveilleux des artistes et des poètes. Merveilleux auquel fait référence Jean-Marie Périer, arrière-petit-fils de la comédienne : « Réjane faisait mettre sur le harnais de ses deux mules des bouquets de violettes à la hauteur de l’oreille. Aussi, lorsque, passant devant l’Elysées, elle croisait la voiture du président Emile Loubet, celui-ci ne manquait jamais de lever son chapeau pour la saluer au passage. Il arrivait qu’elle ne fût même pas dedans, c’est donc amusant de penser que le Président saluait parfois des mules » (Mon arrière-grand-mère Réjane, la plus grande comédienne de son temps, Le blog de Jean-Marie Périer, 11/03/1914).

 

Sur une photographie prise en 1903 on peut admirer ces jolies mules, habillées de harnais fins, à bricoles et grelotières, sabots vernis, oreilles dressées à l’écoute du cocher, qui se tiennent sagement immobiles tandis que leur célèbre maîtresse, au retour d’une longue séance d’essayage chez le couturier Jacques Doucet, descend de son cab en s’appuyant sur le bras de son jeune fils.

 

Réjane descendant de son cab, aidée par son jeune fils Jacques (1903)

Réjane descendant de son cab, aidée par son jeune fils Jacques (1903)

 

Deux autres photographies les montrent, cette fois, en mouvement enlevant d’un pas énergique le cab de l’actrice, et en promenade au Bois. Elles sont toujours en harnais à bricole et à grelotières.

 

(Photographie collection Broekhuis)

(Photographie collection Broekhuis)

Le cab à quatre roues de Réjane et son attelage de mules

Le cab à quatre roues de Réjane et son attelage de mules

 

Un char-à-bancs de promenade pour enfants

 

La deuxième voiture construite par la Maison Bail aîné pour Réjane est un Char-à-bancs, voiture de promenade, découverte, possédant plusieurs sièges placés transversalement les uns derrière les autres. « Comme pour le Cab, M. Bail aîné a voulu faire une voiture nouvelle et légère, puisqu’elle devait être attelée de deux chevaux de 1,50 m ou de deux mules de même taille, comme celles du Cab, et répondant au programme suivant : premièrement, voiture de plage et de campagne ; deuxièmement, disposition des sièges soulignant bien l’ordre des occupants, premier siège le cocher, puis les enfants, la maman (sic) ». Formulation inattendue. Imagine-t-on l’une des reines internationales du théâtre en mère de famille promenant sa progéniture en voiture ? En 1901, Réjane et son mari Paul Porel, comédien et directeur du théâtre de l'Odéon qu’elle a épousé en 1893, ont deux jeunes enfants, Jacques, alors âgé de huit ans et sa sœur cadette, Germaine. Cette voiture a donc été construite pour promener ces enfants à la campagne ou à la plage en compagnie et sous la surveillance de leur « maman ». Programme « parfaitement résolu » de l’avis du rédacteur de La Carrosserie Française. Où cette « voiture de plage » a-t-elle été utilisée ? Peut-être à Saint-Palais-sur-Mer, station huppée des proches environs de Royan, où Réjane a séjourné.

 

Char-à-bancs construit par la Maison Bail aîné pour Mme Réjane. Dessin de Louis Lagard (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

Char-à-bancs construit par la Maison Bail aîné pour Mme Réjane. Dessin de Louis Lagard (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

 

Notre auteur poursuit la description minutieuse du char-à-bancs : « Le deuxième siège est coupé en son milieu en deux parties exactement semblables, l’une basculant à gauche, l’autre à droite, donnant ainsi un accès des plus faciles au siège de derrière, puisque cela permet de disposer de toute la largeur de la caisse pour passer […] Chaque moitié du siège basculant porte un petit dossier qui augmente le confortable sans alourdir ». Les deux moitiés de siège sont articulées à l’aide de charnières fixées sur les côtés du coffre ; elles sont actionnées par des ressorts en spirales contenus dans des tubes coulissant l’un dans l’autre. Et notre auteur de suggérer : « Cette disposition de siège nous paraît devoir être appliquée avec succès dans l’automobilisme ».

La voiture est montée sur ressorts à pincettes devant et trois ressorts droits derrière dont un en travers. Elle est équipée d’une mécanique à volant.

 

Sièges basculants du char-à-bancs (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

Sièges basculants du char-à-bancs (La Carrosserie Française, 15 septembre 1901)

 

Les éléments esthétiques ou décoratifs de la voiture sont tout aussi importants, sinon plus, que les particularités techniques décrites ci-dessus. « La voiture est entièrement en bois verni, sauf le train qui est vermillon pâle, avec bandes blanches sur moyeux seulement ». Le reste de la peinture, hautement fantaisiste, exprime à coup sûr les goûts non conventionnels de la femme de théâtre à qui la voiture est destinée : « Toutes les ferrures sans exception sont peintes en ocre jaune y compris les lanternes et les ressorts ». Cette violation des règles admises alors, impliquant l’emploi du noir pour tous ces éléments métalliques, loin d’étonner le rédacteur, sans doute sous le charme de la séduisante actrice, semble au contraire l’enchanter à en croire son commentaire béat sur cette couleur ocre jaune qu’il qualifie « du plus printanier et du plus gracieux effet ».

Le deuxième et le troisième siège, réservés aux enfants et à la mère de famille, ont un décor de demi-balustres en applique sur les panneaux. « Les balustres du siège à capote sont plus gros que ceux du siège du milieu, ce dernier ayant une importance moindre, détail qui marque bien la minutie apportée à l’exécution de cette voiture ». L’emploi de différentes essences de bois, produisant un effet de polychromie subtile, ajoute à cette minutie : « Les deux sièges à balustres sont en acajou, balustres en noyer, le tandem du siège de cocher est en noyer ; le grand panneau ou coffre de derrière est en noyer clair, le panneau du coffre de devant en noyer foncé ; les deux médaillons ronds bombés, rapportés en saillie de chaque côté sont en noyer foncé bien veiné. Le garde-crotte est en noyer ». Le plaqué de la voiture est argenté.

 

Décor de demi-balustres en applique sur les panneaux des sièges du char-à-bancs.

Décor de demi-balustres en applique sur les panneaux des sièges du char-à-bancs.

 

Le dernier siège, pour la « maman », est abrité par une capote « en toile à voiles » avec une gouttière en noyer. La garniture est « entièrement capitonnée en vache vernie grainée, couleur crème, pour les sièges à balustres. Pentes tendues pour le siège de cocher et celui à capote […] pas de pente au siège basculant […] coussin de guides à l’anglaise entièrement tendu avec côtés en vache vernie et dessus en drap ». Ultime raffinement « la galerie du siège du cocher est déportée en arrière pour former poignée ou main courante ». Le carrossier, on le voit, a veillé au moindre détail.

 

« Où sont les mules de Réjane ? » J.L. Libourel

 

Malgré son mauvais état de conservation, on reconnait sur une photographie prise en septembre 1907, le char-à-bancs de Réjane avec ses trois sièges, sa capote en toile claire sur le dernier siège, attelé à deux mules, les fameuses mules ibériques sans aucun doute, avec leurs harnais à bricole, sans reculement, comme toujours, ou presque à cette époque, des brides à fortes œillères carrées et des grelotières aux sous-gorges égayant la simplicité de ce harnachement.

 

Les équipages de Réjane démontrent, en 1901, le goût encore très vif pour les belles voitures hippomobiles et les beaux attelages au moment même où l’automobile les menace de disparition.

 

 

 

 

« Mon souvenir de Réjane », dessin de Jean Cocteau.

« Mon souvenir de Réjane », dessin de Jean Cocteau.

 

 

 

******************

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 07:52

 

 

Carrosserie

 

Alexis Robert à Paris

 

 

 

Certains constructeurs de voitures ont été de nos jours complètement oubliés alors qu'au début du XIX° siècle ils tenaient le haut du pavé. C'est le cas de l'entreprise Alexis Robert dont plusieurs journaux d'époque soulignent la notoriété.

 

Carrosserie Alexis Robert à Paris

Nous pouvons suivre l'historique et l'évolution des activités de cette entreprise dans les parutions de la chambre de commerce de Paris.

 

1812-1825 Sellier au:  27 boulevard Poissonnière.

 

1818 Sellier et charron au:

                                           - Atelier et domicile rue du faubourg Montmartre.

                                           -27 boulevard poissonnière. 

 

1826-1827 Carrossier au: 9 rue cadet et 27 boulevard de la poissonnière.

 

1828-1830 9 rue cadet.

En 1830 le journal des chasses et haras publie une gravure d'un omnibus à 3 roues signé Alexis Robert.

 

                                        

Carrosserie Alexis Robert à Paris

 

1831 11 rue cadet

 

1832 Carrossier et fabrication de roues au: 11 rue cadet.

 

1836-1841 Carrossier au 11 rue cadet et salles d'exposition 43 rue Vivienne Neuve.

 

En 1839 il propose différentes voitures à l'exposition de Paris. Le journal de l'industrie en présente alors les dessins et descriptions.

 

Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris

 

Dans son livre "Kutschen Europa" volume 2  Andres Furger montre fig 428 la même voiture dont l'illustration a été publié en 1847 donc 8 ans plus tard;  preuve du maintien de l' activité et de l'importance de cette entreprise.

 

Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris
Carrosserie Alexis Robert à Paris

 

A partir de 1843 nous ne trouvons plus d'inscription à la chambre du commerce et n'avons donc aucune information sur la date de cession d'activité de l'entreprise.

 

 

 

Texte:

H.B. Paggen

 

 

Documentation:

Annuaires chambre de commerce de Paris (source Gallica), annuaire Didot Bottin, Journal des chasses et haras. Compte rendu de l'exposition de 1839 dans le journal de l'industrie.

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:13

 

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Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897

 

Carrossiers belges

 

à l' Exposition universelle de Bruxelles, 1897

 

 

Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897

 

l'Exposition universelle de Bruxelles, organisée du 25 avril au 15 novembre 1897, confirme la qualité de la carrosserie belge.  Le "Guide du carrossier" d'octobre 1897, tout en notant que les carrossiers belges "étaient très habiles à copier le goût français et à assimiler les perfectionnements de Paris et de Londres", leur reconnaît un rang égal à celui des nations les plus avancées.

Les qualités de la carrosserie belge sont également soulignées par le rédacteur de "La carrosserie française" dans le numéro du 15 juillet 1897.

 

Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897

 

En plus d'une grande qualité d'exécution, l'industrie belge propose des prix inférieurs de 25% à ceux de leurs concurrents étrangers. Le marché belge est donc difficilement accessible aux producteurs des autres pays d'Europe qui, comme les Français, étaient, d'ailleurs, peu nombreux à participer à cette manifestation.

Lors de cette exposition, dans la catégorie des voitures de luxe, 25 carrossiers belges ont présenté pas moins de 105 voitures.

Le "Guide du carrossier" du 15 octobre 1897 a fait un relevé assez exhaustif (classé par ordre alphabétique) des carrossiers belges présents à cette manifestation et des voitures qu'ils ont exposées. Nous vous le joignons dans son intégralité car c'est une véritable source d'information pour les passionnés et collectionneurs de voitures hippomobiles.

 

Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897

 

Nous terminons cet article par la présentation du Jury. Le journal la "Carrosserie française", de juillet 1897, propose pour chacun de ses membres une succincte, mais intéressante, biographie.

Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897
Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897

Texte:

Patrick Magnaudeix

 

Documentation;

Guide du carrossier du 15 octobre 1897 (Collection de la Fédération Française de Carrosserie)

La carrosserie française du 15 juillet 1897. (Collection de l'auteur)

...

Bibliographie:

Il est un ouvrage incontournable sur la carrosserie belge;  l'excellent livre de Catherine Rommelaere dont vous pouvez passer commande à la boutique de l'AFA ou sur ce lien:

 

Voitures et carrosserie du XVIII° et XIX° siècle.

 

 

Carrossiers Belges à l' Exposition universelle de Bruxelles 1897

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:25

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Exposition Universelle de Londres:

 

1851

 

Voitures, sellerie

 

L’invention de l'exposition industrielle est due à l’Anglais William Shipley, fondateur de la Société des arts et manufactures qui, après avoir exposé des tableaux, exposa des produits industriels, en 1761. C’est François de Neufchâteau qui porte en France la première exposition nationale. Installée au champ de Mars, elle sera reprise par tous les régimes et passera de 110 exposants, en 1798, à 4532 lors de la 11° édition de 1849. Dans tous les pays, ces expositions s’élargissent aux empires coloniaux mais ne s’internationalisent que très progressivement. Il faudra attendre 1851 et l’Exposition Universelle de Londres pour voir naître ces gigantesques expositions internationales qui ont perduré jusqu’à notre époque. Les protectionnistes de tous bords, par crainte de la concurrence, résistèrent à cette évolution. C’est peut-être une des explications de la très faible participation des carrossiers et selliers étrangers et, particulièrement, français à cette première manifestation. Cette absence de la sellerie et de la carrosserie française est d’autant plus étonnante que le reste de l’industrie nationale était largement représenté.

C’est une erreur dénoncée par de nombreux contemporains car nous sommes à une époque charnière. La demande de moyens de transport hippomobiles de toutes sortes explosait, les attentes des utilisateurs se modifiaient et les voitures à caisse autoportée commençaient à s'imposer par rapport aux voitures à train.

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

Sur un ensemble de 76 voitures, seuls, six carrossiers français présentant une à deux voitures chacun, s’étaient déplacés; MM Moussard, Dumaine, Delongueil, Hayot de Caen Desouches de Paris, Belvalette de Boulogne sur mer.

Mis à part les comptes rendus des médailles obtenues (voir compte rendu français en annexe), les rapports ne donnent que peu d’informations sur les modèles présentés. 

J’ai, cependant, trouvé un article de presse de "l’Illustration" de 1851 qui nous donne quelques informations et dessins concernant les voitures et ouvrages de sellerie proposés aux visiteurs.

Cet article de l’Illustration commence par déplorer la faible implication des carrossiers Français et regrette que les grandes maisons ; Ehrler, Baptiste, Binder,… aient été absentes de cette exposition. Il note que cette absence est mal venue à un moment où la construction hippomobile est en pleine expansion. 

Exposition Universelle de Londres

Carrosserie sellerie

Article illustration 08 Nov 1851 signé Emile Beres

 

 

« ……..Les Anglais, les Belges, les Américains ont mieux jugé la situation, et l’opportunité, en se pressant de figurer largement et non sans bonheur dans les galeries du palais de Cristal. Si nous les eussions imités, nous pouvions faire ici ce que nous avons fait pour les armes, les meubles, l’orfèvrerie et d’autres remarquables spécialités. Tout le monde n’a cependant pas fait défaut ; et c’est une raison de plus de faire ressortir le mérite de ceux qui ont saisi une occasion aussi favorable pour mettre en vue une industrie à la fois utile et recherchée…. »

 

Après une digression sur les qualités de l’atelier Moussard de Paris qui présentait 2 véhicules, l’auteur décrit les spécificités de chaque voiture présentée.  

« …Nous donnerons tout d’abord notre attention au côté utile et usuel de l’exposition de M Moussard. Son coupé nous semble être le modèle du genre. A la fois élégant et solide, bien entendu pour les recherches de la ville comme pour les commodités de voyage, nous ne savons trop ce qu’il laisserait à désirer.

Ce coupé à deux places peut très commodément recevoir une troisième personne, au moyen de deux strapontins se relevant soit sur le devant soit sur le derrière de la voiture, au gré des voyageurs.

Au moyen d’un simple bouton que l’on presse du doigt, une glace mobile se remonte sur le devant de la voiture et s’abaisse également à volonté. Les dames paraissent faire grand cas de cette innovation.

Sur le devant de la voiture existe une cachette fort adroitement dissimulée, pour serrer en voyage les bijoux, les papiers, l’argent.

Tant que la portière de la voiture reste ouverte, le pêne, au moyen d’un ingénieux mécanisme, se trouve retenu dans l’intérieur de la serrure et ne saurait ainsi accrocher ni salir les vêtements. Le marchepied descend de son côté par le mouvement de la portière et se replie sous la voiture lorsqu’elle se referme, se conservant ainsi dans un parfait état de propreté…. 

Le raccourcissement du train, au moyen d’une cheville avancée qui rend les mouvements de la voiture si commodes, est une amélioration à noter pour les Parisiens qui voient tous les jours les cours et les remises aller en se rétrécissant par suite de la valeur des terrains. …Ce raccourcissement peut être de 25 à 30 centimètres. …. »

 

Ce coupé peut se transformer en coupé de voyage.

 

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

« …Le coupé élégant disparaît en partie pour faire place à un agencement tout nouveau et tout à fait commode. …Sur le derrière et au dessus du bouclier, sur le devant et en place du siège, au dessus même de la voiture, viennent s’adapter, avec un art extrême et au moyen de simples vis, des malles d’une grande ampleur et disposées pour recevoir bagages divers, robes, chapeau de femme etc.,etc. Les malles reposent sur des boulons et ,vissées comme elles le sont, ne peuvent aucunement endommager le bois, les cuirs, le vernis de la voiture.

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

En relevant  le siège de devant et en ne le remplaçant pas par une malle, le voyageur jouit de tous les côtés de la vue de la campagne. N’oublions pas de dire également que sur la malle du devant on peut, au besoin, adapter une banquette pour deux personnes.

La partie si importante de la locomotion n’est pas restée non plus étrangère aux recherches de M Moussard. Ses boites de roues peuvent recevoir, au moyen de deux rainures qui se croisent, un graissage qui se fait sans démonter la voiture, et qui dure un temps fort long, puisqu’il n’y a aucune perte de liquide possible…. »

 

L’auteur fait état de différents écrits soulignant l’intérêt porté par les Anglais à ce coupé modifiable, ainsi qu'à la calèche également transformable que présentait la maison Moussard.

 

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

« …La calèche de M Moussard est une voiture à deux fins, et sous ses deux transformations, elle a pleinement intéressé le public utilisateur.

Comme calèche, sa forme est des plus élégantes ; l’intérieur est en satin ponceau relevé par de riches galons, avec accotoirs bien appropriés ; la caisse est bleu outremer, avec baguettes d’argent et ornements or ; les peintures des panneaux, figures et guirlandes de fleurs, sont excessivement soignées.

 

 

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

L’arrangement de la voiture comme berline se fait facilement et se combine bien ; la voiture peut aller à deux ou quatre chevaux.

Le travail du train, qui est monté sur ressorts compensateurs est aussi solide et bien exécuté, et l’on peut dire que l’ensemble de ces divers avantages constitue un brillant équipage …».

 

L’article se poursuit en citant les productions des autres carrossiers français présents à l’exposition, malheureusement sans illustrations.

 

 

« -M Dumaine pour une berline de ville, dont le travail, s’il a moins de recherche que celui que nous venons d’examiner, n’en mérite pas moins notre estime et toute notre attention.

La housse est fort bien disposée,  rehaussée par sa brillante passementerie, et produit ainsi un bon effet ; la garniture en reps blanc, avec beau galon, tranche à propos avec la couleur foncée de la caisse ; le train a de la solidité, et ne manque cependant pas d’élégance.

-La calèche de M Hippolyte Delongueil est une voiture faite avec goût ; ses diverses dispositions comme couleur, comme garniture sont bien entendues, et on y retrouve avec plaisir la simplicité de la facture parisienne,…

-La voiture de M Hayot de Caen est à deux fins, pouvant au moyen d’un appareil ingénieux faire tilbury et américaine. … La teinte rosée du train et des roues est une couleur que l’on put mieux choisir ; les tons plus foncés conviennent généralement au genre de voiture.

-Les dog-carts ou voitures de chasse de MM Desouches de Paris, et Belvalette de Boulogne, ont leur mérite et leur utilité malgré la redoutable concurrence qu’ils rencontrent parmi les carrossiers anglais et irlandais, qui trouvent dans les goûts chasseurs du pays un facile écoulement à ce genre de produits. … »

Emile Beres s’attache alors à montrer les caractèristiques qui séparent la carrosserie anglaise et la carrosserie française.

 

« …Assurément, pour la décoration intérieure et l’élégance de la passementerie, pour la forme extérieure de la voiture, pour le jeu facile et la douceur des ressorts, la simplicité du train, nous avons un réel avantage sur la facture de nos voisins : mais pour la force et la légèreté des bois, pour le fini du travail de la ferrure, pour l’éclat et la durée du vernis, les Anglais, nous devons le reconnaître, sont d’habiles maîtres. Nous croyons même juste de leur accorder, en ce moment, une véritable supériorité dans l’art de vernir les bois de voiture comme nous l’avons déjà constaté  pour les bois de fusil …»

 

La suite de l’article donne un certains nombres d’observations sur l’état de la construction hippomobile et de la sellerie au niveau mondial et nous vous en proposons l’intégralité.

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

Emile Beres termine son article par la présentation de la section sellerie où la France n'avait qu'un seul exposant.

 

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

Bien que faiblement représentée, la production française fut grandement appréciée tant par sa qualité que par son innovation; en particulier la présentation de voitures à plusieurs usages.

Malgré toutes les critiques dont elle fut l'objet sur la distribution des médailles, la faible participation des carrossiers étrangers,..., l'Exposition de 1851 eut un large impact sur la reconnaissance et l'explosion commerciale de la carrosserie et de la sellerie française qui, par la suite, s'impliquèrent dans toutes les expositions universelles:

"Il suffisait de voir les commandes "exhorbitantes" dont la carrosserie française avait bénéficié en 1852, 1856, 1863 pour se rendre compte qu'elles étaient la conséquence directe des expositions de Londres en 1851, de Paris en 1855 et de Londres en 1862"-C Rommalaere-

Texte: 

Patrick Magnaudeix

(Figoli)

 

Documentation:

Rapport français sur l'exposition (collection CNUM)

Rapport belge

"Illustration" 08 Novembre 1851

 

 

 

ANNEXES

 

Rapport français sur l'exposition.

Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851
Voitures, sellerie:Exposition Universelle de Londres 1851

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 11:13

Un album photos de 1860, signé Pierre Ambroise Richebourg, intitulé "Voitures Royales et Impériales", a intrigué Jean Pierre Binder. En effet, il a reconnu dans les bâtiments, en arrière-plan de certaines photos, le dernier domicile de Jean Jacques Binder 62-64 rue du Rocher (a noter que son fils Charles est également domicilié, en 1848, à cette adresse lorsqu'il crée avec son frère Louis la société "Binder Fréres" au n°72 de la rue d'Anjou Saint-Honoré). S'appuyant sur cette constatation et ses différents travaux sur la famille Binder, il a identifié ces voitures comme des réalisations de Binder Frères.

 

2013-03-12 104504

2013-03-12 105717

2013-03-12 105812

2013-03-12 105918

2013-03-12 110018

2013-03-12 110125

2013-03-12 110243

2013-03-12 110422

2013-03-12 110455

2013-03-12 110543

 

Document de Jean Pierre Binder. 

 

En complément du commentaire de JP Binder Voici la voiture du sacre

 

 

"Voiture du sacre" construite en 1841 par Pearce§Count

"Voiture du sacre" construite en 1841 par Pearce§Count

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