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L’unilatérale, romantique et astucieuse Jean Louis Libourel

 

L’unilatérale,

 

romantique et astucieuse

 

Jean Louis Libourel 

 

 

 

Au XIXe siècle le récent intérêt archéologique pour les grands monuments de l’architecture, l’attrait grandissant pour les sites pittoresques, le sentiment de la nature exalté par le romantisme, ont pour effet le développement du tourisme.

Les Alpes, pour leur beauté sauvage et la pureté de l’air qu’on y respire, sont parmi les destinations favorites.  L’engouement pour les excursions touristiques autour des lacs alpins a conduit à la création d’un nouveau type de voiture spécialement adapté à la découverte des paysages lacustres : l’unilatérale, appelée aussi voiture-de-côté, char-de-côté, ou encore tour-du-lac, et comtoise-de-côté en Franche-Comté.

 

Au XVIIe siècle, on voyageait principalement en coche ou en carrosse. Pour entr’apercevoir les paysages traversés les passagers devaient s’accommoder des petites et rares fenêtres de ces pesantes voitures, presqu’entièrement fermées. Sous le règne de Louis XIV l’usage progressif des glaces fut un réel progrès pour le bonheur des voyageurs en augmentant leur champ de vision.

En témoigne Madame de Sévigné se rendant à Vichy en mai 1676 : « J’ai amené mon grand carrosse, de sorte que […] nous jouissons avec plaisir de belles vues dont nous sommes surprises à tout moment ». Embarquée sur la Loire en mai 1680 avec son carrosse, l’aimable marquise écrit encore : « Nous sommes montés sur le bateau par le plus beau temps du monde. J’y ai fait mettre le corps de mon grand carrosse d’une manière que le soleil n’a point entré dedans. Nous avons baissé les glaces. L’ouverture du devant fait un tableau merveilleux ; celle des portières et des petits côtés nous donne tous les points de vue qu’on peut imaginer. Nous sommes dans ce joli cabinet, sur de bons coussins, bien à l’air, bien à notre aise ».

 

 Avec la calèche, voiture découverte apparue peu avant 1650, l’horizon des passagers s’était déjà élargi, au grand ravissement de notre marquise allant du château des Rochers, sa résidence bretonne, au manoir de Fouesnel : « C’est une aimable demeure que Fouesnel. Nous y fûmes hier, mon fils et moi, dans une calèche à six chevaux ; il n’y a rien de plus joli, il semble qu’on vole » (Lettre à Madame de Grignan, 1er juillet 1671). Le mouvement de la voiture et le plaisir d’y être entièrement à découvert, sans toit ni rideaux ou panneaux latéraux obturant la vue, procure à notre passagère la sensation de se déplacer au cœur de la nature avec la liberté de l’oiseau : « Il semble qu’on vole… ».

 

Calèche. Diderot et d’Alembert, L’Encyclopédie, Paris, 1771, article Sellier-carrossier, pl. VIII.

Calèche. Diderot et d’Alembert, L’Encyclopédie, Paris, 1771, article Sellier-carrossier, pl. VIII.

 

La réalité était cependant moins poétique. L’observation des voitures de voyage des XVIIe et XVIIIsiècles  montre des véhicules fermés, peu adaptés à une véritable découverte de la nature et des paysages traversés et peu faits pour l’agrément de leurs passagers. En dépit des efforts des carrossiers pour en accroître sans cesse le confort, la solidité indispensable aux voitures a longtemps été un obstacle à la multiplication des ouvertures et à leur élargissement.

 

Ouvertures réduites au minimum. Coche “ moderne”. André-Jacob Roubo,  L’Art du menuisier-carrossier, Paris, 1771, pl. 205

Ouvertures réduites au minimum. Coche “ moderne”. André-Jacob Roubo, L’Art du menuisier-carrossier, Paris, 1771, pl. 205

 

Quant aux modèles découverts ou simplement munis de capotes, les calèches, les cabriolets, les phaétons, ils ne sont le plus souvent destinés qu’à la promenade dans les allées carrossables des parcs ou sur les cours ombragés des villes, et servent davantage à se donner en spectacle qu’à admirer la beauté des espaces où ils évoluent, comme le montre bien l’invitation significative d’un personnage de Molière dans la pièce Les Fâcheux (1671) : « Marquis, allons au cours faire voir ma calèche ».

 

Au XIXe siècle, les voyageurs sont toujours confinés dans des voitures peu ouvertes sur l’extérieur, se prêtant mal aux plaisirs du tourisme. Aussi, pour pouvoir admirer les grandioses paysages alpins, Laure Junot, duchesse d’Abrantès, n’hésite pas à s’installer sur un siège extérieur de sa voiture destiné aux domestiques : « Je partis de Paris au mois de juin 1817 pour aller en Italie […] avec un secrétaire, ma femme de chambre et un valet de chambre. […] Je voulais faire la route du Simplon […] Je me mis sur le siège de ma voiture, et laissant l’intérieur à mes gens, je me laissai aller à jouir du spectacle magnifique qui m’entourait ».

 

Seul le mail-coach, « voiture par excellence » selon le duc de Beaufort (Driving, 1889) et ses versions privées, le road-coach et le park-drag, dont les sièges pour les passagers de marque sont placés à l’extérieur sur l’impériale et les grands coffres avant et arrière, offrent une vue panoramique totalement circulaire.

 

Voir au loin et de tous côtés… à bord du Road-coach d’Octave Gallice, au début du XXe siècle.

Voir au loin et de tous côtés… à bord du Road-coach d’Octave Gallice, au début du XXe siècle.

 

Tourisme et voitures

 

Dans les régions réputées pour la beauté de leurs paysages se développe l’usage de grandes voitures découvertes ou décapotables, breaks, wagonnettes, chars-à-bancs, landaus, vis-à-vis, pour conduire les visiteurs au bord des lacs, au sommet des cols ou dans des sites pittoresques. Elles ne diffèrent pas, du point de vue  typologique, de leurs sœurs citadines et ne s’en distinguent que par leurs dimensions, plus importantes, et leurs sièges plus nombreux pour  transporter le plus d’excursionnistes possibles.

Illustrent bien cette famille d’énormes voitures de tourisme le vis-à-vis à quatorze places représenté sur une gravure de Gaildran devant l’établissement thermal de Bagnoles-de-l’Orne, et les grands chars-à-bancs pour la visite de l’île de Jersey ou ceux de l’entreprise Bel et Faure, contenant jusqu’à trente places pour les excursions dans le Puy-de-Dôme.

 

. Vis-à-vis à quatorze places. Gravure de Gaildran

. Vis-à-vis à quatorze places. Gravure de Gaildran

Char-à-bancs d’excursions dans l’île de Jersey

Char-à-bancs d’excursions dans l’île de Jersey

6. Char-à-bancs Bal et Faure pour les excursions dans le Puy-de-Dôme

6. Char-à-bancs Bal et Faure pour les excursions dans le Puy-de-Dôme

 

Ce rapide examen typologique semble montrer que les carrossiers, par ailleurs si inventifs et si ingénieux, n’aient pas accordé de réel intérêt à la pratique touristique en favorisant une meilleure vision du paysage depuis les voitures, à l’exception de quelques réalisations isolées, fruits du caprice de commanditaires excentriques. Parmi elles, le milord à caisse inversée d’Elisabeth Radziwill, comtesse Potocki (Pologne, château de Lancut), et le tilbury démontable — transporté dans trois malles fabriquées par la maison Vuitton — construit à Paris en 1910 par le carrossier Grümmer pour Blanche de Clermont-Tonnerre partant à la découverte de la Perse. 

 

Milord à caisse inversée d’Elisabeth Radziwill, comtesse Potocki (Pologne, château de Lancut)

Milord à caisse inversée d’Elisabeth Radziwill, comtesse Potocki (Pologne, château de Lancut)

8. Tilbury démontable de Blanche de Clermont-Tonnerre et ses malles Vuitton (collection privée).

8. Tilbury démontable de Blanche de Clermont-Tonnerre et ses malles Vuitton (collection privée).

 

Cependant le tourisme a été à la source d’au moins une création originale, astucieuse et totalement dédiée à la découverte des paysages : l’unilatérale. Elle était destinée à faire le tour des lacs du Jura ou des Alpes. Son siège unique, placé longitudinalement dans l’axe de la voiture, face au lac, évitait aux passagers d’avoir à tourner la tête et à se tordre le cou des heures durant pour admirer les splendeurs lacustres, comme ils auraient dû le faire à bord de toute voiture à sièges transversaux tournés dans le sens de la marche.

 

Linekas et autres….

 

Il existait déjà au XVIIIe siècle des voitures-de-côté, ou chars-de-côté, sous forme de voitures de parc réservées aux promenades et comprenant deux longs sièges placés dos-à-dos dans l’axe du véhicule. Rares sont les exemplaires conservés : une lineka russe utilisée par les dames de la suite de la tsarine Catherine II dans les domaines impériaux de Pétersbourg (Weimar, Kutschenmuseum Auerstedt).

 

9. Lineka, fin du XVIIIe siècle (Weimar, Kutschenmuseum Auerstedt)

9. Lineka, fin du XVIIIe siècle (Weimar, Kutschenmuseum Auerstedt)

 

Des variantes comparables sont encore construites au XIXe siècle, toujours pour la promenade ou la chasse. Construites à Paris par la maison Binder, deux sont visibles au château de Lancut en Pologne et une autre au Palais du Quirinal à Rome.

 

. Char-de-côté par Binder à Paris (Pologne, château de Lancut)

. Char-de-côté par Binder à Paris (Pologne, château de Lancut)

11. Lineka, construite à Saint-Pétersbourg par le carrossier Brautigam, XIX e siècle (Rome, Palais du Quirinal)

11. Lineka, construite à Saint-Pétersbourg par le carrossier Brautigam, XIX e siècle (Rome, Palais du Quirinal)

 

Des ancêtres rudimentaires

 

Il faut plutôt chercher en Suisse l’origine des voitures-de-côté, comme l’a démontré Andrés Furger dans son livre sur les voitures suisses, Kutschen und schlitten in der Schweig (1993). Sur les routes montagneuses et peu carrossables de ce pays, on utilise au XVIIIe siècle des véhicules rudimentaires, à quatre roues, très bas, comprenant un seul siège longitudinal, donc de côté, couvert ou non d’un toit léger et fermé par des rideaux de cuir. On en trouve une mention en 1764 sous la plume de Jean-Jacques Rousseau « parti de Neuchâtel […] dans un char-à-bancs, sorte de voiture qui ressemble à un wurst ouvert d’un côté ». Le wurst est une voiture de chasse n’ayant qu’un siège longitudinal, sans dossier, sur lequel les chasseurs sont assis à califourchon les uns derrière les autres.

En 1773 Roland de La Platière en donne aussi une description : « ce singulier équipage […] consiste en une grande planche appuyée, par les extrémités, sur deux petits trains fort bas ; une plus petite suspendue à des cordes, sert de marchepied. Une toile en forme l’impériale ».

 

12. Char-de-côté, dessin, 1797 (Berne, PTT Museum)

12. Char-de-côté, dessin, 1797 (Berne, PTT Museum)

 

D’autres voyageurs sont plus précis, comme Arthur Schopenhauer qui écrit le 15 mai 1804 : « Jusque là, le chemin avait été assez bon, mais de là [Sallanches] à Chamony [sic] il devint si mauvais et dangereux que nous ne pûmes pas continuer à rouler en voiture. Nous dûmes prendre un char-à-bancs […] Un char-à-bancs repose sur quatre petites roues. Sur les roues se trouve une planche étroite qui sert de siège à trois personnes, et au-dessus, il y a un toit en planches. On est assis de travers sur la planche, de sorte que les jambes pendent en dehors de la voiture, et qu’on roule assis perpendiculairement à la route. Ce véhicule qui est le seul moyen de transport dans les montagnes, est plus sûr et presque plus commode que tout autre, parce qu’il est tellement bas qu’on peut sauter à la moindre menace de danger. Il ne cahote pas autant qu’on pourrait le croire, parce que l’on roule pratiquement au pas. Cette voiture était attelée d’un cheval et d’une mule ».

 

Ou encore Victor Hugo, dans Choses vues, en 1825 : « A Sallanches on quitte sa voiture. De ce bourg au prieuré de Chamonix, le trajet se fait dans des chars-à-bancs, attelés de mules, et formés d’une seule banquette transversale où l’on est assis de côté sous une façon de petit dais en cuir, dont les quatre pans peuvent se baisser en cas d’orage […] Il faut des chariots légers et solides qui puissent se démonter dans les passages difficiles, et les traverser avec vous sur les épaules des guides et des muletiers ».

 

En Suisse, ces chars-à-bancs  sont si nombreux et si communément utilisés que l’Anglais Murray les qualifie de « voitures nationales suisses » (Handbook for travelling in Switzerland, 1833). Dans la région des lacs alpins, cette voiture rustique va se transformer au cours de la première moitié du XIXe siècle, pour devenir une véritable voiture de tourisme et aboutir à la création d’un type de véhicule nouveau et clairement identifiable, l’unilatérale ou voiture de côté. Le système de la caisse de côté, tournée vers le paysage pour permettre la plus large vision possible, système à la fois simple et ingénieux, se perfectionnera et sera habilement exploité grâce à un usage double, la caisse pouvant être facilement retournée sur le train, afin de faire toujours face au lac, quel que soit le sens de la marche le long ses rivages.

 

13. Char-de-côté, dessin de J.C. Cooper, 1892 (The Coach Builder’s, Harness Makers’ & Saddlers Art Journal,  Janvier 1892)

13. Char-de-côté, dessin de J.C. Cooper, 1892 (The Coach Builder’s, Harness Makers’ & Saddlers Art Journal, Janvier 1892)

 

Ces voitures originales figurent souvent sur les vues pittoresques de sites et de paysages alpins de la période romantique, comme, par exemple, une peinture de Jean-Jacques Chalon réalisée vers 1830 (Genève, Musée d’Art et d’Histoire).

 

14. Unilatérale. Détail d’une peinture de Jean-Jacques Chalon réalisée vers 1830 (Genève, Musée d’Art et d’Histoire)

14. Unilatérale. Détail d’une peinture de Jean-Jacques Chalon réalisée vers 1830 (Genève, Musée d’Art et d’Histoire)

 

L’évolution de ces voitures se serait accomplie suivant un schéma allant des modèles les plus simples, à caisse totalement découverte, aux modèles plus confortables, à caisse entièrement fermée et vitrée. Quelques exemplaires conservés permettent de suivre cette évolution. A la première catégorie appartiennent quelques exemplaires en forme de corbeille arrondie : un exemplaire très ancien monté sur des  ressorts en C (Mannheim, collection H. Scheidel) ; un exemplaire de construction française (ancienne collection Verhoeven à Diever) ; un exemplaire dans la collection Gloria Austin, en Floride ; un exemplaire à caisse réversible dont le dossier est constitué de balustres élégants en bois tourné (Thonon-les-Bains, collection privée).

 

. Unilatérale découverte à ressorts en C (Mannheim, collection H. Scheidel)

. Unilatérale découverte à ressorts en C (Mannheim, collection H. Scheidel)

16. Unilatérale découverte à ressorts en C, vue transversale (Mannheim, collection H. Scheidel

16. Unilatérale découverte à ressorts en C, vue transversale (Mannheim, collection H. Scheidel

17. Unilatérale découverte d’origine française (ancienne collection Verhoeven à Diever, Pays-Bas)

17. Unilatérale découverte d’origine française (ancienne collection Verhoeven à Diever, Pays-Bas)

. Unilatérale découverte (collection G. Austin, Weirsdale, Floride)

. Unilatérale découverte (collection G. Austin, Weirsdale, Floride)

19. Unilatérale découverte à caisse réversible (Thonon-les-Bains, collection privée)

19. Unilatérale découverte à caisse réversible (Thonon-les-Bains, collection privée)

 

Celles couvertes d’une sorte de dais fixe et fermées sur les côtés par des rideaux de cuir, ont sans doute  été les plus courantes ; aussi en conserve-t-on un plus grand nombre : une à Bourg-en-Bresse dans le cloitre de Brou, une en France dans une  collection privée, une à Compiègne au Musée national de la voiture, une au musée de Heidenheim (Allemagne).

 

20. Unilatérale (Bourg-en-Bresse, cloître de Brou)

20. Unilatérale (Bourg-en-Bresse, cloître de Brou)

21. Unilatérale (France, collection privée)

21. Unilatérale (France, collection privée)

22. Comtoise de côté de la famille de La Rochejacquelin (Compiègne au Musée national de la voiture)

22. Comtoise de côté de la famille de La Rochejacquelin (Compiègne au Musée national de la voiture)

23. Unilatérale construite en Italie (Heidenheim, Museum für Kutschen Chaisen Karren)

23. Unilatérale construite en Italie (Heidenheim, Museum für Kutschen Chaisen Karren)

 

Le musée de Wiehl (Allemagne) en possède une appartenant à cette même famille, dont seule la portière est garnie d’un châssis vitré.

Le modèle à caisse entièrement fermée et vitrée est représenté par un exemplaire dans le musée privé Robert Sallmann à Amriswil en Suisse, un second dans une collection privée française, un troisième au Musée de l’Institut Suisse de transport et des communications de Lucerne, deux autres, utilisés par les postes suisses appartiennent au Musée Historique de Bâle et au Musée national Suisse à Prangins.

 

24. Unilatérale à caisse fermée (Amriswil, Kutschensammlung Robert Sallmann)

24. Unilatérale à caisse fermée (Amriswil, Kutschensammlung Robert Sallmann)

25. Unilatérale à caisse fermée (France, collection privée)

25. Unilatérale à caisse fermée (France, collection privée)

26. Unilatérale à caisse fermée, vue arrière (Lucerne, Musée de l’Institut Suisse de transport et des communications

26. Unilatérale à caisse fermée, vue arrière (Lucerne, Musée de l’Institut Suisse de transport et des communications

27. Char-de-côté des Postes Suisses (Musée Historique de Bâle)

27. Char-de-côté des Postes Suisses (Musée Historique de Bâle)

28. Char-de-côté des Postes Suisses (Château de Prangins, Musée national Suisse)

28. Char-de-côté des Postes Suisses (Château de Prangins, Musée national Suisse)

 

Si l’origine de la voiture de côté est bien le char-à-bancs suisse, à qui doit-on la transformation progressive de celui-ci en un type nouveau de voiture et la mise au point définitive de ce dernier ? La voiture de côté, astucieuse et parfaitement adaptée à un usage touristique précis, résulte-t-elle de l’ingéniosité des carrossiers ou plutôt  du bon sens pratique de charrons et de menuisiers locaux ? La rusticité et la réalisation souvent rudimentaire de ces voitures, plus encore l’absence de marques et de signatures de carrossiers sur les exemplaires conservés, nous inclinent à adopter la deuxième hypothèse.

 

Si beaucoup de voitures, principalement celles de voyage,  ont pu être utilisées pour faire du tourisme, les seules spécialement conçues pour la découverte et la visite des sites pittoresques, à l’époque du tourisme romantique, sont les voitures de côté, unilatérales, comtoises de côté ou tour-du-lac.

 

 

 

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