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Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

 

Cet article fait suite de l'article dédié au "Panorama universel" de Guillon.

 

2° SÉRIE.
Calèches et Wourtz.

 

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

N° 294. – Calèche à pincettes.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Calèche à pincettes devant, cinq ressorts derrière, caisse dite à col de cygne, ayant 1 mètre 76 centimètres de longueur à la ceinture, pouvant contenir aisément quatre places. Les parcloses ont 30 centimètres de hauteur, et du dessus de l’assise au cerceau du milieu, il y a 1 mètre 13 centimètres de haut, pour qu’un homme ordinaire puisse s’y tenir avec un chapeau. Une petite tabatière sur le devant est ce qu’il y a de plus à la mode aujourd’hui, ce qui prouve qu'on revient souvent sur ce qui a été délaissé. Les parcloses portent 1 mètre de largeur intérieurement ; mais comme la caisse a du renflement, la largeur aux accoudoirs est de 1 mètre 12 centimètres, et au brancard de caisse, à l’endroit de l’ouverture de porte, elle n’a que 95 centimètres, toujours intérieurement, ce qui donne à la caisse, épaisseur des brancards non comprise, 75 centimètres de large à l'endroit de ce qu’on nomme le carré de plafond. Le coffre qui supporte le siège n’a, comme le carré de plafond, que 75 centimètres de largeur dans l'œuvre, ce qui, avec les épaisseurs de bois, donne 80 centimètres, sur lequel se trouve le siège du cocher, de la même largeur, ce qui donne, en raison de la disposition des tringles, deux places commodes pour placer cocher et valet de pied.
Les lanternes sont assujetties à un coffre qui tient à la caisse et par des douilles à vis, c'est-à-dire que le canon de la lanterne se visse à la douille en dessous, et la fixe invariablement.
L'avant-train est composé d'armons di bités à la scie et non contournés à la vapeur ; les lisoirs et sellettes sont cintrés pour avancer le cintre de la cheville ouvrière et raccourcir le train. Les ressorts à pincettes du devant sont à cinq feuilles d’acier de 24 centimètres de largeur, ceux de derrière également ; la crosse de caisse, qui sert d’appui, est ajustée à la caisse après coup, et doit, par son bon ajustement, paraître appartenir au brancard de caisse : un bouclier et ferrure de parade ornent le derrière de cette caisse et la garnissent convenablement.
Les ressorts, comme les représente le dessin, sont de mode et, malgré cela, très-doux ; le marche-pied à lyre est garni en cuir verni fort ; ils sont un peu larges et, par cette raison, facilitent l’entrée dans cette petite calèche. Il n’y a entre les roues que 1 mètre 10 cent. d'espace, ce qui rend cette calèche, en rapport aux mesures ordinaires, vraiment très raccourcie et alors peu tirante.

 

N. 346 — Calèche-Menguelbeer pour l'été et l'hiver.

 

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Cette calèche, demi-Wourtz, exhibée sous le n° 3410, à l'exposition universelle, dans la galerie de Prusse et des provinces de la Liesse-Electorale, ne manque certainement pas de mérite ; — les essieux sont de Collinge, et les ressorts d'acier anglais ; — les panneaux sont en bois de Mahon (acajou), les garnitures en soieries de Lyon, et les galons de la fabrique Menguelbeer, d'Aix-la-Chapelle. C’est dans cette même ville que se trouvent les ateliers où cette calèche, demi-Wourtz, a été exécutée.
La forme de la caisse est agréable et tout à fait nouvelle ; le montage en est parfaitement entendu. — Aucun soin n’a été négligé : — confort, élégance, harmonie ; — c’est une véritable œuvre d’art, et le jury, qui a donné à cette voiture une mention honorable, aurait fait preuve de connaissances plus spéciales et de plus de justice, s’il eût décerné une médaille à son auteur.

 

559. — Pilentum.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Ce Pilentum (en français Wourtz), est tout à fait une voiture de promenade ; 4 places à l’intérieur, un siège à une place qu’on adapte au besoin sur le coffre de derrière, chargent suffisamment cette élégante voiture dont les ressorts, quoi qu’établis à Londres, sont tout simplement de mode française ; les harnais de cuir jaune et plaqué blanc font un très bon effet.

 

 

N. 300. — Calèche de ville, forme élégante.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Nous publions aujourd’hui le dessin d’une calèche qui, nous devons le dire, a été remarquée à la dernière promenade du mardi-gras sur les boulevards ; elle était occupée par deux dames mises avec une grande distinction.
Cette caisse de calèche est à col de cygne. Elle est montée sur un train à haut ressorts, dont quatre sont ansés et quatre à pincettes.
Le siège, assez large pour deux personnes, est monté à jour sur des ferrures bien établies. Des courroies de guindage, disposées en croix, ornent le derrière de la voiture, à la place occupée ordinairement par le siège du valet de pied.
L’intérieur est richement garni en soie, nuance orangée.
La caisse, d’un dessin correct et élégant, est peinte en couleur noir d’ivoire, entourée d’un filet bleu clair, d’un très joli effet. Le train est élégant, léger et fort ; il est peint en cramoisi, avec filets, comme la caisse. L’ensemble de cette calèche est agréable à l’œil ; il indique la haute position du ou de la propriétaire. Notre impartialité nous fait un devoir de dire qu’elle sort des magasins de M. Clochez. Nos lecteurs ne croiront pas que c’est un parti pris chez nous, ou l’effet d’une partialité systématique, qui nous fait quelquefois citer avec éloge un nom plutôt qu’un autre ; nous espérons qu’ils ont assez bonne opinion de notre goût et de notre expérience, en fait de construction d’équipages, pour reconnaître que nous ne prodiguons pas nos éloges, mais que, notre conviction une fois faite, nous croyons qu’il rentre dans les devoirs de notre mission d’exprimer notre opinion.

 

N.368. — Petite Calèche à 4 places, à un cheval, avec rabats et fermeture.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Petite, c’est-à-dire courte de caisse et de train. — Pas trop haute de panneaux, ni de capote : une joue de fond, assez profonde, n’en ôte pas la tournure ; un contour de caisse, appelé col de cygne, bien suivi, en rend la coupe heureuse. Les quatre places intérieures sont disposées de manière à y tenir aisément, aussi bien découverte que fermée ; — et unCheval la traîne avec facilité. Voici le modèle qui se fait beaucoup, à Paris, aujourd’hui ; modèle que nous nous empressons de publier, — pour en faire juger les mérites aussi bien que les défauts ; — qui ne sont, à vrai parler, défaut que par l’absence de luxe ; — ce qui fait que nous ne pouvons classer cette calèche que dans le genre demi-fortune. Cependant, à part l’étiquette, il n'y a rien à lui reprocher : peinture brun Van-Dyck, filet vert ; garniture grenat, maroquin noir pour le siège, plaqué blanc ; lanternes simples et réflectantes, train avec armons de bois ; largeur du train de devant, 42 pouces, — train de derrière, 48. — Ressorts légers et solides. Essieux à patentes, de chez Newman, — c'est dire assez qu'ils sont bons et soignés.

 

N. 324. — Calèche à ressorts à pincettes.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Cette petite calèche, exposée à Londres par M. Delongueil, de Paris, est assez bien montée et représente le goût ordinaire de Paris, c’est-à-dire qu’elle n'est ni laide ni belle, mais une vraie voilure de vente, telle qu’on en voit dans presque tous les magasins de voitures. Le train de roues, très-bien disposé, lui donne de la légèreté dans le roulage ; les ressorts, de forme arquée, se rapprochent de la mode et peuvent être bons, doux et solides ; le charronnage, un peu lourd, n'est point relevé par la peinture, qui est bleue et filets blancs ; la garniture est ordinaire et ne sied pas mal à l’ensemble. Si cette calèche ne fait pas récompenser l’exposant, elle aura cela de bien qu’en reprenant sa place en magasin, elle sera vite achetée. C’est toujours quelque chose.

 

N. 328-329. — Calèche.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.
Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Voiture distinguée en tous points ; elle résume, on peut dire, trois genres en un seul ; c’est-à-dire que primitivement vous avez un équipage de luxe magnifique, qui fait avec succès la voiture à double suspension, avec cela de bien mieux qu'elle est plus légère et tourne sur place ; ses ressorts à système compensateur la rendent très-douce ; deuxièmement, vous la fermez avec ses beaux vasistas à glaces, et vous avez une berline, on, du moins, l'équivalent ; troisièmement, on enlève le siège du devant, que fixent, avec simplicité, quatre chevilles à la romaine, et l’on a un équipage à la Daumont, d’un style parfait.
Cette calèche, que M. Moussard a exposée à Londres, est bien exécutée et attire nécessairement les regards des gens experts dans cette matière ; nous félicitons sincèrement M. Moussard, et nous sommes flattés que la carrosserie parisienne a, du moins, présenté aux Anglais un échantillon remarquable de ses produits.

 


N. 376. — Carriage à Pleasure, exhibé sous le numéro 809.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

C’est ce qu’on peut appeler Pilentum (prononcez Paylentieu), en raison de sa caisse à contours arrondis et demi cannée.
La tournure de cette petite voiture ne laisse pas que d’être agréable à l’œil, et l’exécution n’en était pas mal ; mais nous avons pensé que, pour exposer ses produits, le fabricant aurait dû faire choix d’un modèle plus perfectionné. Quant à nous, nous la donnons comme voiture exposée, de celles desquelles on ne dit rien, ni en plus ni en moins. Elle se couvre par une avancée et des vasistas, ce qui en fait une voiture d'hiver et d’été, à volonté.

 

N° 389. — Barouche de JLI. Peters et Fils. Park Saint-Grosvenor, S. J. manu. Light park barouche with lea and under springs.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Cette calèche, dont la caisse est à col de cygne, est exposée sous le N° 938 ; elle a huit ressorts et n’a point de siège derrière, mais seulement devant, et sur ferrure tenant à sa caisse.
Cette calèche est remarquable par son montage, l’élégance de ses contours et le fini de son travail : c’est véritablement un de ces beaux produits qui ne peuvent manquer d’être généralement appréciés et d’attirer les regards pénétrants de tous les amateurs. Cette calèche a un ensemble prestigieux, sans aucune bizarrerie. — Elle n’est point surchargée d’ornements, il n’y a rien de capricieux, et tout est admirablement conçu et encadré avec art : c’est véritablement une belle pièce. Mais après l’éloge vient la critique, et, malgré tout le mérite de cette calèche, nous ne pouvons approuver la disposition de la peinture de la caisse, laquelle est coupée par le milieu, et dans toute sa longueur, par une imitation de canne. Nous ne pouvons point dire que c’est une peinture capricieuse, mais c’est un défaut qui dépare, un mauvais goût qui nuit à l’ensemble. Nous aurions mieux aimé voir un plein panneau ; l’œil eût été plus satisfait, et cette singularité n’aurait pas nui à l'ensemble.

 

N. 385. — Wourst, sorti des ateliers de M. Banie, carrossier, avenue Montaigne, 44.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Sous ce numéro, nous signalons cette jolie et très-légère voiture d’une forme agréable et pouvant être conduite à la Daumont ; pour cela faire, il n’y a qu’à enlever le petit siège de devant, tenu par quatre vis romaines ; la coquille, se relevant, forme le coffre à double fermeture.
Le siège de derrière s’enlève aussi à volonté pour faire place à une malle ou un coffre, au besoin. Cette voiture pourrait être fermée par des vasistas, mais elle n’a point été faite dans cette intention, et nous la trouvons bien plus gracieuse telle que nous la représentons par le dessin.
Un vasistas de capote s’adaptant à une portière anglaise renferme parfaitement les deux grandes places de derrière, desquelles places on peut conduire soi-même, qu’il y ait un ou deux chevaux.
Quand on ne veut pas avoir de cocher, on enlève le siège ; les guides sont passées dans le vasistas ; dans ce cas, elles doivent être plus longues qu'à l’ordinaire.
Sur le coffre de derrière se pose une galerie postiche afin de soutenir les guides.
Le domestique ou le cocher se tient alors sur le siège de derrière, lequel est, à proximité, par la communication d'une lunette glissante, de recevoir les ordres qu’on a à lui donner.
Cette voiture aura l’avantage de satisfaire le goût des personnes qui veulent se donner le loisir momentané de conduire elles-mêmes, et d'être à l’abri de l’indiscrétion d’un conducteur.
La forme assez élégante de cette voiture, sa construction bien comprise et bien finie, nous ont engagé à la faire connaître au public amateur, en lui donnant la publicité qu’elle mérite.

 

N° 318. – Calèche anglo-française.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Cette petite calèche est très remarquable ; sa forme se rapproche du pilentum anglais ou du wourtz russe. La caisse est longue, mode qui revient à grands pas, par suite de la grâce que cette forme donne à ce genre de véhicule. Cette voiture est à quatre places fort aisées dans l’intérieur ; une cave largement espacée donne de l’aisance pour y loger les jambes, sans nuire à l’aspect, bien compris, de la caisse. À cette calèche s’adaptent deux sièges, dont les dispositions se marient admirablement bien avec la forme de cette voiture. De ces deux sièges, celui de devant est de beaucoup plus large que celui de derrière, et peut loger deux domestiques, lorsque l’on veut rouler à la légère, et sans siège de derrière. La fermeture de cette voiture est purement anglaise, et les glaces rondes sur le devant donnent de la facilité pour s’y tenir aisément. Quatre petites vis romaines assujettissent le custode à la caisse et disparaissent sous les pattelettes qui recouvrent les garnitures intérieures.
Lorsque le custode recouvre cette voiture, elle représente alors une berline à glaces, et sans le custode, une calèche découverte et à tabatière.

 

N. 317. — Amempton.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

L’Amempton de M. Kersteston, de Londres, exposé sous le numéro 894, est un petit équipage bien établi et se transformant de trois manières différentes, tel qu’il est représenté sur le dessin, avec la capote baissée, et sert ainsi pour l’été, et si un petit voyage devient nécessaire dans cette saison, deux personnes peuvent voyager avec tout le confortable possible.
À cet effet, pour garantir du soleil, on recouvre la capote, on baisse la tabatière qu’on voit sur le devant, et on se renferme plus ou moins, vu que cette tabatière se développe par trois charnières.
Lorsque la saison d’hiver ou le mauvais temps momentané oblige de sortir en voiture fermée, le custode de rechange, figuré au-dessus du dessin, est ajusté de manière à remplacer la capote et la tabatière mobile qui sont fixés à la caisse par le même procédé. Nous ferons observer que les glaces du devant sont immobiles et rondes : quant à celles des portes, elles coulent jusqu’en bas, comme dans une berline, sans pour cela gêner, en quoi que ce soit, l’ouverture desdites portes, dont l’ajustement avec le custode est parfaitement observé.
Cet Amempton peut, en France, s’appeler calèche, demi-wourst monté à pincettes et à cinq ressorts, moutonnets sculptés et avant-train ordinaire ; une palette assujettie aux portes sert à recouvrir les marche-pieds et à les tenir dans un état de grande propreté ; la peinture de la caisse et du train est fond grenat et réchampi couleur chocolat clair ; le plaqué est blanc ; la garniture intérieure, avec liseré rouge et blanc, est orange ; le siège est garni à la française et porte des lanternes qui sont très-façonnées ; la fabrication est très-soignée et donne à tout l’ensemble un aspect favorable. Nous pensons que ce genre de voiture aura un certain succès.

 

N. 336. — Calèche à double suspension, exécutée dans les ateliers de MM. Jones frères, carrossiers à Bruxelles, et exhibée à l’exposition universelle de Londres, sous le numéro 118.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Cette voiture, dont la caisse est appelée, selon le terme technique, bas de berline, est montée à huit ressorts et à jambes de force ; le siège de devant est assez large pour asseoir deux personnes ; quant à celui de derrière, deux courroies en croix le remplacent et donnent un certain ornement à cette partie, quelquefois trop chargée par divers accessoires qui s’y trouvent adaptés ; dégarnie ainsi de choses lourdes, elle se trouve avoir beaucoup de légèreté ; cette disposition est vraiment d’un goût exquis et donne à l'ensemble général un fini parfait.
Le train, aussi d’une grande légèreté, est bien exécuté ; les ressorts, quoique très dégagés, sont d’une solidité à toute épreuve et d’un accord qui ne laisse rien à désirer, ainsi que tout le reste de la voiture, construite en matières de la Belgique.
MM. Jones frères, propriétaires-inventeurs de cette calèche, ont obtenu à juste titre, il est vrai, une médaille à l'exposition universelle ; mais cette récompense n’a été donnée que pour un Poney-Chaise, exposé aussi par ces messieurs. On ne pourra s’y tromper ; en voyant la calèche que nous désignons, on sera tout surpris que ce ne soit pas pour elle que la médaille ait été donnée, car à elle seule, elle résumait tous les avantages, soit comme idée de conception, soit comme travail et exécution parfaite.

 

N° 303. — Briska-Renaissance.
 

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Dans nos promenades, à la ville, aux Champs-Élysées, au bois de Boulogne, où notre esprit et notre attention sont fixés sur tout ce qui peut intéresser l'art du carrossier, là encore, où toutes nos préoccupations sont de faire jouir et profiter du secret de nos observations nos lecteurs, nous ne devons point passer sous silence un Briska Renaissance dont nous allons faire la description.
Ce Briska est ce qu’on appelle forme de cabriolet à jour, à la partie de derrière. — Les panneaux du devant sont à brisement, à la façon des Wurtz d’origine russe. La cave est combinée de manière à rendre cette petite voiture aussi près de terre que le dessin l’indique. — Le marche-pied est à un seul degré, mais il est établi assez bas pour que l’accès de la voiture soit facile et commode. — Sur le côté, les ailes sont assujetties par les mêmes ferrures que celles qui supportent le fauteuil, lequel est à siège, portant les lanternes, et appuyé sur un coffre léger. Le montage est à pincettes et à cinq ressorts ; il est simple, bien combiné et parfaitement exécuté. — Les ferrures de parade, attenantes au derrière de la caisse, sont originales, d’un bon goût et d’un charmant effet. — La peinture de la caisse est recherchée et admirable ; elle est d’un vert qui se marie parfaitement avec le cramoisi du train.
Nous ferons remarquer qu’on pourrait adapter à ce Briska une porte et des vasistas, ce qui lui donnerait tous les avantages d’une calèche, sans en avoir la pesanteur.
La garniture est en drap et reps gris, et les doublures des coussins en maroquin de même couleur. — Les galons, larges et étroits, sont fond gris avec dessin cramoisi.
Le siège du cocher est garni en vache vernie noire, et la rembourrure du coussin en vareck : reconnu aujourd’hui être de meilleur usage.

 

N° 269. — Calèche demi-Wurtz.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Ceci est quelque chose d’aristocratique encore, mais en tout il y a des degrés.
Oui, vraiment, il y a une hiérarchie dans les voitures — ici, c’est l’image fidèle de la hiérarchie sociale. L’homme du peuple ne se fait pas voiturer comme le grand seigneur, axiome profondément trivial : mais entre ces deux extrêmes limites, il y a bien des nuances de position, bien des voitures par conséquent, diminuant progressivement d’éclat et de luxe.
C’est là la voiture qu’il faut aux noms illustres de la finance, dont Rothschild est le D'Hosier.
Calèche demi-Wourtz, montée d’une façon nouvelle sur huit ressorts, réunissant la douceur, le moelleux, bercement de la véhicule, à la légèreté des voitures dites à pincettes.
La caisse, de forme neuve, contient quatre places très-larges, et le marchepied replié en dedans, comme dans les voitures suspendues.
Il est de bon genre d'avoir un valet de pied assis à côté du cocher et chargé de la portière.
Les couleurs sont simples et en harmonie avec le caractère bourgeois dont nous parlions tout à l’heure.
Garnitures gris-rosé, caisse bleue et cannée, train rouge rehaussé de jaune, plaqué argent. Tabatière sur le devant avec deux places accessoires. Stationnement en face Lemardelai, etc.
Nous le répétons, ce n’est pas le char de la fashion.

 

 

N.326 et N.327. — Calèches à pincettes.

Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.
Les 120 VOITURES du "Panorama universel" par Guillon en 1851: 2 série, Calèches et Wourtz.

Deux calèches à pincettes, simples et de belles formes, qu’on appelle bas de berline et cols de cygne. Les caisses sont peintes en aventurine dorée, celle dite à bas de berline à deux sièges et celle à cols de cygne n’en a qu’un. C’est le type des calèches faites pour le commerce d’exportation.

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