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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 08:07

 

 

La 2ème Route des Omnibus :

 

 

Le “Salon” de l’omnibus

 

 

 

Jean-Louis Libourel

 


 

Organisée en Alsace dans la belle et verdoyante région de Wissembourg par Eric Macrez, Président de l’Association “Les Attelages du Houdon”,  la 2ème Route des Omnibus a donné lieu les 5  et 6 août 2017 à une exceptionnelle réunion d’Omnibus et de modèles apparentés, dont les équipages appartenaient à cinq nationalités : Allemagne, Belgique, Italie, Suisse et France.

 

Meneur, ancien président de l’Association Française d’Attelage, Eric Macrez, aime les omnibus. Il les  collectionne avec passion. Pour le plaisir de les voir rouler, il a prêté dix d’entre eux à des participants à cette route, venus seulement avec leurs chevaux.  

 

Eric Macrez et son attelage “à l’évêque” sur un omnibus-mail de Klapper à Toulouse (photo F. Durand  IMG  7722)

Eric Macrez et son attelage “à l’évêque” sur un omnibus-mail de Klapper à Toulouse (photo F. Durand IMG 7722)

 

En 2015, il avait organisé une première Route des Omnibus à laquelle avaient participé douze Omnibus. Son succès fut tel que deux ans plus tard la deuxième édition de cette manifestation unique a rassemblé 27 équipages. Cette augmentation spectaculaire s’explique par les témoignages des participants de la première route sur l’excellence de l’organisation. Cette réussite est sans nul doute à l’origine de la forte participation à la deuxième route, notamment de personnalités reconnues du monde de l’attelage, Heinz Sheidel le plus important collectionneur de voitures hippomobiles d’Europe, Andres Furger historien auteur de plusieurs beaux livres sur les voitures hippomobiles et l’histoire de l’attelage, Albrecht Mönch l’un des 4 ou 5 selliers-harnacheurs les plus réputés actuellement en Europe.

Ce succès est dû aussi à l’attrait exercé par une manifestation dont la particularité consiste à  rassembler en un seul lieu des voitures appartenant à un seul et même type. Le risque alors n’est-il pas d’engendrer la monotonie par la répétition justement d’un modèle unique de voitures ? Tout au contraire ! Cette confrontation permet par simple comparaison  de découvrir toutes les variations possibles d’un même type, les astuces des carrossiers pour individualiser leur production, l’originalité et les caractères propres à chaque exemplaire. Bref, réunir des voitures d’un même type se révèle une expérience riche d’enseignements pour qui sait observer. Ainsi, du plus petit au plus grand,  toutes les variantes de l’omnibus privé étaient réunies : le “classique ” omnibus à banquette d’impériale, le bourgeois omnibus de famille à capucine, le discret omnibus-salon, l’aristocratique mail-omnibus, le convertible omnibus à ballon, le très rarissime omnibus à deux roues, mais aussi la tapissière, apparentée à l’omnibus.  Ainsi, la 2ème Route des Omnibus a été un véritable “Salon ” de l’omnibus, un salon vivant et en mouvement, au contraire des salons de l’auto où les voitures sont exposées, statiques.

 

A l’exception d’un omnibus anglais (par Brainsby à Londres), d’un omnibus américain (par Kimball à Chicago), et d’un modèle hollandais (par Wieringa à Oldeboorn), toutes les voitures présentes provenaient d’ateliers de carrosserie français, certains de grande réputation : Binder, Mühlbacher, Morel, Griffault, Lerebourg à Paris ; Gacon, Depigny à Lyon ; Chabrol, Klapper à Toulouse, Dufour à Périgueux ; Briault, Gril à Poitiers.

 

La diversité des attelages était tout aussi riche que celle des voitures : un attelage à un cheval,  dix-neuf attelages à deux chevaux en paire, deux attelages à trois de front, dit à l’évêque, cinq attelages à quatre en grandes guides.

 

 

Une voiture de service

 

Avec le développement du chemin de fer, apparaissent vers 1850 de petits omnibus, généralement à six ou huit places d’intérieur, utilisés pour le transport des voyageurs et de leurs bagages de la gare aux hôtels. Ces voitures de service furent vite appréciées par les « riches propriétaires habitant les châteaux et les maisons de campagne situés à quelques lieues des chemins de fer. Chacun d’eux voulut en posséder un pour ses besoins particuliers » (“Le Guide du Carrossier”, septembre 1861).

 

Ces omnibus privés, sous diverses versions, de château, de famille, à capucine, à ballon, devinrent dix ans après leur apparition « un genre de voiture très répandu » (“Le Guide du Carrossier”, janvier 1861). En vogue en France et en Angleterre, ils restèrent quasiment inconnus jusqu’en 1878 en Amérique du Nord où on les appelle “Opera Bus”.  

L’omnibus privé a été une spécialité de la carrosserie française. Selon N. Belvallette et E. Quenay dans leur rapport sur la carrosserie à l’Exposition universelle de 1878 à Paris « de l’avis général, c’est en France qu’on fabrique le mieux les omnibus ». Sur 350 omnibus actuellement recensés, principalement en Europe, dont le fabricant est identifié, 275 sortent d’ateliers français, 75 d’ateliers étrangers, soit 78%.

 

Modèle français, par Poitrasson carrossier à Paris (“Album des principales voitures exposées en 1878 au Palais du Champ-de-Mars dessiné et publié par Ch. Gourdin dessinateur en voitures, Paris”)

Modèle français, par Poitrasson carrossier à Paris (“Album des principales voitures exposées en 1878 au Palais du Champ-de-Mars dessiné et publié par Ch. Gourdin dessinateur en voitures, Paris”)

 

L’omnibus « particulièrement utile pour la campagne, car souvent le domicile peut être bien éloigné de la gare du chemin de fer, est une voiture à la fois spacieuse et confortable qui convient pour les promenades en famille, pour permettre aux domestiques d’aller en ville chercher les provisions, ou pour les parties de chasse » (“Le Journal de l’Art des Carrossiers”, mars 1898). Sa caisse est fermée par le haut. On accède à l’intérieur par une porte ouverte à l’arrière. Deux banquettes y sont placées longitudinalement, une de chaque côté. Dans son “Traité de menuiserie en voitures ” (1870) Brice Thomas déclare : « C’est la voiture qui, avec des dimensions restreintes et un tirage relativement faible, présente les dispositions les plus favorables pour transporter un grand nombre de personnes et de bagages. On a la faculté d’adopter une longueur de caisse selon les besoins pour lui faire contenir entre quatre places d’intérieur minimum et quatorze places maximum ».

Dans la plupart des cas une banquette est disposée sur le devant de l’impériale. Précisons un point : l’appellation  “omnibus à impériale ” désigne les grands omnibus urbains de transport public avec de nombreux sièges sur l’impériale. Les omnibus privés possédant une banquette sur le devant du toit sont des “ omnibus à banquette d’impériale ”.

 

 

Un modèle “classique ”

 

L’omnibus privé le plus courant, à quatre ou à six places d’intérieur, se caractérise par une caisse à pieds de coupé sur le devant, deux glaces sur chaque côté et une banquette d‘impériale. Placé aux angles antérieurs de la caisse, les pieds de coupé présentent à leur base un profil en forme de pointe, à l’imitation des coupés, dont ils sont une des caractéristiques et auxquels ils sont empruntés.

Ce modèle  “classique ” était le plus représenté sur la Route des Omnibus :  près d’une dizaine d’exemplaires provenant des ateliers Morel, Mühlbacher, Griffault, Lerebourg, à Paris, Gril à Poitiers, Descoins à Bordeaux, Dufour à Perigueux, Depigny à Lyon, Henry et Fils à Nancy.

 

Omnibus classique, par Lerebourg à Paris

Omnibus classique, par Lerebourg à Paris

Omnibus classique, par Mühlbacher à Paris (photo F.Durand IMG 7211)

Omnibus classique, par Mühlbacher à Paris (photo F.Durand IMG 7211)

 

Une variante de ce modèle “classique ” avait été confiée par Eric Macrez à Andres Furger : sa caisse est agrandie sur le devant par une avance à coins ronds, sorte de petit espace vitrée empiétant sur le coffre du siège de cocher. Cette jolie voiture, aux belles proportions, construite à Toulouse par Chabrol Aîné, c’est-à-dire Bonaventure Chabrol dont les deux frères cadets étaient également carrossiers, possède un décor original : une frise de ceinture guillochée d’élégants motifs géométriques imbriqués les uns dans les autres.

 

Omnibus à avance à coins ronds, par Chabrol Aîné à Toulouse

Omnibus à avance à coins ronds, par Chabrol Aîné à Toulouse

Décor de frise, guilloché, de l’omnibus Chabrol Aîné à Toulouse

Décor de frise, guilloché, de l’omnibus Chabrol Aîné à Toulouse

 

Le modèle “classique ” existe aussi dans des dimensions plus grandes. Il comprend alors huit places d’intérieur et trois glaces sur chaque côté. Il est alors qualifié d’omnibus d’hôtel.

Philippe Lamerant était venu avec un exemplaire de ce type, œuvre de Jules Navet carrossier avenue Montaigne à Paris entre 1856 et 1864. On ne connaît que deux autres voitures de J. Navet, un landau et une grande wagonnette, propriétés elles aussi de Philippe Lamerant.

 

Omnibus à trois glaces latérales, par J. Navet à Paris

Omnibus à trois glaces latérales, par J. Navet à Paris

 

L’omnibus de famille : confortable et commode

 

L’omnibus de famille, dit aussi omnibus à capucine ou omnibus bourgeois, est un autre modèle d’omnibus presqu’aussi répandu que le prcédent. Deux exemplaires participaient à la Route des Omnibus : le premier construit à Paris par le carrossier L. Huillet, le second à Bordeaux par le carrossier Descoins. L’omnibus à capucine est mené par le chef de famille depuis le siège avant, confortablement abrité, sur les côtés par des panneaux ajourés d’une  baie vitrée, et, sur le dessus par un petit pavillon fixe, ou, plus souvent, par une petite capote en cuir appelée capucine. Dans son livre “Méthode de l’architecte en voiture” (1856) Guillon le définit ainsi : « Voiture de famille, servant le plus souvent à la campagne ; quand on a à craindre la maladresse d’un cocher peu expérimenté, on conduit alors soi-même, et on est à couvert ; on peut communiquer avec les personnes qui sont à l’intérieur ; en un mot, c’est le cas de dire que l’on est en famille, quoique l’on tienne la place du cocher ».

 

 Omnibus de famille à capucine, par L. Huillet à Paris

Omnibus de famille à capucine, par L. Huillet à Paris

 

Grâce à l’équipage de Jean Etienne, venu de Belgique, on a pu comparer l’omnibus de famille français avec sa version hollandaise, un Kirkbrik, construit par Wieringa à Oldeboorn. Dans ce modèle, la capucine est remplacée par une large avancée de l’impériale en forme de visière, sous laquelle sont insérées deux grandes glaces latérales triangulaires.

 

Kirkbrik, par Wieringa à Oldeboorn

Kirkbrik, par Wieringa à Oldeboorn

 

Le break-omnibus : été comme hiver

 

Trois breaks-omnibus, un de Brainsby à Londres, un second attribué au parisien Binder, le troisième de Thomas Baptiste, propriété du suisse Caesar Wirth, ont pris part à la route.

Le break-omnibus, ou omnibus à ballon, est en fait une wagonnette dont la caisse peut être fermée entièrement grâce à un ensemble amovible, appelé ballon, constitué d’un pavillon et d’un vitrage, qui lui donne l’apparence d’un omnibus. En 1861 “Le Guide du Carrossier” affirme que « l’origine des omnibus-break, ou break-omnibus, ou bien omnibus à ballon, remonte à une dizaine d’années environ », soit vers 1850, et précise, toujours en 1861, qu’on « fabrique très peu d’omnibus-break, c’est-à-dire avec dessus mobile ». Malgré la possibilité de les utiliser été comme hiver, tantôt découvertes, tantôt fermées, ces voitures semblent n’avoir eu qu’un succès limité.

 

10.	Break-omnibus, par Thomas Baptiste à Paris

10. Break-omnibus, par Thomas Baptiste à Paris

 

Le break-omnibus de Caesar Wirth, qui se caractérise par la pureté de ses lignes et la justesse de ses proportions, est l’œuvre de l’un des plus importants carrossiers de Paris, Thomas Baptiste, actif de 1820 à 1877. « Ce fabricant et quelques uns de ses confrères […] se recommandent par les soins et l’attention scrupuleuse qu’ils mettent dans l’exécution de tous les ouvrages de carrosserie qui sortent de leurs ateliers » (“Journal des haras, des chasses et des courses de chevaux”, 1828). Le même journal ajoute en 1829 que Thomas Baptiste « fournit journellement aux amateurs les plus difficiles de la France et de l’étranger des voitures remarquables par leur élégance, le fini de leur travail et leur solidité ». En 1830, la revue  “La Mode” créée l’année précédente par Emile de Girardin surnommé le Napoléon de la presse, le désigne comme « le premier des carrossiers de Paris », auquel la carrosserie française, dans le premier tiers du XIXe siècle, doit les plus grands progrès en matière d’élégance et de perfection. Le rédacteur de “La Mode” déclare encore : « Ce qui caractérise particulièrement l’art de Baptiste, c’est un esprit ingénieux très remarquable ; toutes ses voitures ont cet avantage de pouvoir servir à deux ou trois fins […]. Le haut prix des voitures de ce carrossier à la mode est suffisamment compensé par ces avantages, auxquels il faut ajouter celui d’une extrême solidité ». Sa renommée perdure jusqu’à la fin du Second empire : « parmi les plus anciennes maisons qui se distinguent dans la carrosserie de luxe, une des plus grandes réputations d’il y a 30 ou 40 ans, c’est la maison Thomas Baptiste aux Champs-Elysées » (“Le Cocher français”,  juillet 1869).

Sur près de 10.000 voitures anciennes actuellement recensées, on ne compte que cinq voitures de Thomas Baptiste : une calèche (Piacenza, Museo delle Carrozze), un coupé de gala ayant appartenu au Grand Duc de Luxembourg (Peppange, Musée des Calèches), un mail-phaéton (Saint-Gilles-du-Gard, château d’Espeyran), un phaéton (Espagne, collection privée) et le Break omnibus de Caesar Wirth.

 

 

L’omnibus-mail : pour le sportif  four in hand

 

Certains propriétaires souhaitèrent avoir un omnibus dont l’emploi ne se limiterait pas au simple service de leur maison de campagne, mais qui pourrait être utilisé pour des activités plus nobles : chasses, courses, promenades à grandes distances, réunions sportives et mondaines. Pour cela les carrossiers construisirent des omnibus adaptés à ces loisirs aristocratiques. On leur a donné les noms   d’omnibus de château, de chasse ou de campagne.

Les plus luxueux d’entre eux, connus sous les appellations d’Omnibus-mail ou Coaching-omnibus, sont utilisés aux mêmes fins que les très distingués Park-drags et Road-coaches privés, notamment pour la belle pratique du “four in hand”. Ils empruntent à ces prestigieuses voitures leur grand coffre accolé à l’avant de la caisse, ainsi que des sièges d’impériale devant et derrière, et un coffre-lunch garni de tout le nécessaire pour les pique-niques raffinés.

Les plus beaux omnibus-mail sont de fabrication belge, particulièrement ceux du carrossier bruxellois Guillaume Vandenplas.

Malgré leur grande rareté, la présence de trois exemplaires différents  a comblé les connaisseurs. Le plus majestueux, propriété du collectionneur Allemand Heinz Sheidel, avec une finition très soignée et des équipements ingénieux porte la marque d’un carrossier totalement inconnu, Baujard, à Neauphle-le-Château (Yvelines) dont cet omnibus-mail est la seule œuvre recensée à ce jour.

 

11.	L’omnibus-mail de Heinz Scheidel, œuvre de Baujard à Neauphle-le-Château (photo F. Durand IMG 7434)

11. L’omnibus-mail de Heinz Scheidel, œuvre de Baujard à Neauphle-le-Château (photo F. Durand IMG 7434)

 

Eric Macrez, l’efficace organisateur de la manifestation, avait choisi parmi les nombreux omnibus de sa collection, un robuste et imposant modèle doté d’un grand coffre antérieur qui le désigne comme omnibus-mail. Un attelage à trois chevaux de front, communément appelé à l’évêque, tirait allègrement cette puissante voiture, construite par Valentin Klapper, un des 200 carrossiers qui ont fait de Toulouse au XIXe siècle une capitale de la carrosserie.

 

Omnibus-mail, par Klapper à Toulouse

Omnibus-mail, par Klapper à Toulouse

 

D’origine allemande, Klapper avait installé à Toulouse vers 1851 un atelier de carrosserie dont la renommée s’était établie rapidement. Ses produits s’exportaient notamment en Russie, au Mexique, à la Havane. « Les voitures sorties des ateliers de la maison Klapper se distinguent par un cachet d’élégance et de confort » (“Journal des Pyrénées Orientales”, 26 février 1875). En juin 1888, il fait faillite suite à la cessation de paiement de Louis Féraud, marchand de voitures à Saigon, pour lequel il avait fabriqué un grand nombre de voitures, notamment des coupés, qui lui étaient expédiés en Cochinchine (Viêt-Nam actuel) au fur et à mesure de leur confection. 

 

C’est avec l’appellation “Sporting omnibus” qu’était présenté un troisième exemplaire, flambant neuf : rien d’étonnant s’agissant d’une réplique moderne construite en 2008 par les ateliers Mendyka en Pologne. 

 

 

Une perle rare : l’omnibus-salon 

 

Auprès de ces imposants mail-omnibus, l’omnibus de petite taille du lieutenant-colonel Franck Bourigault passait presque inaperçu. Extérieurement, cet omnibus ne se distingue guère du modèle “classique ”, sinon par sa caisse très courte avec une seule glace latérale. Son originalité se trouve à l’intérieur, dans l’agencement des sièges : les deux banquettes longitudinales sont remplacées par une banquette unique placée transversalement dans le fond de l’habitacle et par  deux sièges individuels occupant les angles de la caisse de part et d’autre de la porte.  Au revers de celle-ci, un petit strapontin dissimulé par un rabat de la garniture peut s’insérer entre les deux sièges d’angle avec lesquels, une fois déployé, il forme une seconde banquette faisant vis-à-vis à la première.

 

Omnibus-salon, par Briault à Poitiers

Omnibus-salon, par Briault à Poitiers

 

L’intimité ainsi créée par le rapprochement des sièges est à l’origine de l’appellation Omnibus-salon donnée à cette voiture. Ce nom apparaît, l’une des toutes premières fois, dans  “La Carrosserie Française(15 mars 1908) sous la photo d’un petit omnibus construit par la maison Raguin à Montrichard (Loir-et-Cher).

 

Publicité du carrossier Raguin pour son omnibus-salon (“La Carrosserie Française”, 15 mars 1908)

Publicité du carrossier Raguin pour son omnibus-salon (“La Carrosserie Française”, 15 mars 1908)

 

Le joli omnibus-salon du lieutenant-colonel Franck Bourigault a té réalisé par Briault carrossier à Poitiers. Dans son livre “L’écurie de maître. Guide pratique pour l’entretien des chevaux, des harnais et des voitures” paru après 1891, H. Vallée de Loncey donne le dessin d’un « omnibus léger, de Briault, carrossier, rue de la Préfecture à Poitiers ». Il s’agit d’un Omnibus-salon. La position des quatre passagers visibles derrière l’unique glace latérale, deux tournant le dos à la marche, deux dans le sens de la marche, indique clairement la répartition des sièges propre aux omnibus-salons.

 

15.	Omnibus-salon  (H. Vallée de Loncey : “L’écurie de maître. Guide pratique pour l’entretien des chevaux, des harnais et des voitures”)

15. Omnibus-salon (H. Vallée de Loncey : “L’écurie de maître. Guide pratique pour l’entretien des chevaux, des harnais et des voitures”)

 

L’entreprise de carrosserie Briault à Poitiers a été fondée en 1820. Sa renommée est due, en grande partie, à ses  « omnibus de luxe, plus légers, plus élégants et plus confortables que tous ceux faits jusqu’à ce jour ». Lors de l’Exposition industrielle de Poitiers en 1869 « on a admiré dans les salles consacrées aux beaux-arts et à l’industrie […] la belle carrosserie de M. Briault » (“Annales de l’agriculture française ou recueil encyclopédique d’agriculture”, 1869).

Sa créativité s’exprime aussi à travers diverses inventions : un « nouveau vasistas pour la transformation instantanée de toutes les voitures à capote en voitures d’hiver » en obturant l’ouverture de capote grâce à un vitrage mobile ; ou encore un porte-brancard (“Le Génie Industriel”, 1870).

L’excellence de ses produits lui vaut des médailles d’or et d’argent dans différentes expositions en 1869, 1887, 1890.

Ces minuscules omnibus-salons sont très rares. A peine peut-on citer un bel exemplaire de Chevry carrossier à Limoges (Haras national de Pompadour) et trois autres, également du carrossier Briault, presque identiques à celui qui participait à cette Route des Omnibus : un exemplaire au château de Glatigny à Souday, un exemplaire  dans la collection de La Lodovica à Oreno di Vimercate (Italie), un troisième signalé en vente dans une collection privée près de Morlaix (www.attelage-patrimoine.com  16 mai 2017).

 

Strapontin au revers de la portière d’un omnibus-salon, par Chevry à Limoges (Haras national de Pompadour)

Strapontin au revers de la portière d’un omnibus-salon, par Chevry à Limoges (Haras national de Pompadour)

Strapontin en place entre les deux sièges d’angles d’un omnibus-salon, par Chevry à Limoges (Haras national de Pompadour)

Strapontin en place entre les deux sièges d’angles d’un omnibus-salon, par Chevry à Limoges (Haras national de Pompadour)

 

Les tapissières : à toutes fins

Trois tapissières, joliment baptisées pour la circonstance “omnibus d’été”, s’étaient intégrées à cette grande famille des omnibus. La première signée Gacon carrossier à Lyon, la deuxième Roche Frères à Anonay, la troisième Ch. Perru à Neufchâteau.

 

Tapissière, par Gacon à Lyon

Tapissière, par Gacon à Lyon

 

La tapissière, ou Break-tapissière, est une « voiture française dont on se sert principalement à la campagne en Normandie où elle rend les mêmes services que la wagonnette dans d’autres contrées […] Ces voitures sont fréquemment employées par les familles riches pendant leur séjour à la campagne ; non seulement elles sont très confortables mais elles sont parfois munies d’accessoires luxueux » (“Le Journal de l’Art des Carrossiers”, 30 mars 1898). Aménagées comme les omnibus avec sièges longitudinaux et porte à l’arrière les tapissières sont des sortes d’omnibus ouverts de tous côtés, dont les vitrages sont remplacés par des rideaux de toile ou de cuir suspendus sous l’impériale.

 

L’omnibus à deux roues : unique

Cette 2ème Route des omnibus a été l’occasion pour les amateurs présents de découvrir et d’admirer une voiture exceptionnelle : un Omnibus à deux roues. Cette voiture rarissime a été réalisée par M. Levraut maréchal ferrant à Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines). Selon sa dernière propriétaire, elle aurait été construite pour son grand oncle, Monsieur Hitier, en 1871. Il n’y a pas de hasard : en effet, cette dame a vendu la voiture en 2017 à… Eric Macrez, l’Homme des omnibus, dont la collection s’est ainsi enrichie d’une pièce unique. Confiée à l’allemand Fritz Baur, elle a roulé en tête durant les deux jours de la marche.

 

Omnibus à deux roues, par Levraut à Saint-Nom-la-Bretèche

Omnibus à deux roues, par Levraut à Saint-Nom-la-Bretèche

 

Il existe infiniment peu d’omnibus à deux roues. L’extraordinaire collection de Heinz Scheidel en conserve un exemplaire en bois verni, dans un magnifique état d’origine, œuvre de F. Lerouge carrossier à Labassée (Nord) dont la partie supérieure est amovible comme celle des omnibus à ballon.

 

Selon Dupas, carrossier à Paris rue des Mathurins et successeur de Giron, l’omnibus à deux roues aurait été créé par ce dernier. Ce dont semble douter Le Guide du Carrossierdans son numéro d’août 1890 : « Sans vouloir contester cette origine, elle nous paraît douteuse : nous avons vu sortir plusieurs fois de l’hôtel du baron Gustave de Rothschild, avenue de Marigny, il y a bien huit ou dix ans, une voiture semblable fabriquée par M. Piron, carrossier à Spa, Belgique, et à l’époque nous n’en connaissions pas d’autres dans Paris. Or, il ya lieu de se demander où M. Piron aurait relevé cette voiture. Quoiqu’il en soit de son origine, le modèle ci-dessus [dessin d’un omnibus à deux roues, n° 837] obtient quelque faveur en ce moment sur la place de Paris ; il est même construit par de grandes maisons de carrosserie, non à cause de sa forme gracieuse et de l’harmonie de son galbe, mais bien en raison de quelques avantages qu’il possède. […]

La caisse est divisée en deux corps : celui de l’arrière […] est disposé pour s’asseoir comme dans un omnibus ; il y a une seule place de chaque côté dont l’accès a lieu par la porte de l’arrière ; celui de l’avant comporte deux places en travers, et son pavillon forme une visière semblable à celle des cabs. […] Comme dans les omnibus à capucine, il existe une séparation intérieure comportant une glace mobile. […] Cette voiture, montée bas, est très confortable ; elle a peu de roulis et peu de tangage ; la suspension en est très douce à cause de la longueur de ses ressorts ; les roues, d’un grand diamètre, donnent peu de traction. Enfin c’est un modèle bien disposé pour un usage à la campagne ; le maître peut conduire lui-même.[…] La première voiture que nous avons vu en ce genre était en bois verni ; mais on peut très bien appliquer des couleurs ». Cette description s’applique parfaitement à l’omnibus à deux roues d’Eric Macrez. Ajoutons seulement que cette voiture, en parfait état, est agrémentée à la ceinture d’une frise de demi-balustres.

 

Omnibus à deux roues n° 837 (“Le Guide du Carrossier”, 15 août 1890)

Omnibus à deux roues n° 837 (“Le Guide du Carrossier”, 15 août 1890)

 

Ainsi, dans une ambiance festive et conviviale, la réunion de 27 omnibus sur les routes d’Alsace a permis de découvrir ou de redécouvrir à travers la diversité des modèles la créativité et l’inventivité des carrossiers français… et étrangers.

Tous espèrent un troisième Salon de l’Omnibus ; pardon, une troisième Route des Omnibus !

 

Omnibus à deux roues, par Levraut (ph. F.D. IMG 7122)

Omnibus à deux roues, par Levraut (ph. F.D. IMG 7122)

 

Texte:

 Jean Louis Libourel

 

Photos:

François Durand, Jean Louis Libourel.

 

Cet article est conjointement édité (avec une iconographie différente) dans le magazine "Attelages Magazine" d'Octobre-Novembre 2017 "Spécial tradition".

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 07:44

 

Venaria Reale:

 

Triomphe de la beauté

 

et de l’élégance

 

texte: Emanuela Brumana,

photos: Consorzio La VenariaReale, OKfoto et giovanni Vitale

 

 

Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance

 

Pour le IV° C.I.A.T. la VenariaReale, outre la splendeur du décor, il y avait plus de 40 carrosses de rêve, un public enthousiaste, la présence de la presse et des média nationales et internationales.

 

Le week-end nous a réservé un spectacle incomparable : la magnificence de la Reggia di Venaria comme cadre et la perfection des attelages qui ont traversé les uns après les autres les jardins devant la Reggia évoquant les fastes d’autrefois et le dimanche, le parc de La Mandria, oasis naturel protégé pour l’épreuve de campagne.

 

 

 

Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance
Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance

 

Le samedi 17 est une journée intense près des box adjacents à la Reggia : driver, groom et passagers veulent se présenter sous leur meilleur aspect devant le jury international composé de Christian de Langlade (FRA), Claudia Bunn (UK) et Raimundo Coral Rubiales (ESP), prêt dans la cour devant la salle de Diana pour l’Epreuve de Présentation. Les points sont attribués en fonction de la voiture, des harnais, des chevaux et de l’harmonie de l’ensemble pour chaque concurrent, déterminant ainsi quel est le meilleur attelage et le plus conforme aux principes de la Tradition.

Un peu d’émotion pour les jeunes, d’angoisse aussi pour les plus expérimentés, les regards attentifs des juges et pour le public réuni sous les oasis d’ombre, vue la chaude journée estivale, la stupeur et l’enchantement, accompagné d’une musique adaptée et des commentaires précis du speaker. Et voilà les photographes, les caméras et les envoyés de revues internationales et de quotidiens nationaux comme la Stampa et la Repubbblica qui rapporterons l’évènement dans de nombreux articles.

 

Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance
Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance

 

Le concours s’ouvre avec un Park Phaéton ayant appartenu à.......... avec Marco Gentile, turinois et écrivain. La voiture est signée Cesare Sala, grand constructeur du XIX° siècle, apprécié dans le monde entier. Nous retrouverons sa signature plusieurs fois sur le moyeu de plusieurs voitures de style différent en compétition, ce qui confirme la grande qualité et le caractère unique de chaque voiture, faite sur mesure dans les ateliers des constructeurs il y a plus de 150 ans.

Les attelages se présentent les uns après les autres aux juges : au milieu de la roseraie, les plates-bandes, les rangées très ordonnées de plantes, ...apparaissent Phaéton, Break, Gig, Rallycart, Curricle, Milord, Landau, Break de Chasse conduits tantôt par des cochers paradant, tantôt par de très élégantes dames, tantôt par d’austères messieurs, tous toujours accompagnés de groom efficaces. Les chevaux sont imposants, les harnais astiqués, ombrelles, paniers pour le pique-nique en carrosse, enfants habillés avec style, chiens couchés mollement sur la banquette d’une voiture... le tout présenté avec attention, bon goût et élégance.

 

 

Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance
Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance
Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance

Il faut souligner la présence de nombreux attelages provenant de l’étranger, une importante compagnie suisse dans laquelle nous notons un Landau à 8 ressorts de 1860 présenté avec 4 chevaux parEdwin Burge, et le merveilleux  Buggy conduit par Albert Sporrädli, qui se verra attribué la 2° place dans la catégorie 1 cheval;  Jacek Janton de la Pologne avec un superbe tandem de Slesian attelé à une Charrette en bois naturel a déclenché les applaudissements et aussi de France, Mr Sola qui à dit avoir tellement apprécié le parcours de campagne qu’il s’est arrêté faire des photographies devant cette beauté, au risque d’arriver hors temps imposé, et aussi de la Hongrie,  Kis Zoltan menant un très beau Break Phaeton de Fiorini, pour arriver aux attelages venant d’Espagne avec sur le podium Luis Velez Burrel avec une 3° place dans la Catégorie 2 chevaux et Jacinto Planas Ros qui reçoit le prixBest in Show avec un attelage à l’évêque  et un Roof Seat Break produit à New York.

La beauté de l’épreuve de campagne d’environ 16 km à l’intérieur du Parc Naturel La Mandria, réserve de chasse à l’époque du règne de la Famille de Savoie, a impressionné tous les concurrents  “Magnifique” est le commentaire plus récurrent des concurrents qui concluaient le parcours apprécié aussi parce que le temps était plus frais que la veille avec un peu de vent. Ce sera l’épreuve de campagne qui consolidera la bonne position des concurrents  aux premières places : Valeria Nicolotti( 1 cheval), Edgardo Goldoni (2 chevaux) e Ugo Cei (4 chevaux).

Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance
Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance

 

La journée se termine après l’Epreuve de Maniabilité dans le Grand Parterre de la Reggia à côté des Ecuries Juvarriane avec l’émotion des hymnes nationaux et la Cérémonie de remise des prix qui a récompensé tous les attelages

 

Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance
Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance
Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance

Des prix spéciaux ont été remis :

le Trophée LA VENARIA REALE Best in Show, remis par Andrea ScaringelladellaReggia di Venaria à Jacinto Planas Ros (ESP),

Le Trophée FISE remis par Carlo Misasi( Dip. Attacchi FISE) à Ugo Cei,

Le très important TROPHEE DES NATIONS AIATremis par Christian de Langlade, Président de l’AIAT à l’Italie avec les 2 meilleurs attelages( Valeria Nicolotti e Ugo Cei).

 

A tous, à la Reggia di Venaria et  au Parc de la Mandria, aux concurrents, aux volontaires aux juges, les remerciements du GIA, un au revoir et à la prochaine édition en 2018

 

Venaria Reale 2017: Triomphe de la beauté et de l’élégance

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 07:40

 

CIAT  "Le Fracce" 

 

 

Voici le compte rendu du CIAT "Le Fracce" réalisé et traduit par nos amis italiens du Notiziario. 

CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"
CIAT  "Le Fracce"

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 08:31

N'hésitez pas à consulter les plus de 1200 articles de ce blog classés dans la colonne de droite de cet article

 

Andalousie 2016;Vidéos de ferias :

 

un régal!

 

 

Andalousie; Vidéos de ferias en 2016: un régal!

 

En ces temps hivernaux, nous vous proposons de vous réchauffer le corps et l'âme en regardant ces quelques vidéos andalouses.

 

 

Seville

 

 

 

Ronda

 

 

 

Jerez

 

Andalousie; Vidéos de ferias en 2016: un régal!

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 01:29
Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Cliquer sur les photos pour les agrandir.

En mai, je venais de fêter mes vingt ans, et je vous racontais mon escapade en Italie, pour le concours de tradition du Fracce.

Depuis, j’ai participé au concours du Pin, de Loches-Beaulieu-Ferrière à la maison, et enfin à celui du Château de Sourches, dans la Sarthe, à la mi-septembre, le dernier de la saison prévu à mon calendrier.

J’ai fait retentir la Marseillaise deux fois, en Italie et à la maison : je vais bien !

 

 

Un concours à deux heures de route dans un château grandiose, je ne pouvais pas manquer ça.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Après bien des aléas pour récupérer le camion de location – sans crochet d’attelage, pourtant prévu à la réservation – et donc trouver une solution pour emmener le plateau et mon Military(merci Erwan !), nous arrivons samedi matin, sous une météo clémente.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Comme d’habitude, il (Alain) me longe pour me détendre. Je suis champion dans l’art de brouter et de trotter en même temps. Les filles briquent et font briller ma voiture et mon harnais, elle (Renata) peaufine mon toilettage, me fignole à la lingette pour bébé, et me dit que je suis « le plus beau du monde », je veux bien la croire !

Au bout du paddock, le mien perso avec une vue splendide sur la vallée

Au bout du paddock, le mien perso avec une vue splendide sur la vallée

Les juges pour la présentation - M. de Langlade, président, Mrs Cartwright (GB) et M. Matteo (I) – nous attendent au verso du château.

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

« Verypretty » indique Mrs Cartwight sur son protocole, sensible sans doute à l’harmonie des couleurs d’automne de mon équipage.

 

Ouf, je ne me suis pas montré trop impatient, je peux rentrer relax au camion,

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

et regarder passer les copains qui vont à leur tour à l’épreuve de présentation.

 

 

Equipage Lamerant – SchwerWarmblut – Landau bateau

Equipage Lamerant – SchwerWarmblut – Landau bateau

Equipage Posselle – Oldenburg – Dog Cart

Equipage Posselle – Oldenburg – Dog Cart

Hélas, ce bel équipage versera pendant la maniabilité, suite à la rupture d’une guide. La voiture qui se retrouvera sur le dos retournera chez Dominique Posselle, maître dans l’art de les restaurer. http://attelagesposselle.fr

 

 

Urbain van de Voorde (B) mène habituellement ses Andalous en tandem. L’un d’eux étant blessé, son ami Leo Lemsom, des Pays-Bas, lui a prêté ses Frisons… toujours attelés en paire. Qu’à cela ne tienne, Urbain les a mis deux ou trois fois en ligne à la maison, et les voici en concours, aidé de Billy et de Pops, si si !

 

Equipage van de Voorde – Frisons- Going to cover

Equipage van de Voorde – Frisons- Going to cover

Le soir, je dors au box. Démontables, ces structures sont bien aérées, je n’en souffrirai pas. J’ai les poumons sensibles, mais pas emphysémateux grâce à ma vie organisée dehors.

Pendant ce temps il y a dîner au château. Bénédicte et Jean de Foucaud invitent tous les concurrents chez eux, lieu majestueux et chaleureux.

 

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches
Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Dimanche matin, le jour se lève à peine, ils me préparent pour le routier de 16 km.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Ma photographe attitrée n’immortalise pas mon départ, je marche plus vite qu’elle, mais elle se rattrape sur les autres concurrents, et me retrouve un peu plus tard.

 

Equipage Leconte – TF – Charrette anglaise et équipage Erri (I) – KWPN (impatient !) – American corning buggy

Equipage Leconte – TF – Charrette anglaise et équipage Erri (I) – KWPN (impatient !) – American corning buggy

Equipage Demaison – FM – Phaéton – M. de Foucaud accompagne Clémence et apprécie le bonheur du transport hippomobile.

Equipage Demaison – FM – Phaéton – M. de Foucaud accompagne Clémence et apprécie le bonheur du transport hippomobile.

Equipage Goldoni (I) – Andalous – carrick à pompe

Equipage Goldoni (I) – Andalous – carrick à pompe

Ce remarquable équipage mérite d’être observé.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches
Mon dernier concours au C.I.A.T. de SourchesMon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Le premier attelage à partir pour le routier, celui des douces ânesses de Christophe et Josseline Gallas, remonte vers le château, pour l’avant-dernier passage contrôlé, la volte. Le cadre est prestigieux, mais il faut rester concentré.

 

Equipage Gallas – ânesses – dog cart

Equipage Gallas – ânesses – dog cart

Puis mes camarades poneys :

 

Equipage Chéenne – PFS – Demi-tonneau

Equipage Chéenne – PFS – Demi-tonneau

Equipage Sassatelli – Fjord - Gig

Equipage Sassatelli – Fjord - Gig

Equipage Livet – Fjord – Charrette anglaise

Equipage Livet – Fjord – Charrette anglaise

Je déroule souvent la volte au trot, ici le terrain est montant, nous avons franchi le km 15, ça aide.

 

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Restent le PC du verre, et l’arrivée de l’autre côté du château.

M. André Grassart, délégué technique, constate, admiratif, que j’ai « encore du jus ».

 

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Je me repose un peu dans mon paddock privatif avec quelques carottes et pommes mélangées à de l’orge aplati : un régal.

 

Ils me préparent de nouveau pour la maniabilité avec autant de soin que pour la présentation ou le routier, tradition oblige.

Comme d’habitude,j’ose le dire, nous sommes sans faute (c’est au moins le huitième concours de suite), et dans le temps grâce à une longue diagonale qu’il me demande au galop, et la ligne d’arrivée, sous le regard des juges, surtout des dames, attendries par ma performance .

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches
Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Numéro 5, ils décident de me dételer, avant la remise des prix, il y a une trentaine d’équipages  à suivre.

 

Equipage Boulay – OC – Petit Duc Osier

Equipage Boulay – OC – Petit Duc Osier

Equipage de Grünne – Poneys Belges – voiture de chasse

Equipage de Grünne – Poneys Belges – voiture de chasse

Equipage Cornillie – PRE – Petit Duc

Equipage Cornillie – PRE – Petit Duc

Equipage Gohin – TF et Arabo-Boulonnais – Cabriolet

Equipage Gohin – TF et Arabo-Boulonnais – Cabriolet

Urbain ne fait tomber qu’une seule balle avec ce nouveau tandem, bravo l’artiste !

Urbain ne fait tomber qu’une seule balle avec ce nouveau tandem, bravo l’artiste !

A la détente, équipage Matthys (B) – Mérens – Dog Cart et équipage Bodin – New Forest –Cabriolet Bourbonnais

A la détente, équipage Matthys (B) – Mérens – Dog Cart et équipage Bodin – New Forest –Cabriolet Bourbonnais

Equipage Biget– Percherons Américains - Camion

Equipage Biget– Percherons Américains - Camion

Equipage Coulon – Cobs Normands (le père en volée gauche et ses trois fils) – Break de chasse

Equipage Coulon – Cobs Normands (le père en volée gauche et ses trois fils) – Break de chasse

Je ne vous donne pas l’impression d’un vieux cheval en fin de carrière ? Moi non plus !

Ils ont pourtant décidé que ce sera mon dernier concours, ma dernière mania. Ils veulent respecter mon intégrité physique, et m’offrir une retraite en bonne santé. Ils savent bien que j’irai jusqu’au bout s’ils me le demandent.

Ils connaissent ma carrière bien remplie.

Avant ma vie avec eux, à part l’attelage, j’ai fait de l’endurance, en 2007 j’ai terminé une épreuve de 90 km et en 2008, 2ème de l’épreuve « Top Model » endurance au Meeting des Propriétaires à Lamotte.

 

Lamotte Beuvron en 2008

Lamotte Beuvron en 2008

Mon truc c’est surtout l’attelage, j’aime être à la voiture, mais j’ai eu un accident. Mon premier propriétaire, qui m’avait acheté poulain, a pris peur et s’est séparé de moi « pour la selle ».

Alain m’a remis aux brancards, patiemment, par la longe, les longues rênes, le pneu. Pas totalement désensibilisé, je garde toujours une susceptibilité à l’arrière-main. Ils savent qu’il ne faut pas me surprendre, même avec une couverture. Oh, je ne tape jamais, mais je réagirai dans la frayeur du souvenir jamais effacé. Je suis un poney délicat voyez-vous !

Je participe à des concours de tradition, parce qu’elle en a découvert les charmes à Saint-Agil. Elle m’a mené les deux premières années, puis lui a laissé les guides, après tout, c’est lui qui me monte et me travaille le reste du temps.

 

Mon premier concours en 2010

Mon premier concours en 2010

C’était à la Chabotterie (Vendée)  avec un harnais trop lourd, un buggy trop petit, un fouet en « canne à pêche »… Ils ont appris, changé de harnais, de voiture, de fouet (merci Arba), mais ils m’ont gardé moi, et Joce reste ma fidèle passagère.

Une petite cérémonie impromptue et émouvante souligne la mise à la retraite de Gorm des Ollivats, le wheeler d’Edouard, dans sa 23ème année, et la mienne, l’occasion pour nos meneurs de dire tout le respect et toute l’affection qu’ils ont pour nous.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches
Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Oui, nous écoutons, très attentifs à ces mots d’amour !

Jean-Louis Libourel, Conservateur en Chef Honoraire du Patrimoine, profite des « Journées du Patrimoine », pour faire venir L’attelage de M. Livet : il transport le petit-fils du fabricant de sa voiture.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Je vais me ranger sagement pour assister aux honneurs, au garde-à-vous pendant les hymnes nationaux. Comme c’est toujours un peu long, les nombreux bénévoles soufflent un peu.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Mention spéciale à notre ami Tourangeau et mes copains New Forest (on se ressemble, vous ne trouvez pas ?) : Olivier Bodin, accompagné de sa fille Aliénor, premier dans sa catégorie tandem, remporte la Coupe AFA, meilleur résultat du concours toutes catégories. Elle est remise par le Président Macrez, tout juste revenu courageusement de l’hôpital après le versement de l’équipage Posselle.

Madame de Foucaud lui remet le Trophée du Château de Sourches, spécialement conçu pour ce bel événement.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches
Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

Voilà, mon 28ème concours d’attelage de tradition se termine, dans les rayons du soleil couchant, par-delà le château, enchanté du spectacle offert.

 

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches
Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches
Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

 

 

Impérial Bellevue, dit P’tit Prince ou Poupoune

 

Automne 2016

Mon dernier concours au C.I.A.T. de Sourches

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 07:30

 

 

 

Coaching en Flandres 2016

 

 

 

 

 

Dix neuf Coachs se sont déplacés pour découvrir les chemins sinueux des Flandres en juillet 2016. Le samedi matin ça fourmille : meneurs, passagers, guards et grooms préparent une sortie traditionnelle et pleine de surprises, de la visite de grandes maisons, à des châteaux, de flâneries dans les parcs et les forêts et de paysages à perte d’horizon des champs de Flandres. 

 

Coaching en Flandres 2016
Coaching en Flandres 2016
Coaching en Flandres 2016

 

Ce genre de sorties requiert une longue préparation. Si certains meneurs disposent d’écuries et pléthore de chevaux au choix, de différents coaches et d’un personnel professionnel pour gérer le tout, d’autres disposent juste de leurs chevaux et ont fait équipe avec un propriétaire de coach. Quelques équipes se constituent juste pour la journée. Nous remarquons un coach sans flèche McNaught & Smith de Londres, le Road Coach ‘The Commodore’ par Holland & Holland, une Diva Italienne, un Park Drag sans flèche par Cesare Sala de Milan ou encore un ravissant Park Drag de 1860 par Cook & Holdway de Londres en livrée rouge et jaune.

 

Coaching en Flandres 2016
Coaching en Flandres 2016

 

Des invités arrivent des quatre coins du globe pour participer à cet éclectique évènement de coaching de classe mondiale. Trois meneurs britanniques sont présents avec par exemple le Tally Ho, un Road Coach abondant de moultes détails qui présente un équipage d’un traditionnel parfait. Deux meneurs Américains se sont bien organisés et présentent un Shanks attelé à quatre Frisons mis à disposition par une écurie commerciale néerlandaise ou bien quatre chevaux gris de race Gelderland, attelés à un Holland & Holland Private Coach. C’est sensationnel d’admirer ces meneurs d’expérience prendre en main des équipages qu’ils viennent seulement de rencontrer et dont ils sont capables de sortir le meilleur. Un grand collectionneur allemand nous confie « Vous vous attendiez au Holland & Holland, ancienne propriété d’Edwin Howlett, que j’ai pu acheter récemment. Encore un peu de patience, Cher Ami. La voiture sort de l’atelier de peinture et a retrouvé sa couleur jaune originelle. Maintenant c’est au tour des garnisseurs. Soyez rassuré, la voiture sera prête pour le prochain événement de coaching. En attendant j’ai amené mon fidèle et confortable Busmann allemand en rouge et bleu ».

 

Coaching en Flandres 2016
Coaching en Flandres 2016
Coaching en Flandres 2016

 

Le pick nick du samedi fait partie des traditions. « Pleuvra, pleuvra pas », la réponse est donnée en dernière minute. Déballons, installons, débouchons, dégustons et jouissons. Pendant les arrêts, il y a toujours un meneur ou un groom sur le siège de meneur, les chevaux ne sont pas dételés. La sagesse de cette mesure se voit confirmée aujourd’hui. Sans avertissement ou grincement, un grand arbre, las de la pluie et du vent, s’écroule à trente mètres derrière les chevaux, étonnés mais stables sous la main du meneur.  

 

Coaching en Flandres 2016
Coaching en Flandres 2016
Coaching en Flandres 2016

 

Le samedi soir les participants sortent le smoking pour le grand diner.

Un soleil timide accompagne une sortie dominicale délicieusede 25 kilomètres. Nous remarquons un Private Coach par Holland & Holland, construit à Londres en 1883, qui se présente toujours dans sa peinture d’origine, mentionnée sur la facture d’achat: Vermillon.

Sortie exceptionnelle, cette réunion est prévue tous les deux ans.

 

 

Texte: 

Stephan Broeckx

Article publié dans Attelage Magazine

 

Coaching en Flandres 2016

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 07:22
CIAT Lissago/Oreno les 8 et 9 Octobre 2016

 

 

Programme

 

CIAT Lissago/Oreno les 8 et 9 Octobre 2016

 

 

Liste des participants.

 

CIAT Lissago/Oreno les 8 et 9 Octobre 2016
CIAT Lissago/Oreno les 8 et 9 Octobre 2016

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 06:23

 

La société Hippique d'Uzes nous propose, les 29 et 30 octobre 2016, une manifestation de tradition particulièrement intéressante. Elle réuniera un concours d'attelage de tradition, un rassemblement de tradition, et un concours d'amazones. Les férus de tradition pourront concourir et les néophytes s'initier de façon ludique, à l'attelage de tradition,   dans le cadre du rassemblement ou de la  seule maniabilité.  

CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre
CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre
CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre

 

Nous vous joignons les bulletins d'engagement pour chaque type d'inscription.

Vous pouvez imprimer l'ensemble des bulletins en cliquant sur l'icone imprimante en bas d'article

 

CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre
CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre
CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre
CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre
CAT et rassemblement de tradition à Uzes 29-30 octobre

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 14:41
CIAT de Sourches les 17 et 18 septembre

 

C'est dans le cadre exceptionnel du chateau de Sourches que se déroulera les 17 et 18 septembre un Concours International d'attelage de Tradition.

 

Ce concours s'intégrera dans l'ensemble des manifestations liées à la journée du patrimoine. 

 

Vous admirerez l'élégance et la perfection d'une quarantaine d'attelages de collection venus de toute l'Europe pour vous séduire.

Une sélection d'artisans du patrimoine et de commerçants vous feront profiter de leurs meilleures conditions:

beaux livres, accessoires de loisirs, bijoux, volière, ferrure à chaud, démonstration de charronnage, dégustation des champagnes.

 

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

 

entrée 3 € gratuite pour les -18ans

Déjeuner gastronomique samedi 17/9 48€

Déjeuner dominical élégant dimanche 18/9 15€

Salon de thé,bar à champagne, tapas et portos...

Les déjeuners seront servis sur réservation, chèques à envoyer le samedi10/9 MAXI: association culturelle de Sourches 72240 Saint Symphorien.

En échange, vous recevrez le "pass" correspondant à votre choix.

plus d'infos: annonceurs, programme, presse, réservations, concurrents...sur www.chateaudesourches.com.   

 

 

EN VOICI LE PROGRAMME

 

 

 

Samedi 17 septembre 2016

 

  • 10h30    Ouverture du domaine au public pour un week-end passionnant de découvertes: attelages de tradition, artistes, artisans d’Art du Maine, libraire, La Ruche qui dit oui, commerçants se sont donnés rendez-vous à Sourches
  • 11h-12h Conférence sur l’attelage de tradition intitulée « Voitures et vie de château » par Jean Louis Libourel, Conservateur en Chef Honoraire du Patrimoine – Salle du grand Prévôt dans le château.
  • 12h-14h Déjeuner gastronomique – Espace VIP
  • 14h-17h30 Première épreuve : présentation des attelages
    Sur le grand Tapis vert
    Les attelages sont jugés sur la beauté de la voiture, l’élégance de ses occupants, la qualité et la propreté des chevaux et harnais, l’harmonie visuelle et l’allure générale.
  • 19h        Fermeture des stands et du domaine au public

 

 

CIAT de Sourches les 17 et 18 septembre

 

Dimanche 18 septembre 2016

 

·  9h       Départ du routier, ouverture du domaine au public et des stands exposants

·  11h     Messe célébrée par le Père Afchain et bénédiction des chevaux

·  12h30 Déjeuner élégant, buffet enfant avec fraise tagadas...

·  14h     Maniabilité

·  15h     Démonstration de charronnage par Eric Régerat (cerclage d’une roue de voiture)

·  15h30 Arrivée de deux « ancêtres », une de Dion Bouton de 1923 et une Darak de 1903, dans la cour d’honneur encadrées d’une escorte constituée par une quarantaine de voitures anciennes du rallye A.V.E.C

·  17h     Remise des prix et carrousel des voitures

·  19h     Fermeture des stands et du domaine au public. 

 

            

CIAT de Sourches les 17 et 18 septembre

CONTACTS

 

Tel:

06 07 25 31 09

Mail:

 ciat@chateaudesourches.com 

Site:

 www.chateaudesourches.com

 

CIAT de Sourches les 17 et 18 septembre

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 14:23
Rassemblement tradition le 11/09  au château de Roque
Rassemblement tradition le 11/09  au château de Roque

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