Vous trouverez une présentation très accessible des articles de vos "THEMES FAVORIS" dans le répertoire ci dessous.
Depuis 2022, Jean-Louis Libourel présente sur Facebook les voitures remarquables encore conservées produites par les différents acteurs de la carrosserie française. Pour rendre la consultation de ces textes plus accessible, Attelage Patrimoine les a regroupés en plusieurs articles consacrés chacun à un type de voiture spécifique. Le premier article était consacré aux berlines.
Ce deuxième article est consacré aux breaks.
Les breaks
Break: "Voiture découverte, dont la caisse contient des sièges transversaux. Le break est une voiture sportive pour la campagne. Il s'attelle à deux ou à quatre chevaux et sert au dressage et à l'exercice des chevaux, à la chasse, à la promenade, au transport de la domesticité et du ravitaillement."
-Jean Louis Libourel dans voitures hippomobiles, vocabulaire typologique et technique.-
Break construit à Paris par BAIL Jeunes Frères, conforme au dessin du catalogue « Bail Jeune Frères, carrosserie de luxe & de fantaisie 45 et 51 avenue Victor Hugo », publié entre 1886 et 1891.
En état d’origine, il possède une magnifique lanterne de coquille.
Il appartenait à Henri Viguier (1877-1967) propriétaire des grands magasins du Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV) à Paris, grand amateur de chevaux et d’attelages, dernier propriétaire du château de Bouges (France, département de l’Indre) où ce break est toujours conservé.
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BINDER à Paris : Breaks “grand modèle”.
Les catalogues Binder utilisent l’appellation “break grand modèle”, plus exacte que l’appellation “break de chasse”, restrictive, mais communément employée.
L’immense notoriété de la Maison Binder, la plus ancienne et l’une des plus célèbres maisons de carrosserie de Paris, qui a exercé son activité durant une période de près de 140 ans (1805-1939), reposait sur la parfaite qualité d’exécution de ses voitures de ville.
Une trentaine de breaks conservés (sur 420 voitures Binder recensées dans mon corpus) témoignent que la Maison Binder excellait aussi dans la construction de voitures sportives.
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BINDER Frères à Paris, 170 boulevard Haussmann.
Conservé jusqu’en 2020 dans une propriété de la région de Barcelone appartenant aux Samá y Martí marquis de Marianao, il se trouve aujourd’hui dans la plus importante collection privée allemande.
Exceptionnel par la composition originale de sa caisse à profils avant et arrière de forme carrick, symétriquement encadrée par des jalousies inscrites dans des ouvertures circulaires, ce Break est conforme en tous points au dessin « Grand Break de chasse n° 93 (3ème série) exposé en 1879 par M. Binder » publié par « Le Guide du Carrossier ».
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Dans ma dernière publication concernant un très beau Break grand modèle, conforme à l’exemplaire exposé en 1879 par la maison BINDER, conservé dans une collection allemande, j’ai oublié de montrer, pour comparaison, un autre très beau break BINDER identique (à l’exception des jalousies circonscrites dans des ouvertures circulaires) appartenant à une ancienne et illustre famille Portugaise.
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Grand Break, communément appelé break de chasse, construit par BINDER à Paris.
Très proche d’un modèle publié en février 1864 dans "Le Guide du Carrossier" (n° 46).
Etat et couleurs d’origine.
Il fait partie d’un ensemble de 6 voitures, toutes de couleur jaune, ayant appartenu dans la deuxième moitié du XIXe siècle à une même famille : un Road coach PETERS & SONS (Londres), un coupé trois-quarts MOREL (Paris), un Sociable BINDER, un petit duc BINDER, un Tonneau (anonyme).
Elles sont dans un château français.
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Un Break exceptionnel par BINDER à Paris.
Un design rare et inhabituel pour un break, combinant harmonieusement un ensemble de lignes courbes, confère à la caisse de ce break une extraordinaire beauté : la perfection !
Ce break est incontestablement le plus beau de tous les breaks Binder aujourd’hui connus. Une pure merveille ! (Argentine, La Yunta de la Cruz, Collection Juan Gibelli).
(Voir l'article: « Éloge de la courbe : en Argentine, un Break Binder exceptionnel ! »
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Break grand modèle n° 3489, dit Break de chasse, construit par Belvallette Frères à Paris.
Donné au Haras national d’Hennebont (France) par une famille comtale (Couronnes peintes sur les portières) il avait été peint aux couleurs des Haras nationaux, bleu marine et rouge.
Restauré et repeint en 2002 par Mr. André Damien dans ses couleurs d’origine, vert foncé et jaune, découvertes sous celles des Haras nationaux.
Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1997.
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Break grand modèle, construit à Paris par la Maison CHASTEL & DAVID active de 1884 à 1904.
Partie centrale en forme de vis-à-vis. Ancienne collection Chris Van Tilburg à Heerlen (Pays-Bas)
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Break grand modèle, communément appelé Break de chasse, construit à Paris par Ehrler.
Il appartenait à Frédéric Sabatier d’Espeyran. Grand amateur de beaux équipages, il possédait au moment de sa mort en 1864 dix voitures réparties entre son château d’Espeyran et ses hôtels particuliers de Paris et de Montpellier. Parmi elles : une Calèche d’Aumont à huit ressorts réalisée par Ehrler, deux Coupés de ville, un Sociable français, une Américaine à quatre roues fabriquée à New York, un Mail-phaéton du carrossier parisien Thomas Baptiste, une Berline de voyage du carrossier parisien Jacques Rothschild.
Ses fouets d’attelage provenaient de la maison Swaine & Adeney à Londres, fournisseur de S.M. la reine Victoria et du prince de Galles.
Ce Break et quatre autres voitures de Frédéric Sabatier sont conservés au château d’Espeyran à Saint-Gilles-du-Gard. En 2010, ces cinq voitures ont été classées Monuments Historiques.
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Break de chasse de dimensions impressionnantes construit à Paris par Ehrler, carrossier fournisseur des écuries impériales de Napoléon III.
Découvert dans un domaine du Sud-ouest de la France.
Ce break a subi très anciennement une transformation : les portières latérales qui donnaient accès à des sièges transversaux ont été condamnées et ces derniers ont été remplacés par des banquettes longitudinales pour quatre passagers chacune.
Curiosités : deux longues boites à fusil en osier tressé, avec une technique raffinée, sont fixées sur les garde-boue arrière.
Il possède un timon pour attelage à 4 et une limonière pour attelage à 3 chevaux de front.
Un break Ehrler est une rareté : le corpus des voitures Ehrler actuellement recensées, 96 voitures, ne comprend que 5 breaks.
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Break à six places construit par KELLNER & ses FILS à Paris.
Magnifique et imposante voiture montée sur un train mail à flèche et à huit ressorts droits disposés en deux carrés de quatre.
Collection privée.
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Excentric-Mail, par CRESPI à Milan.
Dans son n° 37 du 15 janvier 1896 La Carrosserie Française publie un modèle de Break de chasse, de promenade et d’excursion sous le nom « d’Excentric-Mail », dessiné par Louis Lagard (dessin n° 146), avec les commentaires suivants : « Le Mail-coach étant une voiture chère, peu accessible à toutes les bourses, nous avons voulu, en publiant ce modèle, aider le carrossier à composer un véhicule qui, tout en ayant les apparences extérieures du Mail-coach en tant que masse, disposition et hauteur des sièges, soit cependant assez simple de construction pour que sous une apparence assez décorative, son prix de revient soit assez réduit […] On trouve dans cette voiture à peu près toutes les commodités du mail, sauf les places intérieures qui ne servent d’habitude qu’aux domestiques […] La peau de truie est d’un très bon effet pour garnir ce genre de voiture, mais comme elle est d’un prix relativement élevé, nous la remplacerons par une garniture en bistre gris moucheté rouge, qui fera aussi bien. Pour capitonner on emploiera des piqûres de même nuance que le bistre, mais avec le cœur en soie rouge […] L’étui de la trompe, les courroies montantes et les courroies du panier à parapluies seront en cuir fauve, ou rouge, cette dernière nuance sera excentrique comme la voiture elle-même ».
Cet original modèle français a inspiré le carrossier CRESPI, de Milan, qui en a réalisé une version très réussie avec une exécution et une finition raffinées. Les jalousies du compartiment central pour le logement des chiens sont en bois d’acajou. Les panneaux latéraux des sièges dos-à-dos, au centre, ont un décor de cannage peint. Une échelle escamotable se replie dans un tiroir situé dans le coffre avant.
Ce break qui a appartenu au marquis Mario d’Alessandro di Civitanova fait partie des collections du Museo delle Carrozze de la Villa Pignatelli à Naples.
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Break construit à Paris par la maison Labourdette, conformément au modèle « Break n° 1014 » publié le 15 février 1898 par "Le Guide du Carrossier" (n° 247), ainsi décrit :
« Break à deux seules places d’intérieur auquel on a ajouté un siège de domestique derrière. […] On devine que cette disposition du siège de domestique ne pouvait que difficilement s’appliquer à un break à quatre places : il y aurait trop de longueur au châssis de caisse […] Peinture : les portes en vert foncé, le train, les joues de fond, les tandems, les hausses en jaune ». .
Ce break est monté sur un train mail, à flèche et à 8 ressorts droits disposés en deux carrés de 4, avec frein Lemoine à pédale et à câble ("Lemoine A. Paillard Vincennes"), qui diffère de la simple suspension à ressorts à pincettes du modèle n° 1014 du "Guide du Carrossier".
Ce break, ayant appartenu à Mikolaj Potocki (1862-1922), puis à Alfred Potocki (1886-1958), est conservé à Lancut (Pologne) dans le château de la famille Potocki, l’une des plus riches, des plus influentes et des plus puissantes familles aristocratiques de Pologne.
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Un chef-d’œuvre de la carrosserie parisienne : le « Break de chasse à deux compartiments pour les chiens », ainsi qualifié par "Le Guide du Carrossier" (n° 86, février 1871).
Le prototype est un Break exposé au Concours Hippique de Paris en 1870 par Bouillon carrossier à Paris.
Ce modèle qui atteint une sorte de perfection grâce sa simplicité de conception et de dessin, à l’équilibre et à la justesse de ses proportions, à l’impression de robustesse qu’il dégage, a obtenu un grand succès.
Il a été adopté notamment par La maison Mühlbacher qui en a réalisé plusieurs exemplaires.
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Mail-Roof-Seat-Break construit à Paris par Mühlbacher.
L’extraordinaire beauté de cette voiture repose sur la sobriété de son design, la symétrie de sa composition, l’équilibre de ses proportions.
Ce Break massif et puissant est une des plus belles voitures sportives du XIXe siècle, à l’usage exclusif des gentlemen.
Monté sur un train mail (forte flèche reliant les essieux ; 8 ressorts droits assemblés en 2 carrés composés de 4 ressorts chacun ; moyeux mail à frettes bouchées).
État d’origine exceptionnel. (Allemagne, Collection privée).
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Mail Roof Seat Break « Garden City ».
Construit par Mühlbacher à Paris. Son nom, « Garden City », est peint sur la coquille et sur le panneau arrière. Il est monté sur un train mail, à flèche et à huit ressorts droits, disposés en deux carrés de quatre. Il est en état d’origine. Classé Monument historique en 2002.
Propriété de la Ville de Pau, il est conservé au Haras national de Gélos, près de Pau (France).
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Break Jean Schall & Ehrngard à Paris.
Break à six places construit entre 1895 et 1902 par Jean Schall & Ehrngard carrossiers à Paris, rue de Guersant. Il provient d’un château du Lauragais (région du sud-ouest de la France, entre Toulouse, Castres et Carcassonne).
Magnifique modèle avec une caisse massive très imposante, montée sur un robuste train mail, à flèche, ressorts télégraphes et moyeux à frettes bouchées.
Il était dans un très bel état d’origine (à l’exception des garnitures textiles des sièges, très déchirées) avec une splendide et éclatante peinture d’origine orange et noir, lorsque je l’ai photographié en 2000 pour mon article « Un break d’exception » (Attelages Magazine, n° 13, décembre 2000-janvier 2001). Hélas, il a été par la suite atrocement repeint….
Break à six places construit par Achille VANVOOREN (1857-1928), boulevard Marbeuf à Paris.
Caisse massive à panneaux très élevés, sans portières latérales. On accède au siège intérieur par trois marchepieds (le 1er fixé sur le patin de frein, le 2ème au bas de la caisse, le 3ème à mi-hauteur du panneau latéral), ou par une échelle pliante.
Provenant du Nord de la France, il est aujourd’hui en Espagne, où il a été rénové (peint noir et rouge).
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Recueil des différents autres N° de cette série d'articles